Les forces ivoiriennes traumatisées ?: 2 pétards éclatent, le commissariat de police du 17e arrondissement de Niangon se vide

Les forces ivoiriennes traumatisées ?: 2 pétards éclatent, le commissariat de police du 17e arrondissement de Niangon se vide

En République de Côte d’Ivoire (RCI), il est désormais plus facile de créer la frayeur au sein des forces de l’ordre avec un simple pétard qu’avec un arsenal de guerre de dernière technologie. Tellement le traumatisme et la démotivation sont grandissants et profonds dans nos casernes. Ce, depuis que les soldats s’adonnent à des mutineries et surtout depuis les attaques des postes de police et de brigades de gendarmerie.

A la moindre pétarade, nos forces prennent leurs jambes à leur cou. C’est en tout cas la prouesse que des mômes innocents ont réussi le samedi 12 août dernier dans la plus grande commune du pays, Yopougon, précisément dans le village de Niangon Lokoua. Treize heures et trente minutes (13h30). A cette heure de court repos pour les habitants qui s’apprêtent faire la bamboula comme ils savent bien le faire à Yop City la belle, au moment les commerçants et tenanciers de restaurants et maquis rivalisent de baratins pour attirer le plus de clientèles, mais aussi, période de mi-journée au cours de laquelle les forces de l’ordre baissent en vigilance.

Plusieurs détonations non loin de la mosquée située à un demi kilomètre du commissariat de police du 17e arrondissement, troublent l’ambiance de farniente qui règne dans la ‘’cité de la joie’’. Une première pétarade, puis une deuxième autre encore. Tous les riverains habitués aux soubresauts politiques croient entendre « des tirs à l’arme lourde ». Il n’en a pas fallu plus pour que s’installe un branle-bas. Notre confrère Le Crid’Abidjan.net qui a vécu les faits en fait une narration digne de Kaboul (Afghanistan). « Les piétons, les automobilistes, les commerçants et autres commerçantes des environs où s’est produite cette détonation, ferment leur maquis, étal, kiosque, magasin…croyant à une autre attaque du commando invisible. C’est la débandade. Les ménages ferment à double tour les portes de leurs maisons. Les policiers en service dans ce commissariat ne sont pas en reste. En une fraction de seconde, tout se vide. »

Les pauvres populations qui plaçaient leur foi aux policiers du commissariat le plus proche, le 17e arrondissement, vont très vite déchanter. Car, ceux parmi qui eux qui avaient cherché refuge auprès des agents des forces de l’ordre vont apprendre à leurs dépens que les premiers qui ont pris leurs jambes à leur cou  – qui l’eut cru – sont nos braves policiers. Les ‘’maitres’’ des lieux ont vidé les lieux … pour se chercher ! Débandade et sauve qui peut, dans un désordre indescriptible, ont été la scène livrée par les gardiens de la paix au grand désarroi des populations.  Notre confrère Le Crid’Abidjan.net croit rêver :

« Certains agents de police escaladent la clôture du commissariat pour se retrouver dans la cour de l’agence Côte d’Ivoire Telecom. D’autres « atterrissent » dans un garage de mécaniciens, qui a un mur mitoyen au commissariat. Un lieutenant de police (une femme), qui a escaladé également la clôture du commissariat pour se retrouver à Côte d’Ivoire Télécom, est légèrement blessé. Quelques minutes après, les forces de l’ordre et les populations se rendent compte qu’il s’agit en réalité d’un gamin qui, s’amusant, a fait éclater deux gros pétards. En colère, les policiers ont promis d’avoir la peau de ce gamin qui s’est adonné à un jeu de mauvais goût. » 

Les Ivoiriens sont-ils si traumatisés que çà. Personne ne vous le fera dire. Le week-end de la fête de l’Assomption, les Ivoiriens ont été informés de sources policières qu’une « attaque a été déjouée à Dabou … dans la nuit de dimanche à lundi ». Révèle l’agence APA. Une autre ! Et qu’une dizaine d’individus auraient été interpellés dont un militaire grâce à une complicité interne qui les a trahis.  « Ils avaient des complices parmi la population et c’est un coup de fil qui les a trahis. Il y a des militaires de l’armée ivoirienne dans le coup et parmi eux, il y a un qui a été pris’’. Rapporte la source, écrit APA qui ajoute que ces supposés assaillants « s’apprêtaient à attaquer des instances sécuritaire et financière de la ville.»

Les policiers du 17e arrondissement situé à Yopougon Niangon nord ne sont pas à leur première attaque. Le lundi 8 avril 2013, à 21h, des hommes armés, habillés à quatre épingles (costards noirs bien dressés assortis de cravate), venus en taxi compteur, ont surpris les policiers qui assuraient la garde, cette nuit-là, et ont ouvert le feu. Ils ont commencé par mitrailler la clôture, les murs du commissariat et tiré des rafales en l’air. Une manœuvre de dissuasion plutôt réussie, puisque les policiers n’ont pas attendus leur reste qu’ils ont vite pris la poudre d’escampette.

Voilà d’où proviendrait le traumatisme des habitants de ce sous quartier de Niangon nord. Mais aussi de toux ceux qui habitent ce beau pays. Ajouté à çà, les attaques récurrentes depuis le mois de juillet 2017, à Fresco (Sud-Ouest), à l’école de police d’Abidjan, à la Brigade anti-émeute (BAE) de Yopougon et à Azaguié, (à 41 km au Nord-Est d’Abidjan). Toutes avec le même mode opératoire qui n’épargne pas commissariats de police, brigades de gendarmerie et établissements financiers. Avec succès s’il vous plait !

La dernière attaque et de loin la plus spectaculaire, est celle du mardi 8 août 2017 contre le palais de justice d’Abidjan-Plateau. Où quatre individus habillés en costume ont tenus en respect policiers, gendarmes et militaires avant de libérer une quinzaine de prisonniers en attente de jugement. Toutes ces forces de l’ordre avaient décampé pour ceux des agents qui ont pu, face à la maestria des assaillants qui ont tranquillement opéré avant de repartir avec le véhicule de type 4×4 d’un magistrat. A qui alors nous autres, populations devrions-nous se fier si ceux qui ont notre garde ne supportent pas le moindre bruit de pétard ? Grosse question !

Par S.A-G

Source: letempsinfos.com

One comment

  1. Quand on passe tout son temps a faire des couos d’etat et la rebellion,l’issue des revendications pour primes de crimes donne lieu a avoir peur meme de sa propre ombre!Aujourd’hui avec les petards,vu le traumatisme des mutineries et des troubles manifestes du camp des imposteurs,il est facile de se saisir des commissariats et des armes pour faire fuir les “Mogo de Pissanci” qui ne veulent pas mourir car ils ont trop amassé d’argent frauduleux pour en jouir et se la couler douce la vie!Ah!donc eux aussi ont oeur de la mort?Cela n’arrive pas seulement aux autres;ils sont donc mortels?Attendez,vous verrez!La debandade sera enorme et explosive car on ne trompe pas un peuple indefiniment par des fables et mensonges sordides!Le PDCI se mord deja le doigt d’avoir soutenu le diable dans le “mangement de placali”,tant le kplo est exquis!Qui veut se rassasier?

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