Lettre ouverte du collectif ADO BOYS AND ADO GIRLS au PR ADO: «les coupeurs de route de la Présidence existent encore sous votre regne»

Lettre ouverte du collectif ADO BOYS AND ADO GIRLS au PR ADO: «les coupeurs de route de la Présidence existent encore sous votre regne»

Monsieur le Président de la République, voilà déjà quatre ans que vous avez prêté serment en votre qualité de président de la République de CÔTE D’IVOIRE. Quatre ans que vous travailliez sans relâche avec beaucoup de dévouement pour le bonheur des Ivoiriens, mais aussi pour une CÔTE D’IVOIRE émergente à l’horizon 2020. Et pourtant nous ADO BOYS AND ADO GIRLS qui avions donné nos images à vos côtés lors de la campagne présidentielle, sommes encore sans emploi et sans revenu pour faire face à nos multiples besoins. En un mot, notre situation sociale n’a pas changé ; elle s’est même empirée vue que notre âge a augmenté de cinq ans.

Monsieur le Président ne dit on pas que la charité bien ordonnée commence par soi même, ne dit on pas que l’ouvrier mérite son salaire, ne dit on pas encore que la reconnaissance est une vertu universelle ? L’emploi jeune n’était –il pas une de vos priorité ? Mais comment comprendre qu’au jour d’aujourd’hui les ADO BOYS AND GIRLS notamment ceux qui ont donné leur image à vos côtés lors de la campagne présidentielle 2010, qui  vous a porté au pouvoir se trouvent encore sans emploi alors même qu’ils sont tous titulaires d’au moins un BTS, d’une LICENCE ou d’une MAÎTRISE de l’Enseignement Supérieur soutenu par des qualifications professionnelles. Et le plus étonnant c’est qu’ils sont tous en quête d’emploi.

Quel est le problème ? Leur origine sociale, leur origine ethnique, le fait qu’ils soient jeunes. Puisqu’en regardant autour de nous, nous constatons que tous ceux des personnalités qui ont eu leur image à vos côtés au cours de la même campagne électorale ont sans exception été nommées ou promus aux hautes fonctions de l’ETAT. Et pourtant contrairement  à ces derniers qui pour la plupart n’ont rejoint  votre équipe de campagne qu’au deuxième tour  dans le cadre du  RHDP, les ADO BOYS AND GIRLS étaient déjà présents à tous les combats susceptibles de vous aider à accéder au pouvoir.

Monsieur le président ce n’est pas par hasard qu’ils se sont retrouvés là, à vos côtés pour donner leur image. Ils étaient déjà très actifs dans les UNIVERSITES DE TEMPS LIBRES (UTL) dont ils en étaient membres fondateurs aux côtés de monsieur TOURE MAMADOU ( conseiller à la Présidence chargé de la jeunesse et du sport). Ces UTL qui n’ont pas manqué d’apporter la réplique adéquate aux parlements et agora des jeunes patriotes connus pour leur attachement à LAURENT GBAGBO. C’est encore ces jeunes qui courageusement en rapport avec monsieur COULIBALY AHMADOU (présentement conseiller à la présidence chargé de la communication) ont fait la mobilisation sur les différentes cités universitaires, notamment le campus de Cocody, la cité U d’Abobo et celle de Port bouët pour le gigant meeting des précampagnes que vous avez tenu à la place FIGAYO de YOPOUGON.

C’est une fois encore ces mêmes jeunes qui en compagnie d’autres camarades se sont mobilisés sous la houlette du ministre CISSE IBRAHIM BACONGO que nous saluons au passage pour le travail abattu lors de cette campagne, pour suivre la formation relative au contentieux électoral initiée par la direction du RDR au QG de campagne d’Abidjan sud (MARCORY) de ladite formation politique. Laquelle formation leur a permis d’aider bon nombre de militants et sympathisants du RDR à obtenir les documents nécessaires pour participer au vote. Ces jeunes ont aussi fondé la COALITION POUR  LE CHANGEMENT dont ils sont membres. Et pour couronner le tout, ces jeunes n’ont pas hésité un seul instant à donner  leur image à vos côtés afin de démontrer que contrairement à ce qui se disait, des jeunes intellectuels ivoiriens  non musulmans et non ressortissants  du nord du pays soutiennent Monsieur ALASSAN  OUATTARA candidat du RDR.

Monsieur le Président, même si nos images à vos côtés n’ont pas contribué à grande chose dans cette campagne comme  tentent de le faire croire certains de vos collaborateurs dans le seul but de nous dissuader de revendiquer haut et fort ce dont nous avons droit (la reconnaissance), il est clair que nous avons eu au moins le mérite de ne pas ternir, voire salir l’image de l’illustre personnalité que vous êtes. En outre, ces images qui ont fait le tour du monde, ont été plus que tout autre acte en votre faveur,  suffisantes  pour mettre gravement en danger nos vies et celles des membres de nos différentes familles pendant  la crise postélectorale qui s’est achevée avec  plus de trois mille (3000) morts. Puisqu’il s’agissait là d’un acte de soutien très engagé et très ferme au candidat ALLASSANE DRAMANE OUATTARA. On portait  désormais la marque PRO-OUATTARA. Certes vous n’en êtes pas responsable, mais c’est dire combien cette crise postélectorale a laissé beaucoup de séquelles dans l’esprit des Ivoiriens.

Monsieur le Président, par nos actions, nous avons tellement exposé nos parents qui sans être forcément  vos partisans, comprenaient pour certains la noblesse de la cause. Quant aux autres ils n’ont pas hésité à rompre toutes relations avec leurs enfants que nous sommes. Monsieur le Président, vous-même mettez vous à la place de ces parents, comment vous jugeront-ils ? Comment les habitants des quartiers d’Abidjan dont nous sommes issus vous jugeront-ils ? Comment les habitants  des villages de la Côte d’Ivoire dont nous sommes originaires vous jugeront-ils ? Comment  les populations des régions du pays dont nous sommes ressortissants vous jugeront-ils ? Que dire de vos adversaires politiques ?

Monsieur le président est-il normal que nous soyons regardés de partout comme des laissés pour compte ? Monsieur le président combien de temps devons nous supporter encore cette autre forme de torture ? La reconnaissance est-elle un acte de mauvaise gouvernance ?  Monsieur le Président, nous disons que nous aussi nous avons droit à la reconnaissance, puisque contrairement à ce qui se dit ici et là, c’est à titre gratuit que nous avons donné nos images. Oui c’est important de le rappeler, nous n’avons rien reçu en contrepartie de nos images données si ce n’est l’espoir d’un lendemain meilleur quand vous serez aux  affaires en tant que président de la République de CÔTE D’IVOIRE.

Monsieur le président, ne permettez à personne de freiner vos actions en faveur de la reconnaissance, puisqu’il ne s’agit pas là d’actes de mauvaise  gouvernance encore moins de division. Mais plutôt un acte humaniste, un acte d’apaisement.

Rappelez vous excellence Monsieur le Président, lorsque nous étions à votre résidence de la RIVIERA GOLF pour les prises d’images, vous étiez très heureux de savoir qu’on n’ était pas originaire du nord du pays, mais aussi de savoir que nous étions titulaire pour certains du BTS, d’autres de  la licence et pour d’autres encore de la maîtrise de l’Enseignement Supérieur. Mais quand  vous avez appris de nous qu’on était tous sans emploi, vous êtes restez triste un instant ; puis vous avez dit et je cite : « les choses changeront avec moi quand je serai aux affaires ». Monsieur le Président nous vous avons porté au pouvoir. Cependant après quatre ans d’exercice effectif du pouvoir d’ETAT, notre situation n’a pas changé si ce n’est dans le sens du pis.

Excellence Monsieur le Président de la République, nous ne faisons pas cette sortie dans la presse avec l’intention de vous embarrasser. Nous voudrions simplement attirer votre attention sur l’attitude de certains de vos proches collaborateurs qui font de vous une victime autant que nous.

Excellence Monsieur le Président, nous avons eu l’information que vous aviez laissé à certains de vos collaborateurs des instructions afin qu’ils se chargent personnellement de notre insertion socioprofessionnelle en attendant que vous trouviez le moment approprié, vu votre agenda très chargé, pour nous recevoir et nous témoigner votre reconnaissance. Cependant, la réalité est qu’ils n’ont rien fait dans ce sens. Mais le comble dans cette affaire est qu’ils trouvent non seulement tous les moyens pour nous empêcher de les rencontrer, mais aussi, ils mettent tout en œuvre pour paralyser toutes nos actions discrètes destinées d’une part, à faire reconnaître notre militantisme pour vous Monsieur le Président et d’autre part, à vous faire connaître notre difficile situation sociale.

Monsieur le Président, les coupeurs de route de la Présidence qui privaient votre prédécesseur des vraies informations en provenance du peuple, existent encore sous votre règne.

Figurez vous Monsieur le Président que de peur que les oiseaux de mauvaises augures ne se saisissent de notre sort pour en faire des choux gras, nous avions , pour attirer votre attention sur notre situation adressé non seulement à vous, mais aussi à certains de vos plus proches collaborateurs des courriers restés sans suite.

Courriers auxquels nous avions joint non seulement les images de campagne, mais aussi la liste des membres du collectif tout en précisant leur qualification. Comprenez donc Monsieur le Président notre choix de la lettre ouverte qui n’intervient que maintenant. Car durant ces années de silence, nous avions privilégié en vain la voie de l’adage selon lequel « le linge salle se lave en famille ».

Sachez Monsieur le Président qu’ils rusent avec vous toutes les fois  qu’ils vous rassurent sur notre situation sociale qui ne manque pas de vous préoccuper. Monsieur le Président  l’occasion vous est donnée à travers la présente pour vous faire une idée de la situation réelle de ces jeunes gens dont l’image à vos côté continue d’être fièrement affichée au siège du RDR à la rue LEPIC, comme objet de décoration.

Selon certaines indiscrétions Monsieur le Président, certains de vos collaborateurs nous suivraient de près pour s’assurer que notre situation sociale ne s’améliore pas. Et cela dans le seul but de se servir de nous comme des boucs émissaires le moment opportun, probablement dans le cas où le régime serait taxé de favoritisme, nous seront brandis par ces derniers pour démontrer le contraire.

Excellence  Monsieur le Président, la présente est faite dans le seul but de vous faire connaître notre situation afin que cette injustice soit réparée.

Dans l’espoir que cette page douloureuse de notre jeune expérience politique soit définitivement tournée par votre intervention, nous vous prions d’agréer,  Excellence  Monsieur le Président, l’expression de toute notre considération.

 

Pour le collectif ADO BOYS AND ADO GIRLS,

Le Président

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2 comments

  1. Sourires forcés, crispés et pas naturels

  2. Devenez du Nord et vous aurez du boulot

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