Lettre à monsieur Affi N’Guessan: Fifi, ça suffit, arrêtez votre rififi! (Par Djité Gabin)

Lettre à monsieur Affi N’Guessan: Fifi, ça suffit, arrêtez votre rififi! (Par Djité Gabin)

Ce n’est point être un aigri ou un champion de l’insolence que de dire à un aîné son fait, quand cet aîné–là accuse gratuitement de tous les mauvais noms ceux qu’il a tenté d’embarquer dans une aventure politique des plus ambigües ou des plus lugubres. Une aventure politique qui n’avait rien de promoteur ou d’enchantant, au vu des convulsions actuelles de son initiateur. Monsieur AFFI N’Guessan, c’est bien de lui qu’il s’agit, en grand spécialiste de tempêtes dans un verre d’eau ou de coups d’épée dans la rivière, vient encore de frapper ! Comment ?

Après le succès historique d’Akouré 2017, monsieur AFFI bombe le torse, bande ses muscles et s’en prend à tout le monde, s’indignecontre la célébration de la Liberté, nous faisant ainsi comprendre que lui AFFI, son combat est aussi dirigé contre la Liberté !

Aussi curieux et renversant que ça puisse être, les récriminations ou fausses accusations de monsieur AFFI nous renvoient aux discours stéréotypés du P.D.C.I., du temps du parti unique en Côte d’Ivoire. Lui AFFI, supposé être de la gauche et donc un lutteur infatigable, le voici tenant un discours facile, un discours propre aux adeptes de la guerre gratuite et sans issue ou sans objectif final. Quel est donc cet homme politique qui adore tant les impasses ?

Accuser le régime en place de complicité avec le Front Populaire Ivoirien, arguer par exemple que le franc succès d’Akouré 2017 n’a été possible que par un soutien financier et matériel du pouvoir, c’est avouer publiquement que luiAFFI, en mission pour ‘’tuer’’ ou par défaut, ‘’noyer’’ le navire F.P.I., a échoué et désormais, il est prêt à user de tout bois pour un incendie qui ne s’en suivra jamais. Un début de preuve à l’affirmation qui précède est la Convention Extraordinaire du F.P.I. du 30 Avril 2012 à l’hôtel Belle Côte à la Riviera : lui AFFI était en prison mais savait bien la teneur de la répression aveugle de la part d’un régime qui emprisonnait, bastonnait ou bafouait les libertés publiques, bref, l’adversité était féroce voire mortifère.

Mais déjà à cette époque, dirigeants et militants du F.P.I. se sont donné la main pour une mobilisation exceptionnelle en période d’après-guerre avec une logistique de taille, par leurs propres cotisations. Puis il y a eu Bongouanou 2014, bien après la Convention de Février 2014 à Treichville : des records de mobilisation, des références en termes de succès. AFFI serait-il en train de nous dire qu’à cette époque, lui, opposant plus que jamais apposé au régime, avait-il reçu de l’argent de ce régime pour financer ces deux grands rassemblements à succès du Front Populaire Ivoirien à Treichville et à Bongouanou ?

Si Laurent GBAGBO s’est battu et a fait voter une loi pour le financement des partis politiques, il faut rappeler que voici cinq années que son parti, le Front Populaire Ivoirien, attend sa part de ce financement que lui-même AFFI a contribué à bloquer jusqu’à ce jour. Et là où monsieur AFFI accuse le pouvoir et le F.P.I. de complicité, les militants de base et les ‘’titrologues*’’ gravement déçus de monsieur AFFI avancent ceci : ‘’quel parti d’opposition qui se respecte, irait prendre en lieu et place du financement auquel il a droit, de l’argent avec un pouvoir qu’il combat ? ’’ ou ‘’quel pouvoir serait fou d’offrir de l’argent et toutes les facilités à un parti politique qui le combat et qu’il craint ? ‘’. Ah, monsieur AFFI, vous aussi, comment osez-vous parler de complicité ?

Disons non à l’amnésie : l’annulation sur votre demande du Congrès du F.P.I. en Décembre 2014, les fermetures sous-scellés de la salle Harris MEMEL–FOTE au sein de l’Académie des savants de ce pays et du Q.G. Laurent GBAGBO à Attoban ( MEMEL-FOTE et GBAGBO, deux grands symboles !), la lettre-demande de répression féroce contre tout militant du F.P.I. écrite au ministre de l’Intérieur par Amani N’Guessan en Mars 2015, l’envoi de l’armée ivoirienne contre les congressistes qui ont viré AFFI du F.P.I. en Avril 2015 à Mama, le rythme accru des arrestations arbitraires d’un bon nombre de nos camarades depuis qu’a foiré projet d’AFFI de mener le F.P.I.par la peau du cou, le fait notable qu’à ce jour, à aucun de ces prisonniers AFFI a daigné rendre la moindre visite, ne serait-ce qu’à Abidjan et ses environs, si tous ces cas avérés ne relèvent pas de complicité de votre part, alors, monsieur AFFI, dites-nous ce que c’est.

Les militants du F.P.I., les sympathisants et autres ‘’titrologues’’ indignés, sont en vérité en avance de phase sur monsieur AFFI.Dans son désir de se donner de la contenance et de leurrer toute opinion naïve, fort du soutien de tous ces médias menteurs qui disent tout sauf la vérité, monsieur AFFI parle de ‘’dissidents’’ du F.P.I. Sur ce mot ‘’dissidents’’, même tous ceux qui ne sont pas des militants du F.P.I. et qui s’entêtaient à parler de deux F.P.I.(F.P.I.SANGARE et F.P.I. AFFI), après le succès fort médiatisé d’Akouré 2017, invitent avec nous monsieur AFFI au constat suivant : ‘’quand tes supposés ‘’dissidents’’ sont si nombreux, avec leurs sympathisants, et qu’ils valent au moins la moitié des habitants de ton pays, alors, le vrai dissident, c’est toi-même ! Casses-toi ou barres-toi’’.

Autrement dit, monsieur AFFI N’Guessan qui a servi la Côte d’Ivoire à de très hautes fonctions mais qui ne se prive pas à flirter avec les pas très reluisants et bas étages de la politique, va-t-il accepter pour de bon qu’Akouré 2017 a bel et bien mis fin à son agitée (par sa faute) carrière politique ? L’échec patent de sa mission a fait brutalement fermer le robinet des gains faciles pour collabo. Et pourtant, la coquille était bel et bien vide au départ, surtout que deux ans après les avoir nommés à Duékoué, les ‘’fédéraux’’ d’AFFI peinent à créer des sections et des comités de base, alors que c’est la pratique ou parcours inverse qui est réglementaire au F.P.I., sur la base d’élections propres et non de nomination (bâtir une maison en commençant par lui donner un toit flottant, faire descendre les murs à partir de ce toit flottant avant d’en réaliser la fondation !). Mais, mais,… Il y a plus grave chez ce monsieur AFFI : ce qu’il a été et ce qu’il a fait, ce qu’il est et ce qu’il fait parlent si fortement que plus personne, même dans son cercle d’intimes, ne peut entendre désormais ce qu’il dit ! Pour tout cela donc, Fifi, ça suffit, arrêtez votre rififi !

(*) : titrologues : personnes qui se satisfont généralement de la lecture des titres à la une des journaux.

Camarade DJITE Gabin, Fédéral F.P.I.-Duékoué

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