Les dérives tribales du harcèlement politico-judiciairecontre le Président Laurent Gbagbo: Une interview du Ministre Bertin KADET dès ce soir 27 mai 2014 sur le chaine internationale de Telévision Canal 3 Monde

Les dérives tribales du harcèlement politico-judiciairecontre le Président Laurent Gbagbo: Une interview du Ministre Bertin KADET dès ce soir 27 mai 2014 sur le chaine internationale de Telévision Canal 3 Monde

Résumé : 

Le 13 janvier 2014, le Procureur de la cour pénale internationale a rendu public un document amendé de notification des charges, dans l’affaire « Le procureur contre Laurent Gbagbo ». Ce document amendé de notification des charges » fait suite à la décision d’ajournement de l’audience de confirmation des charges, prise le 3 juin 2013 par les juges de la Chambre préliminaire 1 de la CPI. Ces derniers ayant jugé insuffisantes les preuves de l’accusation portée contre le Président Laurent Gbagbo, avaient alors demandé au Procureur Fatou Bensouda de « soumettre des preuves additionnelles ou de conduire des enquêtes supplémentaires » permettant d’apporter des réponses sur certains points de ses accusations.

Au regard des allégations contenues dans ledit document d’accusation, le Procureur de la CPI développe son argumentaire à travers deux thèses, la première est la thèse du « plan commun et la politique », la seconde étant celle du tribalisme et la xénophobie. A l’évidence, l’objectif poursuivi à travers un tel argumentaire construit à partir du faux et de clichés, est de présenter le Président Laurent Gbagbo comme étant un homme qui a eu une gouvernance tribale, pendant qu’il était à la tête de la République de Côte d’Ivoire, entre 2000 et 2011, et que c’est cette posture qui justifie, d’après le Procureur de la CPI, qu’il aurait massacré une partie de son peuple, notamment les gens du Nord, de confession musulmane et des étrangers, tous qualifiés de populations pro-Ouattara, lors de la crise postélectorale de 2011.

L’argumentaire présenté par le Procureur de la CPI laisse apparaître de graves dérives tribales, à travers la reproduction de clichés de disqualification de l’action de cet homme d’Etat : il n’est pas plausible pour diverses raisons. D’abord la démarche politique et l’itinéraire personnels de Laurent Gbagbo font de lui un homme qui met la réflexion avant l’action, et qui agit à la lumière du jour et non dans le noir. Ses projets politiques sont connus du public, et ne laissent aucune place au sectarisme et aux particularismes tribaux ou ethniques. Enfin, examinée à l’aune de ses responsabilités à la tête de la Côte d’Ivoire, l’œuvre de Laurent Gbagbo procède d’une action collective impliquant des ivoiriens de toutes catégories et de toutes origines, y compris des cadres du RDR, PDCI, UDPCI, la société civile, et les rebelles, dans le cadre de la recherche effrénée de la paix pour son pays.

En réalité, Laurent Gbagbo est un Président de la République dont le pays a subi une agression extérieure de 2002 à 2011. Pendant dix ans, il a accepté toutes les humiliations en cohabitant dans son gouvernement, avec ceux qui l’ont attaqué, espérant qu’ils désarmeraient. Non seulement ces derniers n’ont pas désarmé mais, ils ont reçu l’appui politique et militaire de puissances étrangères, qui ont contraint le Président Laurent Gbagbo, par les armes, à quitter le pouvoir, après qu’il ait gagné les élections de sortie de crise, et que les institutions de son pays l’aient proclamé vainqueur et investi.

C’est cet homme qui est injustement déporté à la Cour pénale internationale pour avoir osé défendre les intérêts de son pays, la Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo est face à la conscience du monde. Il faut sortir de l’impasse politico-judiciaire, en libérant le Président Laurent Gbagbo, le père de la démocratie en Côte d’Ivoire.

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