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Les universités ivoiriennes paralysées par une grève du personnel enseignant et administratif

Les universités ivoiriennes paralysées par une grève du personnel enseignant et administratif

Les universités ivoiriennes sont paralysées depuis, lundi, par une grève du personnel enseignant et administratif qui réclame le paiement d’arriéré de prime de surveillance, de soutenance ainsi que des frais de missions.

Cette grève touche les universités Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et Alassane Ouattara de Bouaké dans le Centre-Nord du pays. A l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, ce débrayage a perturbé les examens programmés notamment au sein de la faculté de Droit.

« Nos examens ont été reportés au 21 juin à cause de la grève déclenchée par nos enseignants », a expliqué Josiane N’dri, étudiante en première année de Droit, interrogée par APA.

Le constat est quasiment similaire à l’université Alassane Ouattara où les grévistes réclament notamment le paiement de la somme de 1,273 milliard de FCFA due depuis 2008 au titre des primes de surveillance, de soutenance, des frais de missions et des heures supplémentaires.

Selon le Pr Roger Dého Tro, porte-parole de l’intersyndicale de l’université Alassane Ouattara, les syndicats ont démontré la « preuve de leur patience et épuisé toutes les voies de recours possibles ». C’est pourquoi, a-t-il ajouté « nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout c’est-à-dire jusqu’à satisfactions de nos revendications ».

Pour lui, le non paiement de ces primes est « injustice ». «(…) Il n’y pas plus consciencieux que les travailleurs de l’Université Alassane Ouattara», a insisté le Pr Tro en soulignant l’échec d’une rencontre des syndicats avec le Président de l’Université Alassane Ouattara, le Pr Lazard Poamé.

Les universités publiques ivoiriennes ont rouvert en septembre 2012 sous le sceau d’un ‘’départ nouveau”, après des travaux de rénovation très lourds, qui ont coûté 111 milliards cfa, lancés à la suite de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

L’objectif des nouvelles autorités était de débarrasser les campus d’une décennie de tourmente politico-militaire, au cours de laquelle ce temple du savoir est devenu un champ de violences et de trafics de tous genres.

Source : APA

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