Les gros dangers qui guettent le FPI: Comment la zizanie profite à Ouattara. La vérité sur la présence des CRS au QG du FPI hier | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France Les gros dangers qui guettent le FPI: Comment la zizanie profite à Ouattara. La vérité sur la présence des CRS au QG du FPI hier
Les gros dangers qui guettent le FPI: Comment la zizanie profite à Ouattara. La vérité sur la présence des CRS au QG du FPI hier

Les gros dangers qui guettent le FPI: Comment la zizanie profite à Ouattara. La vérité sur la présence des CRS au QG du FPI hier

Le siège du Front populaire ivoirien (FPI) est gardé depuis hier par des agents des forces de l’ordre, notamment des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS). Ce déploiement des hommes d’Hamed Bakayoko intervient à la suite d’une attaque du QG de campagne du président Laurent Gbagbo la veille.

Arrivés sur les lieux aux environs de 10h, hier mardi 2 septembre 2014, les éléments de la Compagnie républicaine de sécurité, selon une source présente sur les lieux, ont intimé l’ordre aux cadres et employés du FPI de déguerpir afin que soit procédé à la fermeture du QG de campagne du président Laurent Gbagbo. Étaient présents les ministres Sébastien Dano Djédjé, Ettien Amoakon qui s’affairaient sur les dispositions pratiques relatives à l’organisation du prochain congrès de leur parti politique, des cadres du FPI en l’occurrence Jean-Gervais Tchéïdé, Kouakou Kra… S’ensuivent des échanges au cours desquels certains militants du FPI parmi les personnes citées ont souhaité avoir les raisons du déguerpissement des lieux et la fermeture du QG. D’autant plus que, argumente-t-il, le FPI ne fait l’objet de suspension ni de dissolution.

Mieux, les éléments du commissariat du 30ème arrondissement (sis à Attoban) dans la zone de compétence duquel se trouve le QG, et qui ont commis certains des leurs à la surveillance après l’acte de vandalisme de la veille, se sont eux aussi étonnés de ce que des éléments supplémentaires soient déployés sans qu’ils en soient tenus informés. Après des heures de discussions entre des responsables FPI – notamment Amani N’Guessan et Laurent Akoun arrivés quelques minutes plus tard – et les éléments de la CRS dont le commandant était constamment en communication téléphonique avec un interlocuteur – qui semblait être de sa hiérarchie –, autorisation a été donnée aux occupants des lieux de continuer de vaquer à leurs occupations. Cependant, la CRS, arrivée avec une douzaine d’éléments, gardera, à compter du mardi 2 septembre jusqu’à nouvel ordre, selon une confidence proche du parti, le QG de campagne du président Laurent Gbagbo pour des besoins de sécurisation des lieux mais surtout pour faciliter l’enquête du procureur Djè Noël chargé de faire la lumière sur l’attaque du QG le lundi 1er septembre dernier.

Qui veut détruire le FPI ?

C’est désormais un secret de polichinelle que de le dire. A la suite de la dernière réunion du comité central, le mur FPI est lézardé. Laissant une porte ouverte à tous ceux qui, notamment le régime Ouattara, appelaient à sa disparition, d’en rajouter. Cette attaque du lundi 1er septembre fait suite à une autre attaque perpétrée en 2013. Le QG de campagne, alors même que ses responsables ne faisaient pas face à des déchirements internes, avait subi un déchaînement de badauds convoyés dans des mini-car communément appelés «gbaka ». Une fois sur les lieux, dans un quartier huppé, à proximité d’un commissariat de police (30ème arrondissement), ces visiteurs indésirables se sont attaqués à des symboles du parti, pillé et saccagé des biens meubles.

Restés sur les lieux plus d’une demi-heure, ils n’ont pas été inquiétés par une quelconque force de police. Depuis lors, aucune enquête n’a pu distinguer les auteurs de cet acte de vandalisme qui courent toujours. Le lundi dernier, le même scénario s’est à nouveau reproduit. A la suite de chaudes empoignades verbales à la réunion du comité central, le siège est attaqué, 24 heures plus tard par des individus non encore identifiés. Le mode opératoire est semblable à la première attaque. A qui profite le crime ?

Au-delà de tout ce tintamarre au Front populaire ivoirien où « frondeurs » et « pro-Affi » sont incapables de surmonter leurs ego, la zizanie profite au camp Ouattara qui n’aura pas à faire face aux problèmes (libération des détenus politiques, dégel des avoirs, retour des exilés…) qui le fâchent. Et pour pourrir davantage la situation au FPI, il n’hésiterait pas à s’incruster dans le méli-mélo indescriptible qui règne au sein du parti de Laurent Gbagbo pour frapper… jusqu’à le casser.

Par Gilles Naismon

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Enquête judiciaire, Congrès…: Les gros dangers qui guettent le FPI

L’adage dit que « Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre ». Serait-ce le dessein de la Providence que les camps aux prises au sein du FPI, enferrés dans leurs orgueils respectifs, finissent par « casser » la machine dont ils ont hérité ? Leur conflit est en tout cas une aubaine pour le pouvoir, et notamment pour Hamed Bakayoko, qui s’est déjà mis en mouvement. Il compte bien utiliser les armes en sa possession pour exacerber les contradictions et « tuer » le parti créé par Gbagbo, qui pourrait contrarier ses propres ambitions présidentielles… à l’horizon 2020.

Une enquête judiciaire est d’ores et déjà ouverte sur l’attaque du siège du FPI. La police judiciaire est à l’oeuvre, et ses « Colombo tropicaux » pourront, dans le cadre d’une stratégie déterminée à l’avance, incriminer un des deux camps en présence, et engager des poursuites judiciaires contre des hauts cadres du parti à la rose préalablement choisis. Qui alors, au sein de la « communauté internationale » et des organisations de défense des droits de l’Homme, osera se porter au secours de personnalités qui auraient prétendument commandité, comme de vulgaires délinquants, l’attaque du siège de leur parti ? « Droit commun », objecterait Ouattara à tous ses interlocuteurs. Plus que jamais isolés, les militants du FPI n’auraient plus que leurs yeux pour pleurer et leur langue pour maudire.

Au-delà de cette enquête judiciaire à hauts risques, le pouvoir peut bien instrumentaliser le Congrès électif qui s’annonce pour le mois de décembre. Dans l’hypothèse (en réalité la plus probable) où les choses se passent mal, et où chaque camp revendique la victoire, le ministère de l’Intérieur, ministère de tutelle des associations, aurait tout le loisir de prétexter de «l’ordre public » pour s’immiscer dans un conflit d’ordre privé, attiser les braises, jouer un camp puis l’autre, empêcher l’activité politique du camp qu’il n’aurait pas adoubé, etc… Le long conflit à l’Église méthodiste de Côte d’Ivoire, notamment, est là pour montrer l’étendue du pouvoir d’un ministre dans ce type de circonstances.

Plus que jamais, Le Nouveau Courrier soumet aux belligérants l’idée du report sine die d’un Congrès qui pourrait faire plus de mal que de bien, et de l’organisation d’une « transition » au sein du navire amiral de la gauche ivoirienne.

Théophile Kouamouo

Source: Le Nouveau Courrier N°1102

 

 

 

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