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Les travailleurs du pont Henri Konan Bédié dénoncent l’esclavage

Les travailleurs du pont Henri Konan Bédié dénoncent l’esclavage

Les agents issus de tous les prestataires de service qui construisent le pont Riviera – Marcory, baptisé pont Henri Konan Bédié, ont arrêté brutalement le travail hier matin. Et ce, jusqu’à ce que leurs revendications les plus essentielles soient satisfaites.

Il s’agit, entre autres, du paiement de leur salaire intégral, du versement des droits des licenciés, des mesures d’accompagnement après la fin de contrat de chaque agent, de la reconnaissance de leur ancienneté. de même que la remise de leurs cartes cnps et d’un bulletin de paie certifié par Bouygues TP, la souscription à une assurance maladie et accident, la suppression de la dérogation de 40 h au lieu de 44 h et le pointage des heures de grèves comme des heures de travail, quelle que soit la durée de la grève.

Les agents qui disent ne plus se reconnaître en leurs délégués ont mis sur pied un comité ad’hoc. Ils dénncent l’exploitation et les mauvais traitements dont ils seraient l’objet de la part des sous traitants que Bouygues TP a pris pour la construction du 3ème pont qui traverse la lagune ebrié à abidjan. a les en croire, les chefs d’entreprises qui opèrent sur ce chantier débuté fin 2012 leur ont expliqué que le traitement dont ils sont l’objet est contenu dans leur cahier des charges. c’est ce qui a soulevé le courroux des agents.

Ils ne comprennent toujours pas qu’ils soient soumis à des contrats de travail d’une semaine à un mois, renouvelable, pour les moins chanceux et de 3 mois, renouvelable, pour les plus chanceux. ils ne bénéficient pas d’une couverture d’assurance alors que le travail qu’ils font est très risqué, que le numéro cnps qui figure sur leur bulletin n’existe pas, pour beaucoup d’entre eux. Pis, qu’ils ne soient pas payés au taux réel en vigueur. Alors que la note interne n°10/13, du 18 mars 2013, suite à un mouvement de grève, devait résoudre une partie de leurs préoccupations.

Cette note signée de la sacprm sa parle de la « liquidation des droits au terme d’un contrat ». Et que « les droits des employés seront liquidés au plus tard le 31 décembre 2013 afin de reprendre les compteurs à zéro au 1er janvier 2014. Les heures de travail du samedi seront considérées comme des heures supplémentaires. Par ailleurs, les travaux effectués les dimanches seront rémunérés par une prime exceptionnelle sachant qu’une journée de repos hebdomadaire soit observée». Malheureusement, à en croire les agents, ces dispositions ne sont pas encore respectées et leurs revendications n’ont pas d’oreilles attentives. Dans pareilles conditions, ce pont risque de ne donc pas être livré en décembre prochain.

Approchés pour avoir leur version des faits, les responsables de la sacprm sa ont affirmé, par le biais d’agents de la sécurité postés à l’entrée de leurs bureaux, qu’ils ne reçoivent pas la presse en pareille circonstance.

Lerman Bléoué

Source: Notre Voie N° 4708

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