Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Encensés et glorifiés par certains noirs, les anciens présidents américains sont des personnages qui occupent une grande place en occident. Le premier a rédigé la « Déclaration d’Indépendance » et le second a proclamé « l’abolition de l’esclave ». Lorsque l’on s’attarde un peu sur leurs écrits, leurs discours et leurs actions, les perceptions semblent quelque peu contraster avec la vision héroïque que les manuels d’histoire les dépeignent, en occident.

Jefferson était attaché aux Droits de l’homme mais pas aux droits des noirs, pour lesquels il ne fera strictement rien d’ailleurs. Comme bien d’autres élites « des Lumières du XVIIIe siècle », Thomas Jefferson avait des idées tranchées sur la question de l’esclavage des africains. Et de son coté, Abraham Lincoln s’est converti à l’abolition de l’esclavage, que très tardivement, sous la pression des milieux d’affaires du capitalisme industriel après que la moitié des esclaves se soient enfuis à la fin de la guerre. Si Jefferson et Lincoln sont des héros, ils le sont uniquement que pour les blancs.

En occident, ces deux personnages racistes sont qualifiés « d’abolitionnistes » condamnant la pratique de l’esclavage. Mais Lincoln, comme Jefferson méprisaient les noirs et favorisaient la colonisation vers l’ouest et le sud. Et de la déportation des noirs vers le reste du continent américain. Son projet d’émancipation des Noirs ne s’appliquait qu’aux États « rebelles », c’est-à-dire à ceux qui s’étaient retirés de l’Union.

Lincoln croyait en la supériorité des blancs sur les noirs, et l’a fait savoir à plusieurs reprises. Même après sa proclamation d’émancipation des esclaves, à travers ses discours paternaliste et raciste, Il continuait à refuser l’égalité politique et économique pour les noirs. Il disait lui-même que son obsession était la colonisation et l’unification des états ; et non l’abolition de l’esclavage des noirs.

THOMAS JEFFERSON

Très connu pour ses activités politiques, rédacteur en 1776 de la Déclaration d’indépendance, troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809, il était également avocat, philosophe, naturaliste, bibliothécaire, agronome et propriétaire d’esclaves. Bref, le profil de l’homme universel humaniste qui reste persuadé de tout savoir sur tout, grâce à sa position sociale et surtout sa race. Son père était un riche propriétaire terrien, ce qui lui assurera des revenus suffisants pour faire de la politique. Jefferson qualifiait l’esclavage de « crime abominable », bonne blague il était lui-même propriétaire d’esclaves comme son père. Tout au long de sa vie, il en eut plus de 600, qui travaillaient sur ses plantations de Virginie, notamment à Monticello.

THOMAS JEFFERSON Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Si l’interdiction officielle de la traite, à partir de 1808, tarit quasiment la source directe de l’esclavage, ce commerce indigne prend de l’ampleur à l’intérieur des Etats-Unis. Le défrichement des terres vierges entraîne des déportations massives vers l’Ouest et le « Sud profond » l’Alabama, le Mississipi ou la Louisiane ; au sein d’immenses exploitations agricoles. Ce mouvement ajoutera un nouveau traumatisme, brisant traditions et structures familiales. Plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants en seront victimes de 1790 à 1860. Sur les plantations de coton ou de canne à sucre, les esclaves, astreints à un labeur exténuant, sont soumis à un régime de terreur légale qui autorise à fouetter les récalcitrants, à les marquer au fer rouge, voire à les mutiler.

Si les pratiques de la ségrégation raciale sur certaines catégories de personnes poussent à la réflexion et à la rigidification des discours, les conditions de l’exclusion se trouvent déjà posées dans l’« universalisme » inhérent à la conception de la nature selon Jefferson, réservant ainsi la thématique des « droits de l’homme » à l’exclusivité des blancs. Cette conception se trouve présentée en détail dans un ouvrage, rédigé en 1781, par Thomas Jefferson lui-même. Ce texte qui se veut scientifique et philosophique laisse apparaître toute la cohérence de la pensée raciste de Jefferson.

En réponse aux questions d’un ami étranger, il rédige « les Notes on the State of Virginia » (publié en 1782) C’est à la question XIV (Query XIV : the administration of justice and description of the laws ?) que Thomas Jefferson aborde le chapitre des esclaves de race noire, esclaves parmi lesquels il vivait ; et qu’il connaissait fort bien puisque des analyses ADN ont confirmé qui il était aussi le père de 7 enfants métis dont la mère était Sally Hemings, sa propre esclave de maison. A la mort de Jefferson, Sally et ses enfants n’hériteront de rien car ils étaient considérés comme illégitimes du fait de leur couleur noire.

On peut déjà remarquer que durant toute sa liaison douteuse avec Sally et jusqu’à la fin de sa vie il ne lui passera pas à l’esprit un seul instant, l’idée, de libérer ou même d’affranchir ses propres enfants ainsi que leur mère esclave, qui a lui-même engrossé.

En occident, les manuels scolaires aiment le dépeindre en humaniste, et minimisent toujours le fait qu’il était raciste et propriétaire d’esclave. Dans ses récits Jefferson considérait le peuple noir comme étant inférieur au peuple blanc. Cette pensée s’est fondée sur l’idée d’une infériorité naturelle qui, sous la plume de Thomas Jefferson, se traduit en incapacité culturelle :

« A ses objections, qui sont politiques, on peut en ajouter d’autres, qui sont physiques et morales. La première différence qui nous frappe est celle de la couleur. Que le noir du nègre réside dans la membrane réticulaire entre la peau et le tissu sous-cutané ou dans le tissu sous-cutané lui-même ; qu’il procède de la couleur du sang, de la couleur de la bile, ou de celle d’une autre sécrétion, la différence est fixée en nature, et possède tout autant de réalité que si son siège et sa cause nous étaient mieux connus.

Est-ce que cette différence n’a pas d’importance ? Est-ce que ce n’est pas à partir d’elle qu’on règle l’attribution d’une part plus ou moins grande de beauté pour les deux races ? Est-ce que les mélanges subtils de rouge et de blanc dont les nuances empourprent les joues de l’une, témoignages de chaque passion, ne sont pas préférables à cette éternelle monotonie qui règne sur l’aspect de l’autre, à cet immuable voile de noir qui couvre toutes les émotions de l’autre race ? Ajoutez à cela des cheveux flottants, une forme plus élégante et plus symétrique, leur propre jugement en faveur des Blancs – visible dans la préférence qu’ils marquent pour les Blanches, exactement comme l’Orang-outan préfère les femmes noires aux femelles de sa propre espèce. On soutient que le critère esthétique est important pour la reproduction des chevaux, des chiens et d’autres animaux domestiques ; pourquoi ne pas en tenir compte chez l’homme ? »

Thomas Jefferson – 1781 (les Notes sur l’État de Virginie)

Thomas Jefferson, 1781 (Observations sur la Virginie – ed. Morellet. Page 200)

(Jefferson’s Notes on the State of Virginia – QUERY XIV – Page 147)

 

« Outre les différences de couleur, de figure, de cheveux, il y en a d’autres qui séparent véritablement les deux races. Les noirs ont moins de poil au visage et sur le corps; ils ont moins de sécrétion par les voies apparentes de la nature, et davantage par les glandes de la peau ; ce qui leur donne une odeur forte et désagréable. Cette transpiration plus abondante les rend plus capables de supporter la grande chaleur, et plus sensibles au froid que les blancs. Peut-être aussi quelque différence dans la structure des organes de la respiration, qu’un Physicien habile (M. Crawford) a reconnu être le grand instrument de la production de la chaleur animale, les empêche-t-elle de dégager dans l’acte de l’inspiration une aussi grande quantité de chaleur de l’air extérieur, ou les force-t-elle dans l’acte de l’expiration, d’en laisser échapper davantage. Ils semblent avoir besoin de moins de sommeil. Un noir, après un travail pénible de tout le jour, se laisse aller, pour le plus petit amusement, à veiller la moitié de la nuit, ou plus tard, quoique sachant bien qu’il doit être debout et au travail le lendemain à la pointe du jour. Ils sont aussi braves que les blancs, et risquent plus aisément, davantage peut-être par manque de capacité de prévoir, qui ne leur laisse voir que les dangers pressentent. Lorsque le danger se montre, ils l’affrontent avec le même sang-froid et la même fermeté que les blancs. Ils sont plus ardents après leurs femelles, mais l’amour semble être pour eux plus un désir avide qu’un tendre et délicat mélange de sentiment et de sensation. Leurs chagrins sont passagers: ces peines d’esprit sans nombre, qui font douter que c’est dans sa colère ou dans sa bonté que le Ciel nous a donné l’être : ils les sentent moins vivement et les oublient plus promptement que nous. Toute leur existence paraît tenir moins de la réflexion que de la sensation. On peut attribuer à cette cause leur disposition habituelle à dormir aussitôt que les amusements ou le travail ne les tiennent plus en activité. L’animal qui ne réfléchit pas doit être disposé à dormir, dès qu’il cesse d’être en mouvement. Si l’on compare [avec les Blancs] leurs facultés de mémoire, de raisonner et d’imagination, je vois que pour la mémoire, ils sont les égaux des Blancs, pour le raisonnement, de beaucoup inférieurs et je pense que l’on pourrait difficilement en trouver un capable de comprendre les recherches d’Euclide, pour l’imagination ils sont lents, sans goût et extravagants. Nous les jugerions avec trop de désavantage pour eux, d’après ce qu’ils font dans leur pays natal. Nous devons les observer au milieu des blancs, ou les faits sont d’ailleurs sous nos yeux. »

Thomas Jefferson, 1781
(Observations sur la Virginie – ed. Morellet. Page 201-204)
 
(Jefferson’s Notes on the State of Virginia – QUERY XIV – Page 150-151)
« Je n’ai encore jamais entendu un Noir émettre une pensée s’élevant au-dessus de la simple narration ni vu [produire] de la peinture ou de la sculpture. Ils ont généralement plus de disposition à la musique que les blancs, et une oreille plus juste, tant pour le ton que pour la mesure : il y en a même qui imaginent de petits chants. On n’a point encore point d’exemple qu’ils soient capables de composer une mélodie plus élaborée ou une harmonie un peu compliquée. »

Thomas Jefferson, 1781
(Observations sur la Virginie – ed. Morellet. Page 204-205)
 
(Jefferson’s Notes on the State of Virginia – QUERY XIV – Page 151)
Après s’être interrogé sur les raisons de ces différences, et avoir suggéré des approches scientifiques pour les découvrir, Jefferson conclut :

« Ajoutons une réflexion importante dans une question où il s’agit de dégrader toute une race d’hommes du rang que leur a peut-être donné le Créateur dans l’échelle des êtres. On peut nous reprocher, que quoique nous ayons sous les yeux depuis un siècle et demi les races des hommes noirs et des hommes rouges, nous ne les avons pas encore étudiés comme objets d’histoire naturelle. Je suis donc amené à penser, mais ce n’est là qu’un sentiment, que les noirs, qu’ils forment une race distincte ou qu’ils aient subi une séparation due au temps et aux circonstances, sont inférieurs aux blancs quant au corps et à l’esprit »

Thomas Jefferson, 1781
(Observations sur la Virginie – ed. Morellet. Page 210-211)
 
(Jefferson’s Notes on the State of Virginia – QUERY XIV – Page 155)

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Sources: http://iipdigital.usembassy.gov/…/2012/02/201202101035.html…
http://www.gabonlibre.com/Histoire-Les-propos-negrophobes-d…
http://teachingamericanhistory.org/library/jefferson/
http://iconoreac.blogspot.fr/2013/08/egalite-et-race.html
http://archive.org/…/observ…/observationssurl00jeff_djvu.txt
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ABRAHAM LINCOLN

Homme d’État, Seizième Président des États-Unis d’Amérique.

Le nom de Lincoln est très souvent synonyme de grand homme, l’exemple parfait de fondateur Intéressons-nous donc à son action politique qui l’a rendu si célèbre: l’abolition de l’esclavage.

Il est vrai qu’il est le premier homme politique américain à légiférer en affranchissant les esclaves du pays. Pourtant, lorsque l’on suit la trame chronologique de ses discours, on y découvre un politicien beaucoup plus sombre.

ABRAHAM LINCOLN Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

En opposition aux abolitionnistes le 4 aout 1837, Lincoln déclarait :

« L’institution de l’esclavage se fonde et sur l’injustice et sur une mauvaise politique. […] Mais promouvoir des doctrines abolitionnistes, c’est plutôt accroître que diminuer le mal. »

Bien qu’ayant jamais trouvé l’abolition indispensable auparavant, c’est en 1854, qu’il commence à se dire hostile à l’esclavage. Il s’est donc définit comme anti-esclavagiste. Toutefois, il n’a jamais caché son mépris pour les Noirs. Comme ses concitoyens, il était modérément abolitionniste mais totalement négrophobe et raciste. Il désirait que les Noirs d’Amérique retournent en Afrique, sur leurs terres d’origine. Ceci à la différence des états du Sud qui voulaient que les Noirs demeurent sur le sol américain pour y travailler de force. Le 16 octobre 1854, à Peoria, dans Illinois, il déclare :

« Si j’avais tout le pouvoir sur terre, je ne saurais pas quoi faire de l’esclavage. Ma première impulsion serait de tous les libérer et de les envoyer au Liberia, dans leur terre d’origine. »
Abraham Lincoln (Discours tenu le 16 octobre 1854, à Peoria, Illinois)
Mais en 1858, il déclare :

« Ce que je puis désirer le plus est la séparation des races blanches et noires »
Abraham Lincoln (Discours tenu à Springfield, Illinois, le 17 Juillet 1858) (Complete Works, 1894, Vol. 1, page 273)

Dans la même année il récidive :

« Je dirai donc que je ne suis pas ni n’ai jamais été pour l’égalité politique et sociale des noirs et des blancs, que je ne suis pas, ni n’ai jamais été, pour le fait d’avoir des électeurs ni des jurés noirs, ni pour le fait de les former à exercer ces fonctions, ni en faveur des mariages mixtes; et je dirai en plus de ceci, qu’il y a une différence physique entre la race blanche et la race noire qui interdira pour toujours aux deux races de vivre ensemble dans des conditions d’égalité sociale et politique. Et dans la mesure où ils ne peuvent pas vivre ensemble mais qu’ils coexistent, il faut qu’il y ait une position de supériorité et d’infériorité, et moi-même, autant que n’importe quel autre homme, je suis pour le fait que la position de supériorité soit attribuée à la race blanche»

Abraham Lincoln (Discours à Columbus, Ohio – 4ème débat Lincoln/Douglas, 18 Septembre 1858) (COLLECTED WORKS Vol. 3, pp. 145-146) ou (Speeches and Writings, 1832-1858, éd. Library of America, p. 33)

Ces deux discours a bien été prononcé par Abraham Lincoln en 1858, alors qu’il faisait campagne pour les élections sénatoriales. Mais alors, pourquoi, avec de telles convictions, pourquoi nous fait on croire qu’il s’est battu pour l’abolition de l’esclavage? Replaçons-nous dans le contexte de l’époque. La guerre de sécession fait rage depuis 1861. Cette guerre civile oppose « l’union », c’est à dire les États du Nord dirigés par Abraham Lincoln à la « Confédération », nom donné aux 11 États du Sud dirigés par Davis Jefferson. Il Lincoln s’y est engagé pour s’opposer à la volonté de sécession des états du sud. L’idée de supprimer l’esclavage n’est intervenue que tardivement, en cours de guerre, lorsque les états du nord commençaient à manquer de soldats blancs pour aller au front. Rappelons que les soldats noirs composaient de l’unité exclusivement noire.

Aujourd’hui les occidentaux attribuent le mérite exclusif à leurs héros blancs. Or la proclamation de l’abolition de l’esclavage d’Abraham Lincoln n’est en fait que l’aboutissement d’une lutte acharnée menée d’abord par les esclaves mêmes eux. Les révoltes étaient régulières. Les Blancs avaient une peur panique d’une insurrection de masse. Partout dans le Sud, des milices blanches étaient sur le qui-vive. Il y avait aussi chaque année des milliers de fuyards. Souvent vers le Canada. Le Nord « libre », par sa tristement célèbre loi sur les fugitifs, autorisait cependant la capture des esclaves en fuite sur tout le territoire des États-Unis. « Slave-chaser » (chasseur de prime capturant les fugitifs) était devenu une « profession » lucrative. Il n’encourageait pas les esclaves du Sud à se révolter contre leurs maîtres. Son but n’était pas d’émanciper les Noirs.

En mars 1861 (après son élection, un mois avant le début de la guerre), en s’adressant aux États esclavagistes, lors de son discours inaugural du 4 mars 1861 il dira :

« Je n’ai pas l’intention, ni directement ni indirectement, d’interférer dans la question de l’esclavage dans les Etats où il existe. Je sais que je n’ai pas le droit légal et d’ailleurs je n’en ai pas non plus le goût. ceux qui m’ont nommé et qui m’ont élu l’ont fait avec la pleine connaissance que j’avais fait ces déclarations et beaucoup d’autres et que je ne les avais jamais rétractées. Plus encore, ils ont placé dans le programme présenté à mon acceptation, comme une loi pour eux et pour moi, la résolution claire et formelle »

Abraham Lincoln (discours inaugural du 4 mars 1861)

En 1861, le général Frémont lance une proclamation d’émancipation dans le Missouri ; Lincoln le désavoue. En mai 1862, le général David Hunter déclare libres les esclaves de Géorgie, de Floride et de Caroline du Sud ; Lincoln annule sa décision et toujours en 1862, Horace Greeley – rédacteur en chef de la « Tribune de New York » – écrivit une lettre au président Lincoln pour lui demander d’appliquer les lois émancipant les esclaves. Voici sa réponse :

« Mon objectif essentiel dans ce conflit est de sauver l’Union ; ce n’est pas de sauver ou de détruire l’esclavage. Si je pouvais sauver l’Union sans libérer aucun esclave, je le ferais ; si je le pouvais en en libérant tous les esclaves, je le ferais ; et si je le pouvais en libérant quelques-uns sans toucher au sort des autres, je ferais cela aussi. Ce que je fais à propos de l’esclavage, et de la race colorée, je le fais parce que je crois que cela contribue à sauver l’Union»

Mais, comme il faut satisfaire l’opinion britannique, il lance le 22 septembre 1862 une proclamation préliminaire d’émancipation qui déclare libre tout esclave habitant sur le territoire de la Confédération sudiste non contrôlée par l’Union.

Quelques jours à peine après cette proclamation d’émancipation. Il réitère avec un discours paternaliste et raciste destiné à la communauté noire. En gros, leur dit-il, ce n’est pas parce que vous êtes maintenant affranchis que vous devez vous considérer comme les égaux des blancs!

« Ce que je puis désirer le plus est la séparation des races blanches et noires »  (Discours tenu à Springfield, Illinois, le 17 Juillet 1858).

« … Je dirai donc que je ne suis pas et je n’ai jamais été en faveur de l’égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche, que je ne veux pas et que je n’ai jamais voulu que les Noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu’ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu’il leur soit permis de se marier avec des Blancs. Je voudrais ajouter qu’il y a une différence physique entre Blancs et noirs telle, qu’elle interdit aux deux races d’être un jour sur le même pied d’égalité, socialement et politiquement. Dans la mesure où les deux races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu’elles resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu’un autre, que la race blanche occupe la position supérieure. » (4ème débat Lincoln/Douglas, 18 Septembre 1858).

« Vous et nous, Noirs et Blancs, sommes des races différentes. Il y a entre nous une différence plus importante que celle qui existe entre toutes les autres races. Que ce soit vrai ou faux, nul besoin d’en discuter. Mais cette différence physique est un grand handicap, aussi bien pour vous que pour nous. Je pense que votre race souffre énormément en vivant parmi nous, tandis que la nôtre souffre de votre présence. En un mot, nous souffrons tous. Cela constitue une raison suffisante pour que nous nous séparions. Il est préférable, pour nous tous, que nous soyons séparés. »

Abraham Lincoln (Discours tenu à la Maison Blanche à un groupe de dirigeants de la communauté noire, le 14 Août 1862)

Le deuxième décret, daté du 1er janvier 1863, liste quant à lui explicitement les territoires concernés.
Certes, Lincoln finira par reconnaître que l’émancipation est inévitable, mais le treizième amendement qui interdit l’esclavage sur le territoire de tous les États n’entrera en application que plusieurs années plus tard. Par cette proclamation, il réagissait à un fait accompli. Il savait que de nombreux esclaves s’étaient déjà libérés eux-mêmes. Dès le début de la guerre de Sécession (1861-1865), nombreux s’étaient enfuis en masse. Un sur 3 avait fui. En 1862, la situation était déjà irréversible. Lincoln lui-même avait déclaré une lettre adressé à Albert Hodges :

« Je confesse ouvertement que je n’ai pas déterminé les événements, mais que les événements ont déterminé mes actions. »

Abraham Lincoln (citation de la lettre adressée à Albert Hodges le 4 avril 1864)

Quand on pense que pour Barack Obama, Abraham Lincoln est un modèle. Un héros. Une source d’inspiration « extraordinaire », dans laquelle il n’a cessé de puiser pour forger sa philosophie politique et son rapport au monde. Lors de son investiture le 20 janvier 2009, Obama a même prêté serment sur la bible du président Lincoln. Or, Abraham Lincoln n’a jamais été un farouche abolitionniste. Loin d’être le héros humaniste décrit dans l’imagerie populaire ce personnage américain était avant tout un fin stratège politique.

Dès les années 60 de nombreux militants des droits civiques ont plusieurs démontré que « lorsque, en septembre 1862 Lincoln rendit publique sa proclamation préliminaire d’émancipation, il s’agissait en fait d’une stratégie militaire. Il offrait au Sud un délai de quatre mois pour cesser la rébellion, en menaçant d’émanciper les esclaves si les Sudistes continuaient à combattre, tout en promettant de ne pas toucher l’esclavage dans les États qui décideraient de se rallier au Nord… C’est pourquoi, lors de sa publication, la proclamation d’émancipation affranchissait les esclaves vivant dans les régions qui continuaient de se battre contre l’Union. »

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LE CAS DE L’EUROPE

L’antiracisme est un leurre, une blague, une manipulation idéologique pour amadouer les crédules. Il n y a pas plus paternalistes, colonialistes, racistes et arrogants que les personnes qui vantent cette idéologie. Ils se référent toujours aux écrits de voltaire, Montesquieu, Gandhi ou autres. Problème, tous ces personnages étaient racistes. En réalité, leur anti racisme supposé ne concernait pas les noirs. Comment une civilisation qui s’est construit culturellement sur des idées racistes et colonialistes peut venir dénoncer quelque-chose qu’elle a théorisé et instauré en exterminant des peuples entiers ?

En France, les philosophes racistes sont célébrés et très bien appréciés. Leurs idéaux, philosophies et lois racistes leur ont permis de fonder la Banque de France, grâce notamment aux 4 siècles d’esclavage des africains déportés aux Amériques et aux 2 siècles de colonisation qui ont suivi.

Encore aujourd’hui, comme ils ne peuvent pas dénoncer quelque-chose qu’ils font en permanence et dont ils s’enrichissent par la même occasion, ils inventent des prétextes pour haïr les minorités qu’ils exploitent. Que ce soit à Gauche ou à Droite, les politiciens français sont tous racistes et hypocrites.

N’oubliez pas qu’ils se réclament tous des philosophes des Lumières. Des philosophes qui ont légitimé l’esclavage et instauré le colonialisme en théorisant la hiérarchisation des races bien avant Hitler. Parmi eux on retrouve Gobineau, Lapourge, Renan, Galton, Voltaire, Montesquieu ….. Et la liste est longue, très longue.

Voici une petite brochette de philosophe français, que les écoles francophones aiment donner à étudier aux enfants noirs, et bien sur sans jamais dévoiler le côté sombre de leurs écrits. Les extraits ci-dessous, reflètent clairement et sans ambigüité la pensée profonde de l’homme blanc sur sa vision de l’homme noir.

L’esclavage et la colonisation par le passé furent justifiés de manière hypocrite par un devoir de « sauver l’âme » et de « mission civilisatrice » pour les « sauvages africains ». Bien qu’ils soient tous racistes du premier au dernier, certains noirs arrivent quand même à leurs trouver des circonstances atténuantes en invoquant ce sacro-saint contexte d’époque. Époque rappelons le, ou l’homme noir n’était qu’un bien meuble (code noir). C’est d’ailleurs grâce à leur idées que l’Europe s’est enrichit après avoir exterminer les amérindiens et les aborigènes, et asservit les africains.

Mais qu’en est-il alors du contexte d’aujourd’hui ? Pourquoi en 2015 trouve-t-on encore aux Antilles et en Afrique de nombreuses rues, écoles et places publiques qui portent le nom de ces négriers ? Comment peut-on accepter d’envoyer ses enfants s’instruire au sein d’établissements portant des noms d’auteurs qui clairement méprisé nos ancêtres ? Pourquoi parallèlement à ça, ne trouve-t-on jamais en France de rues, écoles ou places publiques portant des noms de Vichystes, d’anciens nazis, de suprématistes noirs ou de racistes anti blancs ?

ROUSSEAU

Quand Rousseau disserte sur les inégalités et la violence sociale, il ne pense qu’aux Européens, pas un mot pour le Noir ferré aux Antilles. Silence aussi sur l’esclavage et le Code noir, alors que le philosophe n’a pas été tendre, dans son Contrat social. En fait, pour lui, le Noir n’est pas un homme et n’a pas d’âme. D’un côté, le philosophe affirme que la couleur de peau n’est pas un critère pertinent pour juger l’humanité. Mais dit par ailleurs que les habitants de l’Afrique sont « aussi singuliers par leur caractère que par leur couleur ».

Jean Jacques Rousseau Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Et hop, voilà comment un soit disant anti raciste révèle sans ambigüité sa vision de l’homme le Noir. Il a pourtant écrit un chapitre entier du Contrat social sur l’esclavage. Mais il n’y est question que d’hommes. Pas des nègres.

Peut-être ce silence est-il encore plus inquiétant que les sarcasmes racistes et décomplexés de Voltaire. En revanche, nous avons un témoignage sur l’humour de Rousseau. Ce témoignage vient d’un contemporain, Mercier, qui, dès 1771 prévoyait avec jubilation l’abolition de l’esclavage pour L’an 2440.
Voici la scène que rapporte Mercier, dans ses Tableaux de Paris:

« Un jour, j’accompagnais Jean-Jacques Rousseau le long des quais: il vit un nègre qui portait un sac de charbon; il se prit à rire, et me dit:
Cet homme est bien à sa place, et il n’aura pas la peine de se débarbouiller;
Il est à sa place; oh! Si les autres y étaient aussi bien que lui!
Et je le vis rire encore, et suivre de l’œil le nègre charbonnier. »

Louis-Sébastien Mercier (1740-1814) Le tableau de Paris.

Rousseau n’a pas eu la moindre compassion pour l’homme qui portait un fardeau. Il n’a vu qu’un animal nègre qui se débarbouiller le soir comme les bougnats ordinaires.

Pour Rousseau, les esclaves nègres , étaient « bien à leur place ».

Le racisme : un thème récurrent chez Voltaire

En 1734, vingt-deux ans avant l’Essai sur les moeurs, Voltaire publie le Traité de Métaphysique. La thèse de l’origine différente et de l’inégalité des races humaines est déjà présente, dans toute sa nudité et toute sa violence.

Descendu sur ce petit amas de boue, et n’ayant pas plus de notion de l’homme que l’homme n’en a des habitants de Mars ou de Jupiter, je débarque vers les côtes de l’Océan, dans le pays de la Cafrerie, et d’abord je me mets à chercher unhomme. Je vois des singes, des éléphants, des nègres, qui semblent tous avoir quelque lueur d’une raison imparfaite. Les uns et les autres ont un langage que je n’entends point, et toutes leurs actions paraissent se rapporter également à une certaine fin. Si je jugeais des choses par le premier effet qu’elles font sur moi, j’aurais du penchant à croire d’abord que de tous ces êtres c’est l’éléphant qui est l’animal raisonnable. Mais, pour ne rien décider trop légèrement, je prends des petits de ces différentes bêtes; j’examine un enfant nègre de six mois, un petit éléphant, un petit singe, un petit lion, un petit chien: je vois, à n’en pouvoir douter, que ces jeunes animaux ont incomparablement plus de force et d’adresse; qu’ils ont plus d’idées, plus de passions, plus de mémoire, que le petit nègre; qu’ils expriment bien plus sensiblement tous leurs désirs; mais, au bout de quelque temps, le petit nègre a tout autant d’idées qu’eux tous. Je m’aperçois même que ces animaux nègres ont entre eux un langage bien mieux articulé encore, et bien plus variable que celui des autres bêtes. J’ai eu le temps d’apprendre ce langage, et enfin, à force de considérer le petit degré de supériorité qu’ils ont à la longue sur les singes et sur les éléphants, j’ai hasardé de juger qu’en effet c’est là l’homme; et je me suis fait à moi-même cette définition:  

Voltaire Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encoreL’homme est un animal noir qui a de la laine sur la tête, marchant sur deux pattes, presque aussi adroit qu’un singe, moins fort que les autres animaux de sa taille, ayant un peu plus d’idées qu’eux, et plus de facilité pour les exprimer; sujet d’ailleurs à toutes les mêmes nécessités; naissant, vivant, et mourant tout comme eux.

Après avoir passé quelque temps parmi cette espèce, je passe dans les régions maritimes des Indes orientales. Je suis surpris de ce que je vois: les éléphants, les lions, les singes, les perroquets, n’y sont pas tout à fait les mêmes que dans la Cafrerie, mais l’homme y paraît absolument différent; ils sont d’un beau jaune, n’ont point de laine; leur tête est couverte de grands crins noirs. Ils paraissent avoir sur toutes les choses des idées contraires à celles des nègres. Je suis donc forcé de changer ma définition et de ranger la nature humaine sous deux espèces la jaune avec des crins, et la noire avec de la laine.  

Mais à Batavia, Goa, et Surate, qui sont les rendez-vous de toutes les nations, je vois un grande multitude d’Européens, qui sont blancs et qui n’ont ni crins ni laine, mais des cheveux blonds fort déliés avec de la barbe au menton., On m’y montre aussi beaucoup d’Américains qui n’ont point de barbe: voilà ma définition et mes espèces d’hommes bien augmentées.  

Je rencontre à Goa une espèce encore plus singulière que toutes celles-ci: c’est un homme vêtu d’une longue soutane noire, et qui se dit fait pour instruire les autres. Tous ces différents hommes, me dit-il, que vous voyez sont tous nés d’un même père; et de là il me conte une longue histoire. Mais ce que me dit cet animal me paraît fort suspect. Je m’informe si un nègre et une négresse, à la laine noire et au nez épaté, font quelquefois des enfants blancs, portant cheveux blonds, et ayant un nez aquilin et des yeux bleus; si des nations sans barbe sont sorties des peuples barbus, et si les blancs et les blanches n’ont jamais produit des peuples jaunes. On me répond que non; que les nègres transplantés, par exemple en Allemagne, ne font que des nègres, à moins que les Allemands ne se chargent de changer l’espèce, et ainsi du reste. On m’ajoute que jamais homme un peu instruit n’a avancé que les espèces non mélangées dégénérassent, et qu’il n’y a guère que l’abbé Dubos qui ait dit cette sottise dans un livre intitulé Réflexions sur la peinture et sur la poésie, etc.

Il me semble alors que je suis assez bien fondé à croire qu’il en est des hommes comme des arbres; que les poiriers, les sapins, les chênes et les abricotiers, ne viennent point d’un même arbre, et que les blancs barbus, les nègres portant laine, les jaunes portant crins, et les hommes sans barbe, ne viennent pas du même homme.(…)

Je me suppose donc arrivé en Afrique, et entouré de nègres, de Hottentots, et d’autres animaux. Je remarque d’abord que les organes de la vie sont les mêmes chez eux tous; les opérations de leurs corps partent toutes des mêmes principes de vie; ils ont tous à mes yeux mêmes désirs, mêmes passions, mêmes besoins; ils les expriment tous, chacun dans leurs langues. La langue que j’entends la première est celle des animaux, cela ne peut être autrement; les sons par lesquels ils s’expriment ne semblent point arbitraires, ce sont des caractères vivants de leurs passions; ces signes portent l’empreinte de ce qu’ils expriment: le cri d’un chien qui demande à manger, joint à toutes ses attitudes, a une relation sensible à son objet; je le distingue incontinent des cris et des mouvements par lesquels il flatte un autre animal, de ceux avec lesquels il chasse, et de ceux par lesquels il se plaint; je discerne encore si sa plainte exprime l’anxiété de la solitude, ou la douleur d’une blessure, ou les impatiences de l’amour. Ainsi, avec un peu d’attention, j’entends le langage de tous les animaux ; ils n’ont aucun sentiment qu’ils n’expriment : peut-être n’en est-il pas de même de leurs idées ; mais comme il paraît que la nature ne leur a donné que peu d’idées, il me semble aussi qu’il était naturel qu’ils eussent un langage borné, proportionné à leurs perceptions. 

Que rencontré-je de différent dans les animaux nègres? Que puis-je y voir, sinon quelques idées et quelques combinaisons de plus dans leur tête, exprimées par un langage différemment articulé? Plus j’examine tous ces êtres, plus je dois soupçonner que ce sont des espèces différentes d’un même genre. Cette admirable faculté de retenir des idées leur est commune à tous ; ils ont tous des songes et des images faibles, pendant le sommeil, des idées qu’ils ont reçues en veillant ; leur faculté sentante et pensante croît avec leurs organes, et s’affaiblit avec eux, périt avec eux. Que l’on verse le sang d’un singe et d’un nègre, il y aura bientôt dans l’un et dans l’autre un degré d’épuisement qui les mettra hors d’état de me reconnaître ; bientôt après leurs sens extérieurs n’agissent plus, et enfin ils meurent. (…)

Enfin je vois des hommes qui me paraissent supérieurs à ces nègres, comme ces nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres et aux autres animaux de cette espèce. 

Dix ans après le Traité de Métaphysique, et douze ans avant l’Essai sur les moeurs, Voltaire publie sa Relation touchant un Maure blanc amené d’Afrique à Paris en 1744. 

Voici la partie la plus intéressante de ce texte. L’observation voltairienne que la différence entre les races humaines est “aussi profonde que la différence entre un lévrier et un barbet”  se retrouvera dans l’Essai sur les moeurs. Voltaire devait trouver cette comparaison suffisamment puissante, ou piquante, pour qu’il se donne la peine de la répéter.

Source: http://www.contreculture.org/AG%20Voltaire.html

 

Montesquieu

«On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. […] Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous mêmes chrétiens.» Montesquieu (De l’esprit des lois, 1748)

Montesquieu Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Montesquieu

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DÉCONSTRUCTION DES REPRÉSENTATIONS COLONIALES

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CITATION DES AUTRES AUTEURS

GUY DE MAUPASSANT

Guy de Maupassant Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Guy de Maupassant

« En Afrique les filles foisonnent, mais elles sont toutes aussi malfaisantes et pourries que le liquide fangeux des puits sahariens », Guy de Maupassant

CHARLES DARWIN

Ces malheureux sauvages ont la taille rabougrie Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

« Ces malheureux sauvages ont la taille rabougrie, le visage hideux, couvert de peinture blanche, la peau sale et graisseuse, les cheveux mêlés, la voix discordante et les gestes violents. Quand on voit ces hommes, c’est à peine si l’on peut croire que ce soient des créatures humaines … On se demande souvent quelles jouissances peut procurer la vie à quelques-uns des animaux inférieur ; on pourrait se faire la même question, et avec beaucoup plus de raison, relativement à ces sauvages. » Charles Darwin (Voyage d’un naturaliste autour du monde, 1831 à 1836).

GEORGES CUVIER

cuvier Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

« La race nègre est confinée au midi de l’Atlas, son teint est noir, ses cheveux crépus, son crâne comprimé et son nez écrasé ; son museau saillant et ses grosses lèvres la rapprochent manifestement des singes : les peuplades qui la composent sont toujours restées barbares (…) la plus dégradée des races humaines, dont les formes s’approchent le plus de la brute, et dont l’intelligence ne s’est élevée nulle part au point d’arriver à un gouvernement régulier. » Georges Cuvier (1769-1832, zoologiste, Recherches sur les ossements fossiles)

ERNEST RENAN

« La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre… La conquête d’un pays de race inférieure par une race supérieure n’a rien de choquant … » Ernest Renan (La réforme intellectuelle et morale)

Ernest Renan Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

« La nature a fait une race d’ouvrier, c’est la race chinoise (…) une race de travailleur de la terre, c’est le nègre (…) une race de maîtres et de soldats, c’est la race européenne. » Ernest Renan (le Discours sur la nation).

CHARLES RICHET

« Nous créerons parmi les races qui peuplent la Terre, une véritable aristocratie, celle des blancs, non mélangés avec les détestables éléments ethniques que l’Asie et l’Afrique introduisent parmi nous ».

Charles Richet Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

« Après l’élimination des races inférieures, le premier pas dans la voie de la sélection, c’est l’élimination des anormaux … On va me traiter de monstre parce que je préfère les enfants sains aux enfants tarés … Ce qui fait l’homme c’est l’intelligence. Une masse de chair humaine, sans intelligence, ce n’est rien … » Charles Richet (1850-1935, Prix Nobel de médecine et physiologie 1913, Sélection humaine 1919)

GEORGES VACHER DE LAPOUGE

« Au point de vue sélectionniste, je regarderais comme fâcheux le très grand développement numérique des éléments Jaunes et Noirs qui seraient d’une élimination difficile. Si toutefois la société future s’organise sur une base dualiste, avec une classe dolicho-blonde dirigeante et une classe de race inférieure confinée dans la main-d’œuvre la plus grossière, il est possible que ce dernier rôle incombe à des éléments Jaunes et Noirs. (…) Il ne faut pas oublier que l’esclavage n’a rien de plus anormal que la domestication du cheval ou du bœuf. »

GEORGES VACHER DE LAPOUGE Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Georges Vacher de Lapouge (1854-1946, entomologiste et anthropologue, père de l’aryanisme, il fut l’auteur de L’Aryen et son rôle social, éléments fondateurs de l’antisémitisme nazi)

JOSEPH ARTHUR DE GOBINEAU

« Il me semble voir un Bambara assistant à l’exécution d’un des airs qui lui plaisent. Son visage s’enflamme, ses yeux brillent. Il rit, et sa large bouche montre, étincelante au milieu de sa face ténébreuse, ses dents blanches et aiguës. La jouissance vient … Des sons inarticulés font effort pour sortir de sa gorge, que comprime la passion ; de grosses larmes roulent sur ses joues proéminentes ; encore un moment, il va crier : la musique cesse, il est accablé de fatigue… Le nègre possède au plus haut degré la faculté sensuelle sans laquelle il n’y a pas d’art possible ; et, d’autre part, l’absence des aptitudes intellectuelles le rend complètement impropre à la culture de l’art, même l’appréciation de ce que cette noble application de l’intelligence des humains peut produire d’élevé. Pour mettre ses facultés en valeurs, il faut qu’il s’allie avec une race différemment douée… »

Joseph Arthur de Gobineau Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Joseph Arthur de Gobineau (1816-1882, diplomate et écrivain, Essai sur l’inégalité des races humaines).

ALBERT SCHWEITZER

« L’Européen ne saura jamais à quel point est effroyable la vie de ces malheureux qui passent leur temps dans la crainte des sortilèges dirigés contre eux. Seuls, ceux qui ont vu cette misère de près comprennent que c’est un devoir d’humanité d’enseigner aux peuples primitifs une autre conception du monde et de la vie, pour les délivrer de ces croyances funestes (…) Quant à l’effort intellectuel que représentent les conquêtes techniques, l’indigène n’est pas capable de l’évaluer. Mais quand il a affaire à un Blanc, il sent avec une intuition infaillible si celui-ci est une personnalité, une personnalité morale (…) le primitif ne connaît que des jugements de valeurs élémentaires (…) quand il rencontre la bonté unie à la justice et à la véracité, la dignité intérieure derrière la dignité extérieure, il s’incline et reconnaît son maître. »

Albert Schweitzer Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Albert Schweitzer (1875-1965, théologien, philosophe, musicien et médecin missionnaire au Gabon, prix Nobel 1952 de la Paix, in À l’orée de la forêt vierge).

KONRAD LORENZ

« Il faudrait pour la préservation de la race, être attentif à une élimination des êtres moralement inférieurs encore plus sévère qu’elle ne l’est aujourd’hui … nous devons, et nous en avons le droit, nous fier aux meilleurs d’entre nous et les charger de faire la sélection qui déterminera la prospérité ou l’anéantissement de notre peuple. »

KONRAD LORENZ Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Konrad Lorenz (1903-1989, biologiste et philosophe, ancien sympathisant nazi devenu militant écologiste, prix Nobel 1973 de physiologie pour ses recherches sur le comportement animal).

Victor Hugo

A l’occasion d’un banquet commémoratif de l’abolition de l’esclavage, un 18 mai 1879, l’homme prononça ces mots :

Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire qui date de son commencement dans la mémoire humaine ; l’Afrique n’a pas d’histoire ; une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée pour la supprimer ; et quand elle s’est crue délivrée de l’Afrique, Rome a jeté sur cette morte immense une de ces épithètes qui ne se traduisent pas : Africa portentosa. (qui tient du prodige, merveilleuse). (…) Les hardis pionniers se sont risqués et, dès leurs premiers pas, ce sol étrange est apparu réel. (…) Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie, déserte, c’est la sauvagerie, mais elle ne se dérobe plus. (…)

Au dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au vingtième siècle l’Europe fera de l’Afrique un monde. Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra. Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? A personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes. Dieu donne l’Afrique à l’Europe. Prenez-la.’

Jules Ferry: La supériorité de la race blanche, justification du colonialisme

Voici, à la tribune de la Chambre des députés, le 28 juillet 1885, un éloge de la supériorité de la race blanche :

« Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures…» (Marques d’approbation sur les mêmes bancs à gauche – Nouvelles interruptions à l’extrême gauche et à droite.)

Jules Ferry Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Jules Ferry

Voici le commentaire que Joseph Fabre fait de la déclaration de Jules Ferry: «C’est excessif ! Vous aboutissez ainsi à l’abdication des principes de 1789 et de 1848… (Bruit), à la consécration de la loi de grâce remplaçant la loi de justice.»

Jules Ferry de continuer: «Ces devoirs, messieurs, ont été souvent méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement, quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. (Très bien ! très bien !) Mais, de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquit­tent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de ce devoir supérieur de civilisation.»

(…)

«Est-ce que vous pouvez nier, est-ce que quelqu’un peut nier qu’il y a plus de justice, plus d’ordre matériel et moral, plus d’équité, plus de vertus sociales dans l’Afrique du Nord depuis que la France a fait sa conquête ? …»

(…)

«Est-ce qu’il est possible de nier que ce soit une bonne fortune pour ces malheureuses populations de l’Afrique équatoriale de tomber sous le protectorat de la nation française ou de la nation anglaise ? …» (Vives marques d’approbation sur divers bancs.)

WILLIAM SHOCKLEY

William Shockley (1919-1989, physicien, prix Nobel 1956 de Physique, co-inventeur du transistor) demanda à l’Académie des Sciences américaines :

« que des recherches soient entreprises pour déterminer l’influence de la forte natalité des Noirs sur la qualité de la population américaine et propose de stériliser ceux qui ont un QI inférieur à 100 ».

WILLIAM SHOCKLEY Ces racistes célèbres que les Noirs adulent encore

Il fut l’auteur d’une proposition de loi destinée à octroyer une prime financière à toutes les femmes noires qui accepteraient de se faire stériliser.

Source: Eburnienews (avec sunuker.com)

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One comment

  1. Bonjour,

    Très bon article, merci! J’ai beaucoup aimé vos commentaires et les textes en appuis de Jefferson, Lincoln et Voltaire.Ca donne envie de savoir plus sur le sujet et ses/les mecanismes de systémisation de l’esclavage.

    Cependant, il me semble (à vérifier de vous même plus en détail) que Montesquieu n’était pas pour l’esclavage. “De l’Esclavage des “Nègres”” (1748), de ce que j’ai appris pour l’oral de français du baccalauréat, est en fait une satire des esclavagistes qui essyeraient par tout moyen de justifier leurs actions inexeplicables.

    “Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens. Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :

    Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres.
    Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
    Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre.
    On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir.
    Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie, qui font les eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée.
    On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
    Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez les nations policées, est d’une si grande conséquence.
    Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
    De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?”

    Il utilise l’ironie et l’absurde, explications à avoir ici :[Link deleted]

    Tout comme il est extrèmement important de faire justice à l’Histoire du monde et donc des injustices des Africains, esclaves déportés et colonisés, il serait comprésenhive d’instruire des choses qui sont par ailleurs elles-mêmes fondées.

    C’est le premier article que je lis de ebrunienews et je vais revenir, c’est enrichissant.

    Bonne continuation,
    Hortense

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