Les élections en Afrique avec l’implication des occidentaux: Remorqueur Africain de la Guerre

Les élections en Afrique avec l’implication des occidentaux: Remorqueur Africain de la Guerre

Les Elections en Afrique ont non seulement un enjeu politique interne, mais aussi externe. Elles sont le terrain de batailles géostratégiques et de cooptation. En fait, depuis l’effondrement des grands blocs de puissance, le monde est entré dans une période de “reclassement politique” pour une reconstitution des blocs. Pour cela, l’Afrique est au centre de ce “repositionnement.” Car, comme le prédisent les économistes et les spécialistes des marchés financiers, en se basant sur le potentiel minier, minéral, et humain du continent, “celui qui aura l’Afrique possédera l’économie mondiale.”

Alors les enjeux des scrutins en Afrique s’inscrivent dans cette logique. Ils ressemblent fort étrangement à ce qui se passait durant la guerre froide quand les grandes puissances s’affrontaient sur des terres autres que les leurs. Suivant ce schéma, la France et les Etats-Unis se rangent du côté d’un candidat. La Russie et la Chine sont au côté de l’autre. L’ONU malheureusement sous l’influence de certains pays du conseil de sécurité est partie prenante à ces mascarades électorales.

Ingérence extérieure

Ces ingérences extérieures ont une double conséquence. Un: elles donnent aux Africains des dirigeants politiques qu’ils n’ont pas choisis. Ceci crée une caste de dictateurs soutenus par des étrangers qui leur assurent une longévité au pouvoir. Ce fut le cas d’Omar Bongo (Gabon: 42 ans de règne); Blaise Compaoré (Burkina Faso: 27 ans) avant qu’un soulèvement populaire ne le chasse de là tout récemment; Gnassingbé Eyadéma (Togo: 38 ans), et beaucoup d’autres. La France, l’Union Européenne, et le reste de ce qui est convenu d’appeler la communauté internationale, ont à travers des élections truquées instauré un système de succession comme on a pu le constater au Togo et au Gabon, où les fils ont remplacé leurs pères.

La France s’était également impliquée dans les élections au Congo-Brazzaville en orchestrant une guerre pour ramener Denis Sassou N’Guesso au pouvoir en 1997, après qu’il ait été battu aux élections présidentielles de 1992. La liste des élections manipulées et soutenues par la France et ses barbouzes dans les pays Africains est longue. Deux: Ces interférences ont entraîné dans certains cas des émeutes sanglantes et dans d’autres, l’intervention militaire directe de la France et de l’ONU.

En 2010, avant les élections présidentielles en Côte d’Ivoire, La France et ses alliés avaient leur candidat, Alassane Dramane Ouattara. Ils voulaient, quel que soit la manière, l’imposer comme président aux Ivoiriens, contre l’avis du Conseil constitutionnel, seule institution habilitée, comme dans toutes les nations démocratiques, à proclamer le candidat vainqueur. Sous un déluge de feu et de bombes Française et onusienne déversé sur la résidence présidentielle et sur la population qui défendait l’ordre constitutionnel, ils réussirent à l’imposer.

Cette guerre non déclarée était contre Laurent Gbagbo, chef d’Etat investi par le Conseil constitutionnel de son pays, dans le respect des prérogatives qui lui sont conférées. Elle concluait une série de pressions sur le gouvernement–gel des avoirs de ses membres; blocus sur l’importation des médicaments, une première dans l’histoire –et sur les Ivoiriens rangés derrière Gbagbo, le président qu’ils avaient dûment élu.

Pression Intense

L’intensité des pressions exercées par le président Français Nicolas Sarkozy et ses alliés frappa durement le régime du président Laurent Gbagbo, qui demandait un recomptage des voix. Cela avait été fait aux USA en 2000, en Haïti en 2010, et plus tard en 2012 en France lors des élections internes de l’UMP–Union pour un mouvement populaire, parti de Sarkozy. Pendant ce temps, l’adversaire de Gbagbo, Ouattara, soutenu par les occidentaux, appelait ces derniers à lancer une guerre contre la Côte-d’Ivoire. Ceci avait clairement révélé un coup de force électoral bien préparé. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU, avait déclaré que ce serait une injustice faite à Ouattara de recompter les voix. Comme partout en Afrique, où les occidentaux choisissent à travers des élections truquées ceux qu’ils veulent manipuler, Ban Ki-Moon donna de la voix pour défendre un homme, non pas un pays, ses institutions, et ses habitants.

Le vainqueur légitime

Le président Guinéen Obiang Nguema Basogo dévoila et dénonça ce plan anticonstitutionnel de l’administration Sarkozy : “la France avait promis de donner le pouvoir à l’autre partie. Mais elle n’allait pas le faire par les urnes ou les négociations, elle avait l’intention d’utiliser l’armée Française. Et c’est exactement ce qu’elle a fait.” Il ajouta, “le tandem France et ONU ont joué un rôle clef dans la crise Ivoirienne” en transformant “un malentendu électoral” en guerre civil afin d’enlever un président légal et légitime du pouvoir pour positionner quelqu’un qui répondrait à leurs besoins plutôt qu’à ceux des Ivoiriens.

Beaucoup d’autres, cette fois-ci aux Etats Unis, comme le sénateur Jim Inhofe, le journaliste Chrétien Gary Lane, le chercheur Gary Busch, et le journaliste vétéran George Curry se sont levés contre l’ingérence occidentale dans les élections en Côte-d’Ivoire. Ils ont montré et prouvé que Gbagbo était le vainqueur légitime.

Qu’est-ce que cela augure?

Le chapelet d’élections de cette année dans 15 pays pourrait s’achever en Novembre. Bien que dans certains pays, tels que le Togo et le Burundi, il y a eu quelques incidents bien contrôlés, cela pourrait ne pas être le cas en Côte d’Ivoire, avec son improbable élection programmée le 25 Octobre. Parce que Ouattara est un agent des multinationales et du terrorisme financier, le risque d’explosion est élevé. Enfin les Ivoiriens ne semblent pas accepter les abus du régime criminel de Ouattara soutenu par l’Occident. La Coalition Nationale pour le Changement, qui est formé de plusieurs partis politiques d’opposition, mais aussi des transfuges du groupement des partis au pouvoir, pourrait apporter une réponse cinglante à Ouattara et ses suppôts extérieurs. La Coalition a la volonté de changement. Mais qu’est-ce que cela augure pour un continent où l’Union Africaine, financée par l’occident à plus de 60 pour cent de son budget, n’a pas la possibilité de trouver une solution Africaine à un contentieux électoral Africain?

Comme on peut le constater, les élections Africaines qui sont avant tout une affaire Africaine, sont devenues presque exclusivement une affaire de la communauté internationale et un alibi pour les batailles géostratégiques. Dans ces conditions, une élection peut-elle être transparente en Afrique?

Dr. Feumba Samen

Galena, Ohio

USA
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VERSION ORIGINALE EN ANGLAIS

African Tug of War

Elections in Africa have not only an internal political stake but an external one as well. They are the soil of geo-strategic battles and co-option. In fact since the collapse of the major power blocks, the world has entered a period of “reclassification of the powers.” Africa is at the center of this “repositioning” because, as economists and specialists in the financial markets predicted, based on mining, mineral, and human potential of the continent, “the one that will have Africa will possess the world economy.”

Election outcomes in Africa are part of this logic. They look eerily like what happened during the Cold War, when the powerful countries competed on foreign lands. Following this scheme, France and the United States are on one side of a candidate, while Russia and China are on the other side. The UN, unfortunately, under the influence of some countries of the Security Council, is an integral part of these masquerade elections.

External interference

This external interference has a double consequence. One: they give to Africans political leaders whom they have not chosen. This creates a caste of dictators supported by outsiders which ensures their longevity in power. This was the case of Omar Bongo (Gabon: 42-year rule), Blaise Compaoré (Burkina Faso: 27 years) before a popular uprising recently chased him out, Gnassingbe Eyadema (Togo: 38 years), and many others. France, the European Union, and the rest of the so-called international community, through rigged elections introduced a system of succession as seen in Togo and Gabon, where sons have succeeded their fathers. France was also involved in the elections in Congo-Brazzaville by orchestrating a war to bring back Denis Sassou Guesso to power in 1997, after being defeated in the 1992 presidential election. We should not ignore rigged elections backed by France and its mercenaries/soldiers in various African countries. Two: the interference has resulted in some cases of bloody riots and in others, the direct military intervention of France and the UN.

In 2010 prior to the presidential elections in Ivory Coast, France and its allies backed their candidate, Alassane Dramane Ouattara. They wanted under any circumstances to impose him as president of Ivory Coast, against the judgment of the Constitutional Council, the only institution empowered, as in all democratic nations, to declare the winning candidate. Under a deluge of French and UN fire and bombs spilled over the presidential residence and the population, which defended the constitutional order, they were able to impose Ouattara.

This undeclared war was against Laurent Gbagbo, the Head of State sworn in by the Constitutional Council of his country in compliance with the prerogatives conferred upon it by the Constitution of Ivory Coast. It concluded with a series of pressures on the government (freezing of assets of its members and blocking importation of drugs, an historical first) and on Ivorians lined up behind Gbagbo, the president that they had duly elected.

Intense pressures

The intensity of the pressures exerted by French president Nicolas Sarkozy and his allies came down hard on the regime of Laurent Gbagbo, who was asking for a recount of the votes. The same had been done in the USA in 2000, Haiti in 2010, and later in 2012 in France during the UMP (Union for a Popular Movement) internal elections—the party of Sarkozy. Meanwhile, Gbagbo’s opponent Ouattara, supported by Westerners, called them to launch a war against the Ivory Coast. This clearly revealed a well prepared electoral coup d’état. Ban Ki-Moon, Secretary General of the UN, stated that it would be an injustice to Ouattara to recount the vote. Like everywhere in Africa where Westerners choose those who they want to manipulate through rigged elections, Ban Ki-Moon gave voice to defending a man, not a country, its institutions, and its people.

The legitimate winner

The Guinean president Obiang Nguema Basogo revealed and denounced this unconstitutional plan of the Sarkozy administration: “France had promised to give the power to the other party. But she wasn’t going to do it through the ballot box or negotiations; she intended to use the French army. And that is exactly what she did.” He added, “France and the United Nations have played a key role in the Ivorian crisis” in transforming a mishandled and “a misunderstood election” into a civil war in order to remove a legal and legitimate president from power to put in someone responsive to their needs rather than those of the Ivorian people.

Many others, such as Senator Jim Inhofe, Christian journalist Gary Lane, scholar Gary Busch, and veteran journalist George Curry stood up against Western interference in the Ivory Coast election. They found Gbagbo to be the legitimate winner.

How does this bode?

This year with its string of elections in 15 countries will wind down in November. Although in some countries, such as Togo and Burundi, there have been a few well-controlled incidents, this may not be the case in Ivory Coast, with its election on October 25. Because Ouattara is an agent of multinational and financial terrorism, the risk of explosion is high. Ivorians do not appear to accept the abuses of Ouattara’s criminal regime supported by the West. The National Coalition for Change, which is formed from several political opposition parties, along with defectors from the ruling parties, could deliver a scathing response to Ouattara and his outside henchmen. The Coalition has the will for change. But how does this bode for a continent where the African Union, financed by the West for more than 60 percent of its budget, has no opportunity to find an African solution to an African electoral dispute?

As we can see, the African elections that are above all an African matter have become almost exclusively a matter of the international community and an alibi for geo-strategic battles. Under these conditions, will any election in Africa be transparent?

Dr. Feumba Samen

Galena, Ohio

USA

 

 

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