Lettre ouverte à monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

Lettre ouverte à monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

Très Honorable Secrétaire général des Nations-Unies,

Le 11 Septembre 2011, un odieux attentat terroriste contre deux immeubles (les tours jumelles) a fait des milliers de morts à New-York. Dans les heures et jours qui ont suivi, les Etats-Unis d’Amérique se sont employés à bombarder l’Afghanistan, sous le prétexte que ce pays hébergeait un certain Ben Laden, cerveau de l’attentat du 11 Septembre. On se souvient comme si c’était hier, de ce qu’à la veille de l’attaque contre l’Afghanistan, le président américain d’alors, George W. BUSH Jr., avait dit qu’il engageait l’armée et le peuple américain en croisade !

Le 18 Septembre 2002, la Côte d’Ivoire, membre à part entière de l’organisation des Nations-Unies que vous dirigez, est attaquée par une rébellion sauvage. Une rébellion montée de toutes pièces par la France depuis le Burkina Faso. Les preuves innombrables de cette grande méchanceté abondent dans les archives des patriotes ivoiriens et de leurs avocats. Curieusement, de 2002 jusqu’à 2011, le peuple ivoirien et son président légal et légitime ont été combattus par la France et l’institution (les Nations-Unies) que vous dirigez.

Oui, monsieur le Secrétaire général des Nations-Unies, pendant près de dix ans, les patriotes ivoiriens, déçus et meurtris dans leur chair, ont vu l’armée française soutenir une rébellion sauvage qui s’adonnait à toutes sortes de crimes mêlés de rituel abominable contre nos concitoyens. Le pire qui peut faire mourir de honte ou de déception, c’est qu’en ces temps-là, le conseil de sécurité des Nations-Unies, après chaque massacre des nôtres, prenait des résolutions contre notre peuple et son président, donc des résolutions contre la légalité ! Par exemple, il y a eu en Novembre 2004, cette résolution d’embargo sur les armes, à un moment où les avions, chars et carabiniers d’élite français venaient de tirer à bout portant sur des patriotes ivoiriens aux mains nues, tuant au passage des fillettes et des gamins ! Cette sorcellerie internationale a atteint son paroxysme quand, en 2010, ayant rusé plus de huit ans durant avec le désarmement de ses rebelles et mercenaires, la France et l’O.N.U. nous ont imposé des élections au cours desquelles la violence criminelle de leurs protégés (les rebelles) a pris le pas sur le droit de vote des patriotes ivoiriens résolus à libérer leur pays par la voie des urnes. Des innombrables irrégularités vécues dans le nord du pays (humiliations, bastonnades et tueries parfois), un simple représentant de l’O.N.U. (M. CHOÏ) s’est cru le devoir de se mettre au-dessus de notre constitution en certifiant (?) des élections suite à des résultats annoncés en … conférence de presse dans l’hôtel-refuge des rebelles par un individu qui, de par la loi, n’en avait même pas le droit ! Le feu avait ainsi été bien mis aux poudres, n’est-ce pas ? Les jours qui ont suivi, les patriotes ivoiriens ahuris, ont vu des troupes de l’O.N.U. prendre fait et cause pour les rebelles réfugiés à l’hôtel du Golf, en tirant sur les soldats de la république ivoirienne ! Les films de cette décadence morale existent encore et sont aussi entre les mains de nos avocats. Malheureusement pour les patriotes ivoiriens et les démocrates africains, le 11 Avril 2011, le président Laurent GBAGBO attaqué injustement est arrêté par les militaires français, remis aux rebelles qui à leur tour (autre décadence morale !) l’ont transféré à la Cour Pénale Internationale. Mais depuis le 15 Janvier 2019, après, tant d’années inutilement perdues pour la Côte d’Ivoire et Laurent GBAGBO, ce dernier a été acquitté !

Monsieur le Secrétaire général de l’O.N.U., en attendant le retour en Côte d’Ivoire de Laurent GBAGBO, victime de cette grande arnaque française, notre pays reste encore envahi par des milliers et des milliers de bandits de la sous-région qui n’ont pas encore désarmé, en ville comme dans nos brousses, tandis que des agents de police et des militaires de la république, sur la base de l’exclusion ethnique ou régionale, ne disposent d’aucune arme ! Les chasseurs traditionnels nommés dozo, cet autre terreau fertile ou ferment de la rébellion ivoirienne, paradent désormais avec des fusils traditionnels depuis qu’ils ont reçu consigne du régime au pouvoir de cacher leurs kalachnikovs. Il y a aussi que la quantité d’armes et de munitions ici ou là, découvertes dans des cachettes par la police ou des individus, chaque jour que Dieu fait, dénote de l’ampleur des nombreux dégâts humains et matériels subis par les Ivoiriens, là où la France et ses médias, sans vergogne, avaient parlé que de trois mille (3 000) morts en Avril 2011.

Monsieur le Secrétaire général de l’O.N.U., dans cette atmosphère de grande pagaille digne de la jungle, les Ivoiriens sont chaque jour matraqués par le fait que le régime en place fait des miracles parce qu’il construit des routes et des ponts ! La justice pour les pertes ou les nombreux torts subis par les Ivoiriens, ce régime s’en moque ! C’est à peine si ce régime au pouvoir, la Cour Pénale Internationale et donc l’O.N.U. (car la C.P.I. est bel est bien fille de l’O.N.U.) ne demandaient pas ouvertement aux victimes ivoiriennes que nous sommes, de nous en prendre à Laurent GBAGBO ou de lui réclamer la résurrection de nos parents massacrés ainsi que la restitution de tous nos biens volés par une rébellion sauvage !

Oui, monsieur le Secrétaire général de l’O.N.U., dans cette même atmosphère de grande pagaille, ce gouvernement qui hallucine et tente d’halluciner autrui, répète à tout va qu’il se moque de la réconciliation nationale mais fait dans la distraction, choisit quelques dizaines manipulables parmi les millions de victimes, leur partagent quelques milliers de nos francs et trompette et tambour battant, parle de dédommagement de victimes ! Une vraie moquerie. Oui, le collectif des victimes de Duékoué parle de moquerie car que valent quelques billets de banque qui ne peuvent pas reconstruire une vie ou un domicile incendié ? Que valent quelques billets d’argent quand nos bourreaux sont toujours là, les uns continuant de nous narguer malgré la gravité de leurs crimes, les autres nous fuyant désormais du regard et que depuis huit ans, aucune esquisse de justice n’ait été amorcée ? Les massacres odieux de Carrefour, Nahibly, Guitrozon, Petit-Duékoué,…., Adebem, Akehikoi, Abobodoumé, Yopougon et autres resteront-ils à jamais impunis quand Mariétou, la ministre de la solidarité de monsieur OUATTARA court, court et court encore ?

Monsieur le Secrétaire général des Nations-Unies, les victimes de Duékoué, les patriotes ivoiriens et les démocrates de ce monde sont indignés par ce fait : comment la justice internationale peut-elle faire arrêter un homme (Laurent GBAGBO) suite à des élections, huit ans durant et qu’à son procès inutilement étiré, on parle de tout sauf des élections qu’on l’a accusé d’avoir perdu ? Mais maintenant qu’il est acquitté, qui est l’auteur de tous ces massacres et que dit ou qu’est-ce qu’attend la justice internationale pour redorer son blason gravement terni ?

Monsieur le Secrétaire général des Nations-Unies, disons simplement les choses pour gagner du temps : de la façon la plus grossière, la ruse de pillage de nos Etats africains par la France a lamentablement échoué face au génie et au courage d’un homme, Laurent GBAGBO ! Ceci, au prix du sang de beaucoup des nôtres et même de quelques Français qui vivaient ici et qui avaient pris fait et cause pour nous, pour que notre souveraineté soit totalement acquise.

Monsieur le Secrétaire général des Nations-Unies, la prière ou volonté des victimes de Duékoué est celle-ci : il s’agit ici, par une autre croisade, s’il le faut, de libérer Laurent GBAGBO des convulsions grossières de la France et sa communauté Internationale puis mettre les criminels de la rébellion ivoirienne aux arrêts, après une reprise totale du processus de leur désarmement ! Ceci étant dit, nous terminons par dire que le vent que nous sentons souffler contre les ennemis de Koudou Laurent GBAGBO et des Ivoiriens sera terrible.

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel CALEB, le 15/09/19

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