Les fonctionnaires ivoiriens menacent: « La reprise de la grève sera une option vendredi»

Les fonctionnaires ivoiriens menacent: « La reprise de la grève sera une option vendredi»

Après avoir suspendu le 27 janvier leur mouvement social pour une durée d’un mois, les syndicats de la fonction publique pourraient décider de la reprise de la grève vendredi lors de leur prochaine assemblée générale.

« Depuis la trêve fin janvier, les négociations avec le gouvernement n’ont pour le moment pas abouti », explique Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme nationale des syndicats des organisations professionnelles du secteur public, précisant qu’une rencontre entre les syndicats et le ministère de la Fonction publique aura toutefois lieu mardi 7 mars à Abidjan.

« La question du stock des arriérés de salaire cristallise toutes les tensions. Si le gouvernement ne propose rien, alors nous n’aurons rien à montrer à nos camarades déjà chauffés à blanc et prêts à reprendre le mouvement », poursuit Théodore Gnagna Zadi.

« La reprise de la grève sera une option vendredi »

Même analyse du côté des syndicats des enseignants, également à l’initiative du dernier mouvement social. « Si le gouvernement ne nous fait pas de proposition concernant le paiement des arriérés de salaire, la reprise de la grève sera une option vendredi », affirme Mesmin Comoé, secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD).

Depuis plusieurs mois, les fonctionnaires exigent le paiement des arriérés de salaire, tout en protestant contre certaines conséquences de la réforme des retraites. Après une grève de trois semaines en janvier, les syndicats avaient obtenu plusieurs avancées. Parmi les points d’accord : l’intégration des travailleurs journaliers du secteur public à la fonction publique, des garanties en matière de liberté syndicale ainsi que des concessions sur la réforme des retraites.

Fin janvier, les syndicats avaient donc décidé d’observer une trêve d’un mois pour parvenir à un accord sur les arriérés de salaire, la dernière pierre d’achoppement entre syndicats et gouvernement. Un dossier sensible : selon les calculs de la plateforme syndicale dirigée par Théodore Gnagna Zadi, ces arriérés concerneraient plus de 120 000 fonctionnaires sur les 200 000 que compte la fonction publique.

Par Claire Rainfroy

Source: Jeune Afrique

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