Les révélations sur le dernier message du président Laurent Gbagbo au journal français Mediapart

Les révélations sur le dernier message du président Laurent Gbagbo au journal français Mediapart

Le Président Laurent Gbagbo, très confiant pour la suite de son procès s’est ouvert récemment au journal politico-diplomatique français, au « Médiapart » pour s’adresser au monde entier.

« Je suis otage. Je suis là pour permettre à Ouattara d’être à la présidence et aux Français de continuer à avoir la mainmise sur la côte d’ivoire », a déclaré le Président Laurent. L’ex-Président  ivoirien n’est jamais sorti de la vie politique. Il est toujours resté actif et continue de donner du fil à retorde à ses adversaires.

Malgré son emprisonnement, sa popularité n’a pas baissé en réalité, parce qu’il a une majorité sociologique. Le coup de main de la France à ses adversaires politiques pour le mettre sous l’éteignoir n’a pas donné les résultats escomptés. A travers cette dernière bombe qu’il lâche et qui éclabousse complètement la France, Laurent GBAGBO annonce au monde entier qu’il n’y pas de démocratie dans son pays et que, plus de 50 ans après l’indépendance des pays d’Afrique francophone, c’est toujours la France, l’ancienne puissance coloniale qui impose sa vision politique, économique et militaire à la côte d’ivoire.

Cette dernière sortie de Laurent Gbagbo a fait l’effet d’un électrochoc dans le marigot politique français où aucune réaction n’a été enregistrée depuis lors. Laurent Gbagbo envoie également un message fort aux nouveau Président français, Emmanuel Macron, lors de son voyage en Algérie, avant l’élection présidentielle, avait accusé son pays, la France d’avoir commis un crime contre l’humanité, à travers la colonisation. «C’est un crime. C’est crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes », avait déclaré Macron, essuyant au passage les vives critiquent de la droite française.

Victime du néocolonialisme français, la dernière sortie de Laurent Gbagbo sonne également  comme un appel à Macron qui dénonçait déjà la colonisation française. Pourquoi donc Laurent Gbagbo détenu à la Haye depuis plus cinq (5) ans, s’autorise-t-il à faire des déclarations qui peuvent  avoir des incidences sur son procès en cours ?

Selon une source diplomatique, le procès qui se déroule depuis plus de 16 mois a démontré que l’ancien Président ivoirien est victime d’un complot. « Il n’y a aucune preuves jusque-là pour démontrer sa culpabilité dans les accusations de crimes contre l’humanité portés contre lui. Tout ressemble à une machination purement politique. Le monde découvre qu’il est innocent. Ceux qui pensent que son procès est un procès politique n’ont pas tort », estime notre source.

Gbagbo tient le bon bout

Laurent Gbagbo garde sa sérénité intacte depuis l’ouverture du procès contrairement à procureur de la CPI, Fatou Bensouda qui fait le tour du monde à la recherche de preuves pour le faire condamner. Plutôt que ce soit l’accusé qui cherche à se défendre contre lui, c’est le scénario contraire qui se produit. Bensouda continue son enquête à l’endroit des juges pour divulguer encore et encore de nouveaux éléments de preuves.

La procureure ne disposant d’aucune preuve pour faire condamner Laurent Gbagbo n’aura jamais fini d’enquêter jusqu’à la fin du procès. L’on comprend dès lors que les manœuvres de Bensouda n’ont pour unique objectif que d’allonger inutilement le procès. C’est toute la preuve de l’échec de Bensouda dans ce procès  inique qui risque de sonner le glas de la CPI.

L’instance de justice internationale instrumentalisée pour servir des intérêts impérialistes, court inéluctablement à sa belle mort dans ce procès de recolonisation. Plus de 40 témoins de l’accusation, après plus d’un an et demi d’audiences ,civils ,militaires membres d’ONG d’internationales, experts recrutés par la procureure Gambienne n’ont apporté la moindre preuves de la culpabilité des prévenus qui continuent de croupir dans le geôles de la CPI quand bien même l’on sait qu’en droit, le doute profite à l’accusé.

Les experts en ADN et en image qui ont témoigné au prétoire de la CPI avant la suspension des audiences ont mis fin au procès, à travers leur déposition qui disculpent Laurent Gbagbo, (dans la mystérieuse mort ?) Des sept femmes d’Abobo.

Le juge -Président, l’italien Cuno Tarfusser, resté à l’écart des considérations politiques dans ce procès, a fini par se rendre compte de l’innocence du Président Laurent GABGBO. D’ailleurs, c’est le même juge-Président qui a exprimé une position favorable à la dernière demande de mise en ligne provisoire de l’ancien président ivoirien, émise par sa défense.

« On ira jusqu’au bout » Laurent Gbagbo a eu raison en prononçant cette boutade au début du procès. La France, l’ONU, Alassane Ouattara et Fatou Bensouda  sont rattrapés par leur complot.

Toute la montagne du faux orchestrée pour mettre Laurent Gbagbo sous l’éteignoir est en train de s’effondrer au grand dam de tous ces comploteurs internationaux et leurs relais nationaux. En côte d’ivoire, ceux qui se sont mis en ensemble hier, Alassane Ouattara, Konan Bédié et Guillaume Soro, pour constituer « la famille de l’Hôtel du Golf » pour combattre Laurent Gbagbo s’entredéchirent aujourd’hui.

C’est donc un Laurent Gbagbo en position de force qui accusé ouvertement la France de le maintenir en otage. Emmuré dans un silence coupable, la France cherche une porte de sortie honorable pour sauver la face en relâchant son otage dont la libération est proche.

Source : Le quotidien d’Abidjan No 2064

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