Les frais de mission exorbitants du Grand Vizir, Daniel Kablan Duncan

Les frais de mission exorbitants du Grand Vizir, Daniel Kablan Duncan

L’histoire commence toujours par il était une fois, dans une république cacaoyère d’Afrique occidentale transformée en sultanat, le sultan musulman au nom des considérations de géopolitique national nomma un chrétien issue d’un autre groupe ethnique et politique dans la fonction de grand vizir du sultanat. Pourquoi lui, en raison des liens personnels qu’il entretien avec lui, de sa connaissance des arcanes de l’économie mondiale et de la haute finance internationale.

Mais en réalité c’est un l’homme de cooptation, il ne s’est jamais frotter au suffrage universel direct, ce n’est donc  pas un élut du peuple. Ce n’est qu’un petit jouisseur qui a un gout sans frein pour les dépenses somptuaires, les grands hôtels, le bon vin, la bonne chair, le luxe et n’était aucunement habité par une exigence de rigueur de gestion dans la conduite des affaires du pays. Son comportement est la démonstration patente du gaspillage de l’argent public dans un pays pauvre très endetté.

Le voyage aux USA, du premier Vizir et quelques membres du gouvernement pour un forum économique et la récente assemblée annuelle de la banque mondial et du fond monétaire international. A couté 400 millions de francs CFA. Sur un budget prévisionnel de 250 millions.  Soit 150 millions de plus. Une assistante ministérielle percevait 3000 dollars par jours. Tout cela n’est pas exemplaire et fait désordre dans un pays ou le quotidien est de plus en plus difficile pour la grande majorité des ivoiriens.  Au point ou ceux qui ont un seul repas par jour sont des privilégiés.

Mais le plus grave est que le sultan lui-même  nous a dit qu’il ne comprend pas que certains voyages ministériels soient pris à la fois pris en charge par le pays hôte et le gouvernement du sultanat cacaoyer. En claire les ministres véreux mettent les frais de missions en poche quand les frais de séjours hôtel, voiture de déplacement et repas ont été mis à disposition pas le pays hôte. Pour eux être au gouvernement c’est comme entrer au casino pour jouer avec l’argent du contribuable ivoirien.

Sincèrement dans quel monde vivent-ils ? La grande difficulté de la vie politique dans nos malheureux pays africain est qu’il n’y a pas de sanctions contre ce genre de forfaiture, mais plus grave on s’en prend toujours à celui qui dénonce le mal qui gangrène la vie nationale. On voit tout de suite en lui un jaloux, c’est un assoiffé de pouvoir, il est contre nous, il nous veut du mal, c’est un adversaire, il veut faire de la récupération politique.

À force de paranoïa,  de crier au loup et de voir le mal partout, le mal finit par s’installer durablement au cœur du pouvoir, si ce n’est déjà fait avec les tricheurs qui sont devant nous.

I – De Daniel Kablan Duncan parlons-en !

Daniel Kablan Duncan, est un homme d’une grande courtoisie. Il se perd en salamalecs devant ses visiteurs tellement il veut afficher sa gentillesse et son amabilité. Ceux qui le fréquentent, disent de lui qu’il est avenant,  c’est un homme très affable. Il n’élève jamais la voix, il est très noir de peau. Grand de taille avec un léger embonpoint, son visage est mis en relief par une calvitie débordante.

Il fait teindre en noir ce qui lui reste de sa chevelure plaquée de chaque cotés au dessus des deux tempes. C’est un grand calculateur prêt à toutes les compromissions pour parvenir à ses fins. Quant-il est avec vous, il vous amène à croire qu’il joue à votre jeu. En réalité comme Raymond Barre aux côtés de Giscard Estaing, il joue à son propre jeu.

Ses grands yeux clairs sont pétillants de malices et toujours en alertes avec des éclats de prudence et cela en permanence.  Il les dissimule parfois derrière une paire de lunettes. Comme l’irakien Tarek Aziz avec Saddam Hussein, Daniel Kablan Duncan, est un homme respectueux de la hiérarchie. Il est d’une loyauté sans borne envers le Dr Allassane Dramane Ouattara. C’est ce qui fait de lui le grand vizir du sultanat cacaoyer de Côte d’Ivoire.

Il récolte aujourd’hui le prix de sa fidélité à un homme. Sa mise est impeccable en costumes de belles coupes, gris-clair,  bleu-foncé ou bleu clair avec toujours la rosette à la boutonnière. Ses cravates toujours bien nouées sont en soie pure de chez Hermès.  Celui qui sait bien observer verra que ces ongles sont bien manucurés et soignés.

Colombe parmi les colombes, Kablan Duncan est très mal à l’aise sur les questions liées à la sécurité des ivoiriens, aux libertés publiques et à la réconciliation nationale. Il cultive la prudence du caméléon en oubliant que ces propres lenteurs peuvent faire de lui une proie facile pour d’autres prédateurs. Dans cette logique,  vous ne saurez jamais s’il est avec vous ou contre vous.

C’est ce que nos parents baoulés appellent : le « gblè », c’est-à-dire la dissimulation, la perfidie, la filouterie ou la duplicité. Quand le baoulé te dit : « wô ati gbèfouê. » Cela veut dire : tu es une personne de grande noirceur dans tes rapports avec les autres car tu cultives la perfidie et la dissimulation. Par expérience, nous avons une peur bleu des personnes de cette nature.

Daniel Kablan Duncan, si nous comprenons bien était donc en embuscade dans l’antichambre de la primature. Il assistait stoïquement aux humiliations en conseil des ministres  de son prédécesseur, Me Ahoussou Jeannot. Il attendait avec une patience de caméléon une situation conflictuelle pour se voir propulser à la tête du gouvernement. L’expérience politique ivoirienne nous oblige à nous méfier de tous ceux qui participent sans scrupule  à la combine politicienne pour vue que cela arrange ou avance leur carrière.

Nous détestons les combinards par nature. Nous avons gardé pour Grégoire Philippe Yacé, un profond dégout à cause du rôle néfaste et criminel qu’il joua contre ses propres amis dans l’affaire des complots de 1963. Daniel Kablan Duncan, est aujourd’hui dans cette logique. Il ne lèvera pas le petit doigt pour sauver les pro-Gbagbo des humiliations quotidiennes.

Dans l’actuel gouvernement, il oublie que plus de la moitié du personnel politique de exécutif national est composé des ressortissants de la région nord de la Côte d’Ivoire. Il faut y ajouter le président de la république et le secrétaire général du Gouvernement ainsi que les conseillers malinkés Qui assistent au conseil des ministres. Nous sommes en plein dans l’Etat RDR, avec des miettes pour les autres groupes ethniques.

Il y a une image qui symbolise Daniel Kablan Duncan, c’est un homme qui a une solide connaissance de la haute finance international.  Mais c’est un homme incapable en politique de comprendre et de devancer les problèmes pour éviter qu’ils ne portent atteinte à l’harmonie et à l’équilibre de la société. Pourquoi dans les heures sombres du bédiéïsme,  ne s’était-il pas opposé frontalement à l’ivoirité ? Personne ne lui posera cette question.

Il ne pourra pas aujourd’hui s’opposer au rattrapage ethno-tribal en cours dans le pays dont il est le chef du gouvernement. C’est un homme qui n’apportera pas de solutions aux souffrances des ivoiriens.

Comme l’irakien Tarek Aziz, sa fidélité au président de la république le rend insensible aux souffrances de ses propres compatriotes. Il ne veut pas avoir de divergence avec le calife qui à fait de lui le grand vizir du sultanat cacaoyer, ce qui lui permet de jouir abondamment des frais de missions que le sultanat endetté peut offrir à ces ministres en mission de shoping aux USA.

Pour dire la vérité Kablan Duncan, c’est un attentiste. C’est-à-dire, qu’il est de ceux qui pensent qu’il faut laisser pourrir les problèmes dans une attente sans fin pour épuiser ceux qui sont en face et les amener à accepter un compromis boiteux.

Son rôle trouble dans le coup d’Etat qui renversa le président Henri Konan Bédié, le jeudi 24 décembre 1999, est dans toutes les mémoires. Ce jours là s’il avait pris le peu de courage qu’il avait dans son âme et était allé au camp militaire d’Akouédo, pour discuter avec les mutins et débloquer l’argent nécessaires aux primes que revendiquaient les soldats  on en serait pas à ce qui fut la porte ouverte à la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. N’était-il pas le chef du gouvernement qui avait lancé un mandat d’arrêt international contre le Dr Allassane Dramane Ouattara ? Personne ne lui posera cette question.

Si dans les négociations de formation du gouvernement actuel,  le président Bédié avait proposé le maintient de Me. Jeannot  Ahoussou, en lieu et place du retour de Daniel Kablan Duncan. C’est cet attentisme qui fait de lui un homme qui ménage ses arrières comme un renard. Toujours entre deux chaises, il veut toujours mettre ses deux pieds dans le même soulier dans l’attente d’un compromis toujours introuvable.

Incapable d’anticipation et de reflexe politique à long terme, il privilégie l’économie en oubliant qu’elle est liée à la stabilité politique. Comment Daniel  Kablan Duncan, avait réagit quand le conseil des ministres présidé par le Dr Allassane Dramane Ouattara, avait abordé la naturalisation de près de quatre millions de burkinabés ?

La réponse est simple, il était muet comme une carpe cela ne concerne pas le grand vizir du sultanat.  Exactement comme dans la période trouble de l’ivoirité circulez cela ne le concerne pas? En réalité il se fait tout petit comme une souris dès qu’il y a une grande question d’intérêt nationale. Il veut durer à son poste, il n’a que cela comme ambition et rien de plus.

Loin de lui jeter la pierre, nous sommes de ceux qui n’attendent rien de lui. Il ne nous inspire pas confiance. C’est un petit jouisseur, un flambeur qui se croit au casino,  il n’a pas le sens de l’intérêt général, c’est un laxiste, un calculateur qui n’a que ses petits, petits et sordides intérêts personnels comme projet politique voilà pourquoi le président Henri Konan Bédié qui le connaît le tient à distance et cherche à le déloger de la primature en faveur d’un akan de son  propre sérail.

Nous voulons simplement qu’il sache en ces heures sombres et difficiles pour le plus grand nombre que son comportement de jouissance de l’argent public, est indigne et que l’opinion ivoirienne a retenu de lui l’image d’un goujard c’est-à-dire un homme sans retenue, qui n’a que le profit et son confort personnel comme finalité en politique.

Il ne nous verra pas dans la longue file de ceux qui le congratulent aujourd’hui car nous savons à l’avance que le pouvoir est éphémère.  Tout est vraiment éphémère dans la vie politique ivoirienne. Tu peux perdre demain tout ce que tu as eu en politique. Il doit se réjouir du fait que certains de ses compatriotes lui disent tout haut ce que des millions d’ivoiriens pensent tout bas.

En claire la sécurité des ivoiriens, l’avenir des universités,  les réfugiés, les plantations occupées. La restitution des maisons occupées par les Dozos, les Zozos,  les sakos et les Gogos à leurs légitimes propriétaires, tout cela n’est pas de sa compétence. Voilà ici le portait psychique et  psychologique ainsi que le visage réel de notre frère, l’Akan de couverture et de service qu’est : Daniel Kablan Duncan, l’homme qui est allé dilapider 400 millions d’argent public en shoping et en villégiature aux USA.

II – Les ivoiriens  et l’argent facile

Le président Houphouët-Boigny, avait dit un jour, qu’on ne regarde pas dans la bouche de celui qui grille les arachides. En d’autres termes on ne contrôle pas celui qui garde l’argent de tous. Cette culture du laisser faire et du laisser piller a été préjudiciable à la Côte d’Ivoire toute entière.

Il faut pour l’avenir redéfinir les bases du rapport de l’homme ivoirien avec l’argent. Comment une quantité aussi importante d’armes ont-elles pu rentrer en Côte d’Ivoire au nez et à la barbe de nos forces de défense et de sécurité pour mettre le pays à feu et à sang ?

Pourquoi aucun policier, aucun douanier ni même un seul gendarme n’a eu simplement l’idée de fouiller ces gros camions sensés transporter des bœufs et des moutons, alors qu’en réalité ils convoyaient les armes qui allaient créer la mort des ivoiriens et la désintégration de leur pays ? Les forces de l’ordre sont-ils au service du pays ou à leur propre service ?

Encore une fois ce n’est pas l’argent qui est en cause ici, c’est ce qu’on peut faire avec l’argent pour détruire un pays. Ou priver un pays et ses habitants de la richesse nationale produite par la majorité de la population qui est fondamentalement dangereux et injuste pour la survie de la nation.

Pourquoi la surfacturation des complexes sucriers n’a pas eu de suite judiciaire pour les heureux bénéficiaires de cette surfacturation dans laquelle des complexes que les voisins ont payé à 5 milliards ont coûté 11 milliards à la Côte d’Ivoire c’est dire, plus que le double du prix d’achat normal. Ainsi donc sur un complexe sucrier les ministres indélicats ont empochés 6 milliards de surfacturation et sur les cinq complexes sucriers un total de 30 milliards de francs CFA.

C’est quand même ahurissant. Quel est ce pays bizarre, qui dans une sorte d’insouciance maléfique qui frise l’inconscience, on peut tranquillement utiliser des petites combines mafieuses d’alcôves pour s’enrichir avec l’argent public sans craindre la moindre poursuite judiciaire ? Si un voyage de  Duncan et compagnie coute 400 millions, imaginez la facture d’une dizaines de ce genre de voyage ?

Quel est donc ce pays bizarre qui marche sur sa tête et qui accepte avec une bizarrerie inuit que les sociétés d’Etat tombent presque toutes en faillites sans la moindre poursuite contre la gestion des responsables de ces faillites ? Quel est ce pays bizarre, dans lequel le chef de l’Etat qui constitutionnellement n’a pas le droit de se livrer à des activités commerciales dit publiquement que la vente de ses ananas et de ses avocats lui rapporte 8 milliards de francs CFA par an, sans que la cour suprême n’émette la moindre protestation ?

Dans ce pays bizarre ou les examens, les concours, les diplômes, les cartes d’identités se vendent et s’achètent, comment y vivre sans argent ? Tel est le minable visage que nous offre une vie nationale de gabegie, de corruption et de détournement par les élites politiques ivoiriennes en ces  années de souffrances. Les attributions de marchés publics entre amis, entre famille et sans appels d’offres, le tout dans une atmosphère mal saine qui ne dérange ni le sultan et son grand vizir. Tout cela est déplorable et gênant pour tout le monde. Les gens n’en parlent pas pour éviter les histoires et autres règlements de comptes. Mais bon Dieu le pouvoir est-il aveugle. Tout cela va finir mal pour tout le monde.

La faillite des hommes, des élites et des institutions va entraîner la faillite morale, économique et sociale de la nation tout cela dans une atmosphère ridicule, délétère, de honte et de perte d’estime de soit. L’argent roi, l’argent Dieu, l’argent comme finalité de l’action politique au détriment du bonheur commun. Telles sont les voies auxquelles les élites ivoiriennes doivent tourner le dos s’ils veulent aider leur pays à se relever.

Nous ne sommes nullement pas contre l’argent, mais l’expérience à prouver que celui qui est trop porté sur l’argent peut accepter l’argent et laisser des armes entrer dans son propre pays pour faire tuer des innocents. Ne plus faire de l’argent une idole, ne plus faire croire aux ivoiriens que celui qui n’a pas d’argent est un être inferieur et sans valeur.

Tel doit être désormais selon nous, le travail pédagogique que les élites et la société civile ivoirienne doivent faire en commun pour recentrer la fonction de l’argent dans la vie sociale et dans les rapports interpersonnels découlant du mouvement globale de recomposition de la société ivoirienne. Ceux qui le disent ne sont ni des opposants ou des rebelles, mais des fils du pays qui souhaitent le meilleur pour leur pays et son peuple.

III – Les mesures à prendre maintenant et tout de suite

Le président Allassane Ouattara maintenant qu’il sait et c’est lui-même qui a annoncé cette gabegie financière à la nation, c’est à lui de prendre les mesures qui s’imposent par respect pour les ivoiriens.

– La première mesure pratique de lutte contre la corruption et la gabegie financière dans notre sultanat cacaoyer, est de limiter par une loi budgétaire l’endettement de notre pays la Côte d’ivoire afin de maitriser le taux d’endettement du pays. La croissance à crédit n’a jamais fait le bonheur de personne ici bas.

– il faut maintenant et tout de suite demander à tous les participants de ce voyage de rembourser rapidement les sommes indument perçus. 150 millions est une grosse somme à une époque ou les hôpitaux sont sans médicaments et certaines régions sans eaux potables ni électricité. 

Il faudrait en outre dans un souci d’efficacité et dans l’intérêt de la justice qui a été tant de fois bafouée dans notre pays,  que la corruption et les détournements de ce genre soient criminalisées dans le code pénal de la Côte d’Ivoire afin que les cas de corruption et de gabegie ne soient plus jugé en correctionnel mais en cour d’assise.

– que l’attribution des marchés publics se fasse dans la plus grande transparence, loin des systèmes opaques qui existent encore aujourd’hui  dans ce sultanat cacaoyer qu’est la Côte d’Ivoire. L’attribution de marché d’Etat à des entreprises appartenant  à des membres de la famille présidentielle est gênante pour tout le monde, il faut en finir avec ce genre de situation qui n’est pas exemplaire pour la bonne gouvernance. 

– Qu’une loi applicable en Côte d’Ivoire écarte les entreprises multinationales impliquées et reconnus coupables de corruption dans leur propre pays d’origine afin qu’elles ne soumissionnent pas aux appels d’offres dans nos pays fragiles d’Afrique, de peur qu’elles nous importent leurs perversions,  leurs combines et leurs habitudes de corruption.

– Cette mesure existe déjà en Football, ou un joueur suspendu pour une faute dans son propre pays, ne peut jouer de match officiel nulle part au monde.  Car le danger pour l’Afrique et la Côte d’Ivoire est de voir ces entreprises avec leur puissance financière influencer nos choix politiques si ce n’est déjà fait.

– À l’heure de la mondialisation, il faut briser les situations de monopole dont jouissent encore certaines entreprises françaises comme aux temps des grands comptoirs coloniaux. Elles sont devenues de véritables pieuvres dans la vie économiques de la Côte d’Ivoire, empêchant grâce au soutien des banques Européennes implantées en Afrique, l’émergence d’une libre et saine concurrence commerciale au profit du consommateur ivoirien.

– Qu’une loi frappe à vie d’inéligibilité toutes personnes coupables dans une affaire de corruption et de gabegie financière dans toute la Côte d’Ivoire. 

– Que des dispositions judiciaires soient prises pour saisir leurs biens en faveur de l’Etat, les privant ainsi de nuire à nouveau, les dépouillant ainsi de l’impunité qui les couvrait depuis des lustres, les privant ainsi de leur arrogance, de leur suffisance, de leur mépris pour l’Etat et surtout des fêtes tonitruantes qu’ils organisent pour se faire voir des masses spoliées et affamées de nos villes et campagnes, fêtes pendant lesquelles le champagne rosé coule à flot et où le caviar se mange à la louche.

– que l’inéligibilité et l’interdiction d’activités commerciales de longue durée frappent  tous ceux qui par leur mauvaise gestion ont conduit nos entreprises d’Etat en faillite mettant ainsi au chômage de braves gens qui ne demandaient qu’à vivre simplement de leur travail. Cette mesure si elle est appliquée empêchera ces mauvais gestionnaires de se porter acquéreurs des sociétés qu’ils ont eux mêmes conduites à la faillite. 

– et enfin interdiction à toutes personnes exerçant un mandat public de posséder un compte à l’étranger.

Nous sommes persuadés  Mesdames et Messieurs, qu’un simple début d’application strict de ces mesures, fera sensiblement reculer la gabegie, la prévarication et la corruption rampante qui gangrène la cote d’ivoire et  nos malheureux pays africains.

Ce que nous proposons finalement, n’est absolument rien à côté de ce qui pourrait arriver,  car le risque est aujourd’hui grand pour que la  lutte armée soit l’unique solution pour changer l’ordre politique, économique et social,  actuel perverti par la corruption, la prédation, la gabegie, le népotisme et le tribalisme dans ce sultanat cacaoyer qu’est la Côte d’Ivoire.

IV – Postulat de Conclusion Générale

A la chute du président Henri Konan Bédié dont Daniel Kablan Duncan, était hier le Premier Ministre, une allégresse populaire s’était emparée des ivoiriens. Quand on les interrogeait sur le pourquoi de cette fête des rameaux. Ils disaient pour la plupart, que le détournement des 18 milliards de la communauté européenne et l’incapacité du gouvernement  de Kablan Duncan à prendre des mesures pour arrêter les coupables, et les déférer devant la justice, avait achevé de les convaincre de ne plus se reconnaître dans ce gouvernement porteur de l’ivoirité dans la vie politique nationale.

Aujourd’hui, c’est le même Daniel Kablan Duncan, toujours lui le porteur de poisse qui, dirige un gouvernement porteur du rattrapage ethno tribal et qui vient d’étaler un gaspillage honteux de l’argent public. Dans d’autres pays pour moins que cela le parlement exige la démission des personnes impliquées et non le seul DAF Lucien Kouassi Oka, qui n’est qu’un lampiste. Duncan est aujourd’hui dans une position ou il ne peut plus demander aux ivoiriens de serrer la ceinture. Il aura du mal à parler des difficultés des ivoiriens, on le traitera de rassasié et de magouilleur. Il apparaît désormais dans le regard des ivoiriens comme un jouisseur et un profiteur à la petite semaine.

Il faut mettre de la rigueur dans la gestion de l’Etat, car un gouvernement de pillage, de gaspillage, de corruption de détournement et de gabegie n’a jamais fait le bonheur d’aucun peuple sur la terre. La pauvreté et la désespérance ont gagné du terrain en Côte d’ivoire.

Le chômage est tel que beaucoup de familles n’ont qu’un seul repas par jour et quel repas alors, du riz sans huile avec un semblant de sauce tomate bourrée de piments qui avec de l’eau comme boisson vous donne l’illusion d’être rassasier, voilà le quotidien des familles nombreuses dans un univers de décadence et sans horizon.

La plupart des jachères villageoises sont transformés en plantations d’hévéa au point que la région de Dabou n’a presque plus de manioc. L’indépendance nationale est lui un marécage dans lequel il est impossible de discerner ce qui libère de ce qui asservit, et ou il est impossible de  faire la différence entre amis et ennemis qui siègent au gouvernement. PDCI et RDR, se mélangent pour mieux s’inter changer.

Un Etat de cette nature ne peut déclencher aucune dynamique d’unité, au contraire la parcellisation de l’Etat et des institutions continue de plus belle. Mais alors que vaut la souveraineté sans la responsabilité sur ce qui doit être gouverné, c’est-à-dire les êtres humains, les ressources du pays et les choses ?

Des révoltes fractionnées ne tarderont pas à éclater avant ou après les élections de 2015 et nous savons à l’avance qu’elles ne seront pas bénéfiques au pays. Car elles conduiront au morcellement et à des désordres plus grands. Quant aux révoltes sociales, elles  sont plus que probables, étant donné la crise politique, économique et financière ignorée par les Kablan Duncan et consorts.

Elles commenceront par des grèves peut être sauvages qui se généraliseraient dans le pays. Voilà pourquoi il faut sortir du rattrapage ethnique pour faire de la réconciliation nationale une réalité vivante de la recomposition de la Côte d’ivoire nouvelle que nous appelons de tous nos vœux.

Daniel Kablan Duncan, s’il retrouve la porte de la vraie l’humilité et du volontarisme en politique, qualité qui lui ont si souvent fait défaut, pourra participer à ce renouveau, à condition qu’il sorte définitivement de la fourberie politique, des petits calculs de profiteur et de prévaricateur, pour faire de la primature un lieu de propositions et d’échanges constructifs avec la société civile ivoirienne et le monde extérieur.

L’écrivain anti fasciste roumain, Emile Michel Cioran, résume ici notre propos de ce jour : « Entre une gifle et une indélicatesse, on supporte toujours mieux  la gifle »

Malheureusement Daniel Kablan Duncan, par ses frais de voyage exorbitants, nous a donner la gifle et l’indélicatesse, c’est  cela qui est difficilement supportable pour tous ceux qui ont du riz au piment comme repas du premier au quarante du mois.

Merci de votre aimable attention.

Dr Serge-Nicolas NZI
Chercheur en Communication

Lugano (Suisse)
nicolasnzi@bluewin.ch

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