Les mutineries à répétition en Côte d’Ivoire vues par la presse burkinabé: « Y en a marre de ces Pancho Villa d’opérette !», titre le quotidien “Aujourd’hui”

Les ivoiriens ne sont apparament pas les seuls à s’inquiéter des sautes d’humeur des ex-miliciens de Ouattara, qui ont pris l’habitude de réclamer à ce dernier leur émoluments qui leur auraient été promis à travers un accodrs conclu avec ce dernier. En effet, depuis vendredi dernier, ces soldats ont repris leur mutinerie commencée en janvier dernier pour exiger du pouvoir Ouattara le versement de leurs primes. A Bouaké comme à Korhogo, ces mutins ont réprimé des manifestations d’habitants venus exprimer leur ras-le-bol. Bilan : un mort et huit blessés…

Selon les rapports qui nous proviennent de tous le pays, les mutins durcissent le ton face à la fermeté du gouvernement. Ainsi, il nous est rapporté que des combats ont lieu à Bouaké. A Abidjan, les tirs ont encore repris dans les environs du Pateau (Adjamé village, Adjamé indenié, Adjamé Mairie et forum). Les mutins par groupe de 5 à 10 se baladent dans les rues et demandent aux populations de rentrer chez elle. La circulation est paralysée. Le corridor de Gesco (à l’entrée de Yopougon − qui mène notamment à Yamoussoukro et Bouaké) est barré par une colonne d’hommes en civil qui se présentent comme des mutins.

Des tirs nourris ont été entendus dans la nuit au camp d’Akouédo, le plus grand camp du pays. Le camp Gallieni, situé dans le quartier des affaires du Plateau où se trouve l’état-major des armées, et la base navale sont également concernés. Pendant ce temps, à Bouaké, les soldats mutins effectuaient des tirs en l’air dans les rues de la ville. D’autres parties du pays sont en ébullition. Les militaires tiennent plusieurs villes du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Les villes de Touleupleu et Guiglo aux mains des mutins. Les commerces et les écoles sont Fermés.

Devant cette situation, le ras-le-bol se fait sentir à l’extérieur de la Côte d’Ivoire également, notamment au Burkina Faso où la presse fustige l’attitude insupportable des ex-miliciens de Ouattara.

Lire aussi: “L’inquiétude des Burkinabè face à la situation à Bouaké en Côte d’Ivoire

C’est la cas notament des confrères du quotidien Aujourd’hui du Burkina qui ne porte pas les gangs pour crier aux mutins: « Y en a marre de ces Pancho Villa d’opérette ! ». Avant de se demander pourquoi le régime Ouattara n’a toujours pas reglé de manière définitive le problème récurrent: «Qu’est-ce qui s’est passé pour que déréchef le crépitement, en l’air, des armes, se fasse entendre à Bouaké, Man et d’autres villes comme il y a 7 mois ? Qu’est ce qui a été décidé dans la capitale économique et qui n’a pas plu à Bouaké ?», sinterroge le confrère. Le confrère, qui visiblement ne comprend pas le comportement des homme de Ouattara, les a purement et simplement assimilé à «des Pancho Villa d’opérette, du nom de ce hors-la-loi mexicain qui s’est proclamé général, car leurs armes sont tournées contre leurs frères civils !» Et de conclure que «c’est le pire des sacrilèges lorsque des militaires en arrivent à pointer leurs armes contre des frères civils !»

Pour le confrère “Le Pays“, Alassane Dramane Ouattara ne doit s’en prendre qu’à lui-même puisqu’il n’a rien fait pour ramener la paix après sa prise de pouvoir. Car soutient le confrère, «politiquement, la réconciliation nationale se trouve toujours dans une certaine impasse. Militairement, le programme DDR (démobilisation, désarmement, réinsertion), subséquent aux accords politiques de Ouagadougou de mars 2007 qui devraient aboutir à une pacification du pays, semble ne pas produire les effets escomptés». Et si malgré ces fait de grande importance, Alassane Dramane Ouattara s’est engagé à payer à ces ex-rebelles une sorte de rançon de la compromission quand ils se sont mutinés en début d’année, alors il a fait preuve de laxisme et de fébrilité et donné l’impression à ces ex-rebelles, qu’il valait mieux revendiquer à la canonnière, rappelle le confrère.

Eburnienews.net

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