# EODE-TV & AFRIQUE MEDIA/ LES USA PREPARENT-ILS UN « PRINTEMPS AFRICAIN » ?/ LE SOMMET USA-AFRICAN LEADERS DECRYPTE (1) from EODE-TV on Vimeo.

Les réseaux américains qui visent Malabo: Qui veut destabiliser la Guinée Equatoriale?

Commençons par un détour indispensable pour comprendre.

Début Août 2014 à Washington se tenait le « Sommet USA-African Leaders » sur invitation d’Obama. Un piège tendu aux chefs d’état africains. Obama et Kerry y annoncent une vague de changements de régimes en Afrique (1), désignant même 13 chefs d’état. Le modèle : le soi-disant « printemps arabe ». Le but : recoloniser l’Afrique au profit des USA (2), en liaison avec le travail de prise en main des armées africaines par l’AFRICOM (créé par Bush II en 2007), le Commandement militaire US pour l’Afrique.

Parmi les cibles principales, le « noyau dur » du « nouveau Panafricanisme » : Idriss Deby Itno au Tchad et surtout le président équato-guinéen Obiang Gnuema Mbassogo. A la tête de ce que les experts qualifient « d’eldorado pétro-gazier », celui-ci est le modèle de la réussite du « soft power » géopolitique en Afrique. Influence culturelle et scientifique (notamment avec un  prix « Unesco-Guinée équatoriale en recherche scientifique »), modèle économique alternatif d’émergence, soutien aux médias panafricains, participation à la Francophonie et à son équivalent lusitophone. Horosco referens, le président équato-guinéen rend hommage « au regretté Colonel Kadhafi », à son œuvre et à sa vision de l’Afrique unie et du Panafricanisme.

UNE VASTE OPERATION DE DESTABILISATION DE L’AFRIQUE DECIDEE A WASHINGTON EN AOUT 2014 : LA GUINEE EQUATORIALE PARMI LES CIBLES PRINCIPALES

Au même moment que le sommet officiel, se tenait aussi à Washington un « sommet alternatif » (3) organisé par un organisme d’état US (créé par Ronald Reagan dans les Années 1980), financé sur le budget américain, la NED, que certains analystes qualifient de « vitrine légale de la CIA ». En collaboration avec une de ses filiales, la NDI (lui aussi un organisme d’état US, financé sur le budget américain), l’USAID, l’Open Society de Söros et un ensemble d’ONG et médias que l’on retrouve depuis 15 ans dans les « révolutions de couleur » en Eurasie et le « printemps arabe ». Des centaines d’activistes, de syndicalistes, de journalistes surtout y sont pris en main.

 

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Car pas de « révolution de couleur » sans une intense préparation médiatique, à la fois au niveau du pays déstabilisé, mais aussi international. Ici soutien dans les autres pays africains. Support dans les grandes capitales occidentales. Rapidement les groupes de jeunes activistes sont organisés, sur le modèle des Serbes d’OTPOR/CANVAS (les tombeurs de Milosevic en 2000, la première des révolutions de couleur). Et tout aussi vite la conformisation de la presse africaine est mise en place, d’autant plus facilement qu’un vaste réseau d’ONG, Instituts et médias existe déjà. Soutenu, financé, organisé à la fois par les Réseau Söros (notamment la Fondation OSIWA , «Open Society Initiative for West Africa »,  en Afrique du Sud) et la NED et ses pseudopodes. Voici le décor planté.

QUAND LA NED, VITRINE LEGALE DE LA CIA, CIBLE DIRECTEMENT LA GUINEE EQUATORIALE ! 

Je ne suis pas un partisan de la « Théorie du complot ». Et personne n’a jamais pu m’accuser sur ce plan là. Mais l’action des services secrets, les réseaux parallèles de barbouzes, la diplomatie parallèle, les plans géopolitiques ne relèvent pas du complot mais de la réalité. Et les preuves en sont innombrables.

Voici donc la preuve de l’implication directe de la NED dans la déstabilisation de la Guinée Equatoriale, comme l’ont révélé mes enquêtes depuis plus d’un an, dans la déstabilisation de Malabo et de beaucoup d’autres capitales africaines.

PANAF QUI GE 1 réseaux us 2015 09 04 FR 2 Les réseaux américains qui visent Malabo: Qui veut destabiliser la Guinée Equatoriale?

Nous publions un document : le clip publicitaire officiel du « Sommet Afrique » d’août 2014 de la NED ! Vous y verrez la 5e colonne US en Afrique, sûre d’elle, déterminée. A noter l’accent mis sur un activiste de GUINEE EQUATORIALE, Tutu Alicante, de l’ONG « EG Justice » mis en avant.

On y explique sans pudeur qui sont les partenaires de la NED, notamment les Réseaux OPEN SOCIETY de Georges Söros, un autre des grands organisateurs et financiers des « révolutions de couleur ». Cerise sur le gâteau, la conférence était sponsorisée par FREEDOM HOUSE, un autre organisme US spécialisé dans le financement des changements de régime et … FACEBOOK ! A la fin du clip, comme pour vendre une marque, la NED annonce sans vergogne ses sponsors…

Pour rappel, la NED a été qualifiée à juste titre de « vitrine légale de la CIA ». Depuis 30 ans, la National Endowment for Democracy sous-traite la partie légale des opérations illégales de la CIA. Sans éveiller de soupçons, elle a mis en place le plus vaste réseau de corruption du monde, achetant syndicalistes, politiciens, activistes et journalistes.

« EG JUSTICE » C’EST QUOI ?

Cette ONG, fondée en 2007, est associée à un fantomatique « Center for Social and Economic Rights ». Elle est au cœur de la propagande de la NED contre Malabo. Selon sa propre présentation, « EG Justice est une ONG travaillant à promouvoir les droits humains et la domination de la Loi en Guinée Equatoriale. Basée aux USA, elle coordonne les activités sur la Guinée Equatoriale dans plusieurs pays ».

PANAF QUI GE 1 réseaux us 2015 09 04 FR 3 Les réseaux américains qui visent Malabo: Qui veut destabiliser la Guinée Equatoriale?

Parmi les directeurs de cette Ong au service de la politique étrangère du Gouvernement américain on trouvera (sans surprise) (4) :

– Sarah Pray, secrétaire, « Policy Analyst for African Affairs », y représentant les “Open Society Foundations (Washington, D.C.)” de l’inévitable et incontournable financier Georges Soros ;

– Alex Vines, chef du “Africa Programme” de Chatham House (London, UK) depuis 2002, la version britannique de ces Ong occidentales au service de l’impérialisme anglo-saxon (Le monde étant petit, lorsque nous avions organisé le Référendum d’auto-détermination en Crimée en mars 2014, Chattam House était un des centres de la vaste campagne internationale de diffamation contre moi …) ;

– Bennett Freeman, président, dirigeant du Calvert Group (Bethesda, MD), une Ong active dans la levée de fonds. Il est un ex membre du State Department US, et a été assistant-adjoint du Secrétaire d’état US pour « la démocratie, les droits de l’Homme et le Travail ». Dirigeant aussi de l’Ong Oxfam America et de Amnesty International USA.

Curieuse « Ong équato-guinéenne », en fait de Droit US, dirigée par un ex cadre supérieur du State Department US, et dont, à part Tutu Alicante et l’écrivain Juan Manuel Davies Eiso, aucun dirigeant réel n’est équato-guinéen !

Et toujours sans surprise, EG Justice est financée par la NED, comme le révèle le site de l’organisme para-gouvernemental US (5).

« ALICANTE A DES CONTACTS DE HAUT NIVEAU AVEC L’ADMINISTRATION OBAMA » (EL CONFIDENCIAL DIGITAL, MADRID)

Le 9 juin 2009, le site ‘El Confidencial Digital’ publiait les informations suivantes : « Tutu Alicante est arrivé récemment  à Madrid et à Barcelone. L’Equato-guinéen a acquis une renommée internationale, non seulement pour être un des mieux préparés, par sa formation, à une opposition politique, mais aussi pour le succès qu’a son travail de lobbying aux Etats-Unis. Tutu Alicante est à Madrid et à Barcelone. Il espère jouer un rôle notable dans l’ajustement des relations diplomatiques de l’Union européenne et de l’Espagne avec la Guinée équatoriale ». Traduisez qu’il entend organiser l’isolement diplomatique de Malabo en Europe. ‘El Confidencial Digital’ précise encore qu’ « Alicante a des contacts de haut niveau avec l’administration Obama. »

EG Justice asure aussi la coordination entre les réseaux américains anti-Obiang et ceux organisés en Europe, à Madrid et Paris notamment (dont la CORED, elle aussi, nous y reviendrons dans la seconde partie de notre enquête, en liaison étroite avec la NED). Tutu Alicante est déjà venu à Madrid. Les campagnes de presse sont simultanées en Anglais aux USA, en Espagnol à Madrid et en Français à Paris. Et identiques en contenu, forme, accusations. L’interface entre les réseaux est cette EG Justice et une curieuse « Association France-Guinée équatoriale », proche du Quai d’Orsay, que j’ai rencontrée derrière toutes les agressions politico-médiatiques contre Malabo et qui sert de tribune à la CORED (et sur laquelle je reviendrai dans une prochaine analyse).

PANAF QUI GE 1 réseaux us 2015 09 04 FR 4 Les réseaux américains qui visent Malabo: Qui veut destabiliser la Guinée Equatoriale?

En octobre 2011, notamment, Alicante est à Madrid pour organiser la campagne contre le « Prix Obiang Gnuema » à l’UNESCO. Il y donne diverses interviews en espagnol, très injurieuse pour le Président équato-guinéen. Immédiatement, le Site de l’ Association France-Guinée équatoriale en publie une traduction française, assurant la publicité en France d’une visite jusque là passée inaperçue (6).

Autre exemple révélateur : le 7 mai 2012 se tient dans la capitale norvégienne la 4e édition du “Oslo Freedom Forum”, symposium annuel rassemblant des «  militants des droits de l’Homme du monde entier », avec la participation, cette année là, de la bloggeuse tunisienne Lina Ben Mhenni (on est en plein « printemps arabe », la version arabe des révolutions de couleur), du fondateur de Wikipedia Jimmy Wales (qui n’est pas une « encyclopédie en ligne » mais une officine de désinformation liées aux services secrets de l’OTAN), et de Tutu Alicante. A nouveau, , le Site de l’ Association France-Guinée équatoriale en donne un compte-rendu favorable (7).

LES EMEUTES DE LA COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS A MALABO FIN JUIN : UN TEST ? 

Un dernier mot. En février dernier, la Guinée Equatoriale accueille au dernier moment, après le forfait marocain, la CAN (Coupe d’Afrique des Nations). Tout se passe bien. Jusqu’à l’avant-dernier jour. Là lors du match du soir du 5 février, des émeutes « d’une violence inouie » (AFP) assombrissent la grande fête du football. Le prétexte en est la défaite de l’équipe équato-guinéenne et les auteurs des bandes de hooligans et de supporters comme en drainent, hélas, tous les grands clubs. Mais l’ampleur des violences, leur organisation, la résistance aux forces de l’ordre et à l’Armée posent question au spécialiste des révolutions de couleur.

Car toutes s’appuient précisément à leur début sur les émeutes organisées par des groupes de hooligangs ou d’activistes néo-fascistes. La soi-disant « non violence » des partisans de ces révolutions est un mythe forgé pour leur propagande. Partout il faut organiser des émeutes, des affrontements violents, déstabiliser et déconsidérer les régimes en place. Et avant tout cela, il faut tester leur réaction et l’organisation des forces de l’ordre. Cela fait voir les émeutes de Malabo sous un autre angle. Celle d’un test probable dans le cadre de la déstabilisation du Président équato-guinéen, qui est en cours d’organisation par le Bloc occidental. 2016 sera une année d’élections générales, dont la présidentielle, pour Malabo …

Luc MICHEL / PANAFRICOM

 

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