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Les ruses de Facebook, Google et Netflix pour récupérer vos données personnelles

Facebook déploie un nouveau bouton, “Ask”, qui permet de demander à un utilisateur de demander des informations personnelles à un autre. Zoom sur les astuces des géants du Web pour vous stalker.

1. “Ask”: quand Facebook utilise vos amis pour vous soutirer des infos

Vous refusez d’indiquer sur votre profil Facebook si vous êtes célibataire ou non, quelle est votre situation professionnelle ou d’où vous venez? Vos contacts pourront désormais vous poser la question à travers un nouveau bouton, “Ask”. Voici un exemple concret partagé par le site américain Mashable:

Cette fonctionnalité sera déployée progressivement sur les profils des utilisateurs. Elle permet par ailleurs à celui qui est interrogé de choisir qui pourra voir sa réponse. Sauf que l’information se retrouvera dans la base de données de Facebook. Et pourrait donc être utilisée à l’avenir dans le cadre de campagnes marketing (ce qui reste à confirmer, mais quand on sait que Facebook enregistre même les messages effacés avant d’être publiés…).

2. Gmail scanne vos e-mails pour mieux cibler ses pubs

La pratique est connue depuis des années, mais elle n’a jamais été aussi claire et assumée que depuis le 14 avril dernier. Le service d’e-mail de Google a en effet modifié ses conditions d’utilisations, qui ne laissent désormais plus de place au doute:

“Nos systèmes automatisés analysent votre contenu (y compris les emails) pour vous diffuser des fonctionnalités pertinentes pour vous, comme des résultats de recherche personnalisés, de la publicité sur mesure, et détecter spam et malwares. Cette analyse a lieu à la réception, à l’envoi et lors du stockage des contenus”, peut-on y lire. En clair: tout mail qui arrive ou part de votre boîte mail est concerné.

3. Les boutons “like” et “+1”, aspirateurs à données

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) s’inquiète de la prolifération des systèmes de collectes d’informations. Elle a notamment imposé, début 2014, aux sites français (dont L’Express) d’informer leurs utilisateurs de l’utilisation de leurs cookies.

Dans son viseur également, le rôle des boutons “j’aime” de Facebook et “+1” de Google. Car ces derniers ne servent pas qu’à recommander des articles et des produits: ils permettent aux réseaux sociaux de savoir quels sites vous visitez… “Même si vous ne cliquez pas sur le bouton et si vous n’êtes pas connecté sur ce réseau!”, explique la Cnil. Le Guardian compare d’ailleurs carrément Google + à la “Matrice” de la trilogie Matrix.

4. Netflix ou quand big data accouche de House of cards

Le service de vidéos américain, qui s’apprête à débarquer en France, est lui aussi avide d’informations sur ses dizaines de millions d’utilisateurs (44 millions fin 2013). Ses bases de données savent ce que vous avez regardé et quand. Elles font aussi beaucoup plus loin en s’intéressant aux moments où vous allez cliquer sur pause, aux données géographiques ou à celles issues des réseaux sociaux.

Toutes ces informations sont au coeur de la stratégie du diffuseur. “Nous savons ce que les gens regardent sur Netflix. Nous sommes capables, avec un haut degré de certitude, de comprendre quel volume de spectateurs pourrait être intéressé par un programme donné”, expliquait le patron de la firme Jonathan Friedland à Wired en 2012. Statistique révélatrice: plus de 75% des internautes seraient influencés par les recommandations de programmes de Netflix, fondées sur ses bases de données..

La naissance même de la série House of Cards résulte en partie de ce travail sur les statistiques: “Les données de Netflix indiquaient que les utilisateurs qui avaient aimé la production originelle de la BBC regardaient aussi de nombreux films avec Kevin Spacey ou réalisés par David Fincher”, écrit le site américain Salon.com.

Les dirigeants du service en ont conclu qu’un remake de House of Cards avec Kevin Spacey et David Fincher aurait toutes les chances de cartonner. Ou comment regarder des séries permet d’alimenter des bases de données.

5. Géolocalisation, piège à…

Mobilitics, une expérimentation de la CNIL avec l’Inria, s’est penchée en 2013 sur la manière dont les applications mobiles aspirent nos données. L’étude s’est basée sur des volontaires qui ont, pendant trois mois, utilisé des portables appartenant au laboratoire de la CNIL.

Les résultats ont montré l’ampleur du phénomène. En moyenne, 76 événements de géolocalisation par jour et par volontaire ont ainsi été récoltés par des applications pendant ce test. Mieux vaut donc surveiller les paramètres de confidentialité de son téléphone.

Par Adrien Sénécat

Source: lexpansion.lexpress.fr

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