Les oubliés de Bouaké: Ils ont jeté la Côte d’Ivoire dans la tristesse. Ils regrettent maintenant leur choix.

Lorsqu’en 2002, ils s’engageaient aux côtés des responsables de la rébellion, ils étaient loin d’imaginer qu’une fois la lutte terminée, ils seraient oubliés par leurs anciens compagnons aujourd’hui au pouvoir. Au delà de ces frustrations individuelles, c’est la ville de Bouaké de façon générale qui affiche un visage de ville abandonné…

Un reportage exclusif du correspondant de Droit libre TV en Côte d’ivoire.

 


Bouaké en quête de repère va mal, pourtant elle méritait mieux

Autrefois, Bouaké la seconde ville de la Côte d’Ivoire avait des symboles qui faisaient de cette localité une fierté pour le centre du pays. Bouaké et sa piscine et ces grandes rues bien éclairées. Notre piscine est devenue un champ de manioc. Le zoo n’existe plus. Les orchestres comme l’Ofi et oiseau bleu n’existent plus. L’orchestre les vétérans a disparu. La coupe canada et le carnaval ont rendu l’âme. Plus d’alliance Gonfreville club. Plus d’us.ran. Plus de dirigeants sportifs charismatiques comme “vieux konaté et vieux kambou “. Plus de compétitions sportives comme le championnat oissu.

Le théâtre de verdure du lycée classique 1 n’est plus que l’ombre de lui même. Il a fallu la mémorable visite du chef de l’Etat pour que Bouaké retrouve un coup de pinceau avec des rues bitumées et l’éclairage public réhabilité. Et dire que sur les factures de la CIE, un chapitre est réservé à cet éclairage public qu’on pourrait qualifier d’obscurité publique. Et pourtant le contribuable a continué à payer pour un service non effectué. Le jardin municipal a été cédé à une banque. Que dire du patrimoine de certains établissements scolaires, morcelés et vendus. Il n’ya plus de marché donnant l’occasion aux commerçants de s’installer sur la voie en attendant une opération de déguerpissement.

Bref, Bouaké doit être réinventé. Et le comble, Bouaké a perdu tous ses arbres fruitiers qui ont une histoire pour nous qui avons fait l’école dans cette ville. Les arbres ont été abattus dans l’indifférence la plus totale. Et pourtant, Bouaké méritait mieux.

Par Me Yaya Koné à Bouaké

Source: Lebanco.net


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