Les victimes de Duékoué écrivent au patriote Koua Justin

Les victimes de Duékoué écrivent au patriote Koua Justin

Afakaya ! Kou-tou-gou ! Dans quel pays sommes-nous ? Si la liberté de parole devait être enterrée, elle l’est déjà en Côte d’Ivoire, depuis le 11 Avril 2011, conformément  à la volonté de nuisance et d’exploitation sauvage de la France et de l’O.NU. qui ont enlisé notre pays dans un chaos des plus grotesques, en nous imposant un homme en lieu et place du président légalement élu par le peuple ivoirien et proclamé vainqueur par notre Conseil Constitutionnel.

Qui, oui, qui donc, mieux que les Ivoiriens eux-mêmes, peut traduire, face à cet incongru galimatias trop obscur et abusivement nommé communauté internationale, le supplice indicible de notre peuple, dénoncer les crimes de masse volontairement tus par cette coterie ‘’mondilisante’’  et ses obligés aux pratiques sordides et abjectes, s’indigner contre les abus en tous genres qui nous sont imposés par la force des armes entre les mains de brigands envoyés contre nous par ces experts autoproclamés d’une civilisation dont le vrai objectif est de décimer tout peuple progressiste ? Qui, en vérité, peut, à force de parole et non de kalachnikovs ou de bombes assassines, libérer un peuple enchaîné contre son propre gré, le guérir et le racheter, sans menacer une seule vie humaine ?

Du 28 au 30 Avril 2015, au Congrès du Front Populaire Ivoirien à Mama, le jeune KOUA Justin, avec pour seule arme sa parole et son engagement pour les libertés publiques, a réussi cet exploit ! Comment ?  A Mama, devant l’indignation et la colère d’un peuple déterminé face à des forces de police et de gendarmerie désarmées par un régime aux abois, KOUA  Justin a fait front d’une part, en protégeant et en sauvant d’une honteuse déculottée ces soldats -esclaves malgré eux puis d’autre part, en calmant, avec le génie qu’il faut désormais lui reconnaître(avis aux sceptiques et autres damnés), les ardeurs d’une foule innombrable, électrisée par le non-droit ambiant et déterminée à mettre un terme à une inacceptable injustice imposée par un Etat des plus policiers.

Bien cher frère et patriote KOUA  Justin, Nanan KOUA , digne lion du Moronou, ton génie, ton engagement pour sauver les libertés individuelles, la justice  et la démocratie en ton pays te valent aujourd’hui cet  embastillement sans aucun jugement dans un camp pénal à Bouaké. Mais alors tes geôliers, savent-ils au moins que la sève de la pensée de justice et de liberté qui coule en toi, ils ne pourront jamais l’emprisonner ?

Qui peut prétendre emprisonner ces innombrables graines et fruits que tu n’as eu de cesse de produire dès ton entrée en politique à ce jour, en passant par ces réunions ‘’express’’ au siège même du Congrès National pour la Résistance et la Démocratie (C.N.R.D.) d’où, en 2011, il n’était pas sûr, en ce temps-là, de ressortir sans être kidnappé ainsi qu’au Q.G. Laurent GBAGBO à Attoban, suite au tristement célèbre 11 Avril 2011 ?

L’historique meeting de l’opposition le 20 Juin 2015 à Yopougon-place Ficgayo, celui de Koumassi, ne portent-ils pas aussi ta griffe et celle de tes vaillants collaborateurs de la J.F.P.I., puisqu’à quelques mètres de la place Ficgayo en Janvier 2012, pour un meeting que tu avais initié, en ces temps-là de crimes gratuits ou d’enlèvements de militants du F.P.I., vous avez manqué de peu d’être assassinés, bien après le meeting dispersé dans un cul-de sac à Koumassi en Juin ou Juillet 2011 et organisé  par l’intrépide et honorable député Jules YAO  YAO ?

Pour en revenir au 11 Avril 2011, peut-on affirmer, en vrai démocrate ou en digne patriote, qu’il n’y  pas plus grande mort que ce jour-là ? Mais toi KOUA Justin , en irréductible combattant de la Liberté, tu as survécu à cette apocalypse voulue par la France en Avril 2011, pour entretenir la flamme de l’éveil et de la mobilisation populaire contre les forces impérialistes aujourd’hui prises au piège de leurs propres  mensonges et de leur grave forfaiture contre le peuple ivoirien assoiffé de liberté. Nous pardonnons donc ici et maintenant à tous ceux-là qui ont osé te qualifier, il y a peu,  de ‘’va-t-en guerre’’ tout en sachant eux-mêmes que jamais, ils ne pourront s’attribuer un prix Nobel de la paix pour leurs nombreux crimes contre le peuple souverain de Côte d’Ivoire.

Cher frère KOUA Justin , voici bientôt deux mois que pour  nous tous, y compris tes bourreaux locaux, tu es parti en mission au bagne de Bouaké, tout comme Laurent GBAGBO et BLE Goudé le sont déjà  à La Haye, pour notre salut. Bien cher Nanan KOUA, les victimes de Duékoué voudraient saluer ici ton courage et ta détermination tout en t’adressant leur indéfectible solidarité. A toi, à Simone EHIVET-GBAGBO, à ASSOA  Adou, LIDA Kouassi, DOGO Raphaël, Hubert OULAYE, DANON Djédjé et plus récemment Marie-France CISSE , Alain ZAGOL et tous ces nombreux autres condamnés au silence mais jamais à notre oubli, nous disons toute notre profonde compassion.

Oui, Nanan KOUA, en 2010, BLE Goudé et la jeunesse ivoirienne ont chanté ‘’ y a rien en face, c’est maïs’’ ; cela a suffi pour que rebelles ivoiriens et parrains occidentaux tapis jusqu’à la C.P.I. crient que le président GBAGBO avait un plan commun d’extermination des nordistes pour se maintenir à tout prix au pouvoir. Saches que votre incarcération à vous tous confirme encore une fois de plus qu’il n’y  vraiment rien en face.  Car à vos talents de débatteurs inégalables, c’est un emprisonnement qui vous est opposé après force mensonges, violences et humiliations, le seul vrai langage qui vaille pour eux. Or voici que le monde entier découvre la vraie face d’un pouvoir tant vanté et installé par la France et l’O.N.U.

KOUA, ces spécialistes en actes d’anti-jeux politiques s’en sont pris à toi et à tous les autres, vous ont brutalisés et jetés en prison  parce que vous êtes forts, bien trop forts pour eux. Le silence complice de la France et de l’O.N.U. nous mène de ce fait à comparer ces ‘’faux gendarmes du monde’’ à cet arbitre corrompu qui fermerait les yeux quand un brutal défenseur viendrait  rageusement briser  les deux jambes à Messi ou à Drogba et que ce même arbitre irait féliciter au vestiaire ce terroriste déguisé en footballeur. Oh, honte !, comme dirait Simone E.-GBAGBO.

Frère KOUA, le jour où nous fêtons votre retour à tous est déjà arrivé, vu que la France, l’O.N.U. et leur communauté internationale qui, dès Décembre 2010, en lieu et place de notre Conseil Constitutionnel, ont imposé par les bombes leur protégé au peuple souverain de Côte d’Ivoire, sont à la peine et ne parviennent point du tout à se faire enrôler à notre place (sur les listes) pour les élections à venir. Comme quoi, il est fou et dangereux de crier, comme leur rébellion l’a fait en le 11 Avril 2011 : ‘’on a tué l’Eternel des armées !’’.

Cher frère Nanan KOUA , à bientôt et soutien !!!

N.B. : Afakaya et kou-tou-gou en langue Malinké sont des expressions pour  marquer une grande stupéfaction.

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 28 Juin 2015.

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