L’homme politique africain le plus nul de 2016

L’homme politique africain le plus nul de 2016

L’humanité est faite de tout. Des personnes qui font et marquent l’Histoire. Et celles qui refusent d’imprimer de leurs empruntes les pages de l’Histoire. Ils sont sûrement les plus nombreux. A leur rang…Adama Barrow. L’opposant Gambien.

Indigne Successeur

Le 1er Décembre aurait permis à Barrow d’inscrire son nom du bon côté de l’histoire de ce minuscule pays qui incise le Sénégal, son grand et traître voisin à la solde des néo-esclavagistes. Malheureusement, il n’a pas été digne de la confiance d’un grand homme d’Etat comme Yahya Jammeh, qui après avoir jeté les bases d’une Nation souveraine avait manifesté sans contrainte, sa volonté de se retirer de la scène politique. Acceptant les résultats provisoires non-consolidés par le Conseil constitutionnel. Conviction manifestée de voir son pays poursuivre la conquête de son indépendance avec de nouvelles figures. Hélas, sur les marches de la conquête de l’indépendance totale de la Gambie, Barrow a lamentablement raté la première marche des escaliers.

Mauvais communicateur

Soutenu par ceux qui vouent une haine de sang à l’endroit de Jammeh, Barrow commet des fautes de communication graves. “Je n’ai pas dit que Jammeh ne sera pas traduit devant la Cour pénale internationale. Quand on partait aux élections, nous avions mis en place une équipe qui n’avait pas pour ambition de faire dans le règlement des comptes ou la chasse aux sorcières. Nous sommes engagés pour le peuple Gambien. Mais, dès que notre gouvernement va commencer à fonctionner, s’il y a des choses à étudier, la Justice le fera, conformément à la loi.” Déclarait-il dans une interview sur SeneNews.com.

A une question portant sur “les poursuites judiciaires contre Yahya Jammeh,” lors d’une interview accordée aux media Français, RFI, France 24, TV5, Jeune Afrique,…, Barrow affirmait, “nous n’avons de comptes à rendre à personne. Si nous avons des dossiers à juger, nous le ferons. Nous respecterons la Constitution et les droits de chacun, mais la loi s’appliquera à tous.”

La provocation emboîte le pas à sa mauvaise communication. Sachant pourtant les relations tendues entre Jammeh et Malick Sall, le tirailleur Sénégalais de l’occident, il annonce néanmoins réserver sa première visite officielle au Sénégal où il irait aussi s’aplatir devant le Calife général des Mourides. Une des confréries religieuses musulmanes les plus puissantes du Sénégal.

“Auto-Esclavagisation”

Traçant son chemin dans le désert politique, il appelle comme Jean Ping et Alassane Ouattara, la communauté internationale(?) à intervenir en Gambie. Un vrai analphabète politique qui ne s’instruit pas de ce qui se passe dans sa sous-région comme en Côte d’Ivoire, ou un peu plus loin, en Libye, en Syrie, ou en Irak.

Pire, Il avait promis de ramener la Gambie au sein du Commonwealth et à la Cour Pénale Internationale. Poursuivant dans sa fièvre verbale, il affirma son intention de réformer les forces de sécurité. Suggérant qu’elles devraient être “éloignées de la politique.” Une grosse boude(?). Menacer une armée qui gère un Etat depuis vingt-deux ans, alors qu’on ne tient pas les rênes du pouvoir, il faut être Adama Barrow.

Fallait s’y Attendre

Son parcours en témoigne. Membre du United Democratic PartyUDP—, il y occupait le poste de trésorier avant la présidentielle. Il est surtout vendeur professionnel de blocs de briques après un détour en Angleterre, et quelques années de formation en Real Estate où il exerce aussi le boulot de gardien ou d’agent de sécurité— pour plus de verni.

Sans aucune expérience d’administration publique, c’est par un concours de circonstance—après l’emprisonnement du chef de fil de l’opposition—que Adama Barrow se retrouve à la tête de la coalition politique devant “affronter” le président Jammeh en Décembre 2016. Qu’attendre d’un tel homme? La catastrophe.

Feumba Samen

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