« Les organes du pouvoir » : Le reportage de Canal + qui dénonce les crimes rituels au Gabon

Le 8 avril 2012, Canal + a diffusé dans le cadre de son émission de reportage «l’Effet Papillon», un documentaire intitulé «Les organes du pouvoir». Le reportage a fait intervenir des parents de victimes, de même qu’une femme qui témoigne de son propre enlèvement a choqué de nombreux spectateurs.

Le reportage commence par le témoignage de dame Honorine Monabio, la mère de Marcelle Mouketou, une étudiante de 24 ans, en première année de psychologie à Libreville, retrouvée morte en décembre 2011 sur la plage de l’hôpital Jeanne Ebori. La victime, selon un rapport d’autopsie, avait subi l’extraction du cœur et d’une partie du lobe supérieur du poumon gauche. L’ablation du cœur induisait qu’il s’est agi d’un crime rituel. Sa mère pense que ces ablations se sont effectuées alors que sa fille était encore en vie.

Le reportage fait également intervenir Pierre, un féticheur qui explique que lorsque l’on arrache un organe à une personne vivante, celui qui utilse cet organe sera plus puissant. «Lorsqu’on vous prélève vivant, c’est-à-dire qu’on vous coupe le clitoris vivant, qu’on vous coupe la langue vivant, qu’on prend un œil vivant, c’est là où il y a la souffrance et là, c’est une lutte, à partir de là, vous êtes doublé, vous êtes dédoublé, vous êtes triplé et vous êtes plus fort et, plus vous êtes plus fort, plus vous criez, plus vous avez mal, plus vous vous dédoublez et plus vous serez utile», explique le féticheur.

Et tout au long du reportage, des internants ont laissé transparaître l’idée selon laquelle il y aurait une relation directe entre les crimes rituels et les différents scrutins nationaux et locaux. Un indice qui fait dire a de nombreux gabonais que les politiques sont les premiers commanditaires de ces crimes. Toute chose que refute le procureur adjoint de la République.

Apparemment les autorités gabonaises n’ont pas apprécié que ce reportage soit diffusé au Gabon. En tout cas, la vidéo du le reportage a été purement et simplemen restreinte au visionnage à partir de l’Afrique. Pourtant le sujet reste d’actualité, tant au Gabon qu’en Côte d’Ivoire, puisqu’il y a toujours une vague incroyable de crimes rituels.

A bien des égards, ce reportage peut tout aussi avoir été fait en Côte d’Ivoire. Il suffit seulement de remplacer le nom des inervenants et on se croirait à Abidjan.

Eburnienews.net

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