Les victimes de Duékoué relancent la Procureure Fatou Bensouda

Les victimes de Duékoué relancent la Procureure Fatou Bensouda

Bien chère madame Bensouda, procureure à la Cour Pénale Internationale,

A vous qui avez en aversion la justice que vous prétendez défendre, à vous qui détestez la vertu et par voie de conséquence les hommes de vertu, à vous qui vous moquez sciemment de la conscience et de la raison des humains que nous sommes, à vous qui pensez mener en bateau l’intelligence des démocrates de ce monde, depuis Duékoué, nous, victimes de la guerre injuste que la France a menée contre notre pays, aimerions vous rappeler vos errements et carences notoires quant au sujet qui, à bien y voir, semble être votre unique préoccupation, dans votre volonté méchante, forcenée et aveugle de vouloir faire condamner par votre Cour un innocent, pendant que vous étalez depuis sept ans, tout le long de vos argumentaires, que les rebelles ivoiriens, donc les vrais criminels, sont vos complices !

Si le sujet qui vous préoccupe tant, madame Bensouda, est la crise postélectorale, permettez que nous, victimes de Duékoué, contestons et continuerons de contester votre position on ne peut plus partisane, pour la muette, sourde et aveugle volontaire que vous allez voulu être. De quel bon droit d’ailleurs, vous êtes-vous prévalue, en déclarant en Février 2013, ‘’que nous ne sommes pas ici pour savoir qui a gagné les élections de 2010 en Côte d’Ivoire ?’’. En tant que qui ? Juriste ou juriste des caniveaux ? Et puis à quelles consciences croyiez-vous vous adresser de la sorte ? Quant à votre propension de vouloir coller tous ces morts de la France et de sa rébellion sauvage à GBAGBO, nous voudrions vous rappeler un fait et un seul qui détruit toutes vos thèses mensongères : madame Bensouda, bien avant la mort présumée de sept femmes à Abobo qui a engendré une diabolique résolution de l’O.N.U., les 3, 4, 5 et 6 Janvier 2011 à Duékoué, on a dénombré plus de quarante morts et des dizaines de disparus parmi les Wê originaires et résidant dans cette ville de l’ouest ivoirien.

Pas moins d’un millier des habitations de ces Wê incendiées, calcinées ! Dire que tout ceci est parti de la mort d’une commerçante résidant à Duékoué, abattue par des braqueurs à mille lieux de Duékoué, c’est-à-dire entre les villes de Bangolo et Logoualé, très loin du département de Duékoué ! Des dizaines de morts et des dizaines de disparus, un millier d’habitations partis en fumée, avec parfois des bébés et de vieilles personnes endormies. A l’origine de tout cela, le venin destructeur d’une dame aujourd’hui député à Duékoué ! Des témoins de cette affaire, comme l’affaire des massacres de Nahibly en Juillet 2012, ils se comptent par milliers à travers la Côte d’Ivoire. Des témoins qui attendent leur heure – la bonne – pour poursuivre tous ceux qui, comme vous madame la procureure, tordent le cou à la vérité ou piétinent la justice ! En effet, voici des événements graves qui se sont passés en ce que vous qualifiez de crise postélectorale et que vous rangez au tiroir ; pourquoi ?

Madame la procureure Bensouda, nous, victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) ne parlerons plus trop. Seulement, nous voudrions vous dire ceci : c’est si les propos que nous avançons sont faux ou n’ont jamais existé que votre lugubre volonté d’incarcérer GBAGBO s’accomplira. Mais à quoi sert-il désormais de vouloir condamner GBAGBO, vu et su qu’il a engendré, par son esprit et par son aura, des millions de GBAGBO à travers le monde ? Jamais, madame Bensouda, nous n’accepterons, contre tout l’or du monde, d’être des esclaves des temps modernes !

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 8/11/2018

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