Les victimes de Duékoué rendent hommage au président Gbagbo

Président Laurent GBAGBO, encore une fois, à la veille d’un autre tremplin à partir de ce 9 Mai 2016, habitués et vaccinés que nous sommes contre la haine et la violence gratuites, vous et nous, grâce à votre sens inné du combat pour la justice, la liberté et la démocratie, les victimes de Duékoué et les patriotes ivoiriens voudraient vous rendre hommage.

Juste un hommage, bien cher Président, mais un hommage des plus mérités car vous dont la sagesse, le courage politique et la modestie ne sont plus à démontrer à travers le monde, vous n’avez de cesse de dire ‘’merci’’ à tous vos compatriotes et tous ces innombrables démocrates qui, pour votre libération, continuent de rester debout après l’assassinat du respect de la légalité constitutionnelle et de la démocratie par la France de SARKOZY en Côte d’Ivoire, le 11 Avril 2011.

Oui, Président GBAGBO, ceci pour vous dire qu’à nous victimes ivoiriennes, à toutes ces masses humaines qui investissent chaque jour les rues de La Haye, vous ne devez rien ! C’est bien plutôt nous qui vous sommes redevables, à tout point de vue. Cela est d’autant plus vrai que notre actuelle volonté d’affranchissement de la nuisible, primitive ou rétrograde tutelle française, disons de libération totale, portent votre signature. C’est ça qui est la vérité et rien d’autre, n’en déplaise aux esprits d’embrigadement sauvage dont les ultimes démons croient nous impressionner ou nous en imposer à la Cour Pénale Internationale, leur dernier refuge en voie de destruction totale et de reconstruction, tout comme cette monstrueuse création nommée O.N.U. Comment ne pas vous reconnaître cela, tant votre sérénité, votre maestria et votre génie politique ont terrassé en les mettant à nu, la perfidie et l’inhumaine cruauté de tous ces syndicats abonnés aux crimes de masse ou génocides tapis au cœur des pouvoirs occidentaux ?

Calomnié, vilipendé, insulté et rejeté à tort au début de la rébellion ivoirienne dès Septembre 2002, vous avez toujours su tenir la barre, en toute sérénité, tel l’arbre vers lequel on lance toujours des pierres pour les bons fruits qu’il produit. Qui donc, oui, qui, Président GBAGBO, mieux que vous, pourra panser et guérir la Côte d’Ivoire, balafré et agonisant qu’est ce beau pays depuis quinze longues années ? A cette question qui n’est point fortuite, vous en conviendrez avec nous, Président GBAGBO, c’est bien à la Cour Pénale Internationale d’y apporter une réponse. Une Cour Pénale qui s’est fourvoyée contre vous, sous le Procureur OCAMPO, et continue de s’asphyxier moralement et mentalement avec madame BENSOUDA qui s’est engagée dans un djihadisme judiciaire, après le honteux djihad de monsieur SARKOZY et de l’O.N.U. contre vous. Ces magistrats de La Haye seraient-ils nés avant la honte ? Leurs contorsions ou refus catégorique de la vérité a déjà fait leur propre procès et celui de leurs maîtres esclavagistes qui n’ont pas – ô miracle !- plus de courage qu’un gros chat foireux qui aurait perdu griffes et dents devant une pauvre souris, pour les prédateurs de vies innocentes qu’ils sont. A titre d’exemple, le trop zélé Dominique De VILLEPIN, co-parrain de la rébellion ivoirienne en 2002, co-auteur et maître de cérémonie en Janvier 2003 d’insultants et fort exécrables accords dits de Marcoussis, a affirmé il y a peu devant la justice française, ne rien savoir de la Côte d’Ivoire !

Si invasions massives, massacres méthodiquement et cyniquement programmés, expropriations en tous genres, exil ou emprisonnements arbitraires sont notre lot depuis Avril 2011, nous continuons d’espérer que votre sérénité, votre courage et votre détermination vont bientôt nous faire savourer les délices de la victoire et de la liberté, en exigeant, lors de votre prochaine prise de parole à La Haye, le recomptage des voix devant le monde entier, car trop c’est trop !

Ceux qui s’échinent à parler de massacres de ‘’Dioula’’ à Abobo, rien qu’à Abobo, comme si balles, roquettes ou obus étaient dotés de détecteurs ou d’identificateurs d’ethnie, savent très bien qu’à Abobo, les premières et dernières victimes du djihadisme sarko-onusien sont bien d’innombrables patriotes, y compris des ‘’Dioula’’, pour avoir dit ‘’non’’ à la rébellion et ‘’oui’’ à la légalité constitutionnelle. Leur mauvaise et honteuse comédie n’a que trop duré car il est temps, grand temps que pour respecter son propre objectif, la Cour Pénale Internationale aille au fond de ce grossier complot que cette Cour, sans vergogne, veut circonscrire à la période postélectorale. Mais rien qu’en nous cantonnant à cet intervalle postélectoral, Président GBAGBO, la C.P.I. peut-elle dire que c’est vous, GBAGBO, qui avez décrété l’embargo sur les médicaments ainsi que la fermeture de la Banque Centrale (B.C.E.A.O.) et des succursales des banques françaises en Côte d’Ivoire ? Pour tous ces nombreux morts dans les cliniques, hôpitaux et domiciles, suite à ce sevrage brutal digne de Lucifer, la C.P.I. croit ruser avec la vérité quand elle refuse d’en parler. Or, pour sa propre crédibilité et sa survie, il faudra bien que le monde entier qui regarde désormais cette C.P.I. de travers, sache qui vraiment, dans cette affaire, s’est comporté en sauvage, en assassin ou en massacreur de tous ces nombreux Ivoiriens par ethnies ou couleurs politiques ciblées, quand vous, GBAGBO, diabolisé à tort, vous appeliez au recomptage des voix, pour la paix en Côte d’Ivoire.

Qui était,  par qui ou pour qui travaillait le commando invisible à Abobo ? Qui a massacré des Ivoiriens à Anonkoua-Kouté, Abobodoumé, à Duékoué, à Yopougon puis à Nahibly ? Qui, en plus des rebelles devenus illégalement f.r.c.i., a intégré des chasseurs traditionnels dits dozo, experts en crimes rituels, au sein de l’armée ivoirienne ? Qui a pulvérisé à coups de bombes des soldats ivoiriens et leurs familles entières dans nos casernes militaires ? Qui, pendant plus de dix jours, a bombardé sans répit Laurent GBAGBO, sa famille, ses amis et des patriotes ivoiriens à sa résidence ? Etait-ce cela le meilleur des choix pour messieurs SARKOZY et BAN KI Moon ? BAN KI Moon, celui-là même qui a dit en Février ou Mars 2011à Addis Abeba que ‘’le recomptage des voix serait une injustice pour Alassane OUATTARA’’. Comment ou pourquoi une telle affirmation de la part de monsieur BAN KI Moon, voici, à notre sens, une des pertinentes questions sur lesquelles la C.P.I., sauf lâcheté ou hypocrisie, devrait se pencher, pour l’antre de vérité et de justice qu’elle dit être.

Président GBAGBO, vous avez converti nos larmes de sang en larmes d’espérance et de joie. Pour la simple raison que faisant face à la volonté de SARKOZY de vous assassiner, votre épouse et vous, vous n’avez pas fui, malgré la pluie de ses bombes. L’humanité entière, tout esprit de vanité ou de culte aveugle réprimé en nous, devrait le savoir : pour quelqu’un comme vous qui est sorti indemne d’un tel déluge de feu, vous n’êtes plus un homme ordinaire ! Tous ceux qui ont voulu votre perte ou vous ont nui, sont aujourd’hui jetés dans les poubelles de l’Histoire, quand ils ne sont pas la risée de leurs proches, peuples ou contemporains. Président GBAGBO, pour nous qui avons depuis si longtemps adhéré à votre discours et actions pour notre émancipation, vous êtes depuis votre prison à La Haye, le symbole même de la réhabilitation de tous ces résistants Africains ou Noirs, de Toussaint LOUVERTURE à KADDAFI, assassinés par la France, de BONAPARTE Napoléon jusqu’à Nicolas SARKOZY.

Votre courage, Président GBAGBO, en mettant à nu cette chaîne de nuisance qui n’a que trop duré, l’a déjà brisée depuis La Haye ! Notre conviction sur cette dernière affirmation est si grande que nous avons voulu, papas, mamans et générations GBAGBO comme un seul homme vous rendre cet hommage ce lundi 9 Mai 2016. A bientôt, Père de la Côte d’Ivoire Nouvelle car fils de la Terre d’espérance nous sommes nés !

Pour les victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 9 Mai 2016.

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