L’histoire amère de Akkosiwa Afilémi, une jeune femme togolaise vendue au Liban par des réseaux mafieux

L’appât du gain et d’un lendemain meilleur poussent de plus en plus de jeunes filles africaines dans le piège des réseaux clandestins. Par des propositions de salaires mirobolants, les recruteurs indélicats parviennent à les convaincre de les embarquer vers le Maghreb, le Moyen Orient, la Chine, ou encore en Europe pour ce qui concerne les prostituées. C’est un phénomène qui touche aussi bien les femmes de ménage, les jeunes filles qui rêvent des podiums mondains, que les candidats à une carrière de footballeur professionnel.

Dans un reportage diffusé par doitlibre.net, on se rend compte à quel point les jeunes femmes togolaises, à l’instar de leurs soeurs malgaches, camerounaises, sénégalaises, etc., sont aussi à la merci de ces  réseaux mafieux.

Une des nombreuses victimes, Akkosiwa Afilémi, a témoigné sur le calvaire qu’elle a vécu au Liban, où elle fut recrutée comme femme de ménage. Son rêve d’eldorado va toute de suite faire pschitt : esclavage, retenus sur salaire, maltraitances, violences corporelles, insultes, séquestration…

« Ma première patronne m’a vendue à un autre bureau », témoigne t- elle, tout en en expliquant qu’elle a dû rester 3 mois sans toucher son salaire.

Akkosiwa Afilémi  affirme aussi avoir reçue des avances sexuelles de la part de son nouveau patron (« Au 2e jour, mon chef a voulu coucher avec moi »). Mais elle aurait refusé.

Le cas de cette jeune femme est, hélas, un parmi tant d’autres milliers de jeunes africains, hommes et femmes. Selon le profil ou les circonsatances, les sergents recruteurs, véritables vendeurs de rêves, proposent à leur proie des métiers allant de femme de ménage à footballeur professionnel, en passant par le mannequinat…Mais, une fois à destination, toutes et tous vont se rendre compte qu’ils ont été abusés. Bonjour la galère, la cladestinité, la prostitution forcée, ou l’esclavage.  –

Malgré les condamnations et les initiatives des organisations des droits de l’Homme pour endiguer ce phénomène, le calvaire des jeunes du continent perdure.

Jean OLOHOU

Source: Afriqueconnection

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