Les incohérences des cadres pro-Affi qui se targuent de vouloir la libération de Laurent Gbagbo

Les incohérences des cadres pro-Affi qui se targuent de vouloir la libération de Laurent Gbagbo

Le crime est odieux. Mais la justification intellectuelle du crime l’est plus encore.

S’ils avançaient masqués, les partisans d’Affi N’Guessan ont déposé le masque. Depuis le congrès de Mama – et même bien avant -, qui a porté le président Gbagbo à la tête du FPI, ils ont décidé, là où même le régime en place observe une sorte de décence, peut-être feinte, de reprendre, à leur compte, et, pour le bénéfice de leur champion, toutes thèses et/ou accusations brandies contre Gbagbo par ceux qui œuvrent à la perte de l’ancien chef d’Etat ivoirien.

Des proches d’Affi, de la façon la plus immonde, présentent, pince sans rire, les jeunes militants du FPI présents au congrès, assis et faisant face aux forces de l’ordre, comme des miliciens à la solde d’Abou Drahamane Sangaré. Donc de Gbagbo. Pire, ils invitent, de la manière la plus lâche, Fatou Bensouda, à se saisir de cette image et l’utiliser contre le président Gbagbo dont ils disent, malhonnêtement, vouloir la libération.

Mais ce n’est pas tout. Poussant loin le bouchon de la forfaiture, ils affirment qu’en acceptant la présidence du FPI, Gbagbo reconnaît, par la même occasion, sa défaite à la présidentielle de 2010. Une bien curieuse logique qu’eux seuls comprennent. Et qui montre à quel point l’homme peut être méchant.

Comble de cynisme, après avoir appelé insidieusement et/ ou ouvertement, bien plus ouvertement qu’insidieusement, les forces de l’ordre, le 30 avril, à mater tous ceux qui ont fait le déplacement de Mama, aujourd’hui, ils ne s’embarrassent guère d’état d’âme pour justifier les arrestations d’Hubert Oulaye, Danon Djédjé et Koua Justin, appelant, sans doute, à leur condamnation, pour la gloire et le bonheur de leur champion qui, en son temps, avait employé une métaphore, celle de la veuve et du cercueil, qui est encore bien présent dans les esprits.

En tout état de cause, il faut retenir qu’on peut peut-être ruser avec tout. Mais on ne peut jamais ruser avec l’histoire. Car l’histoire est cruelle. Bien cruelle. La preuve.

Don’t act.

Souleymane Senn

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