Lida Kouassi Moïse après sa condamnation: «Je refuserai toute grâce présidentielle en ce qui me concerne» | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France Lida Kouassi Moïse après sa condamnation: «Je refuserai toute grâce présidentielle en ce qui me concerne»
Lida Kouassi Moïse après sa condamnation: «Je refuserai toute grâce présidentielle en ce qui me concerne»

Lida Kouassi Moïse après sa condamnation: «Je refuserai toute grâce présidentielle en ce qui me concerne»

Le verdict du procès en assises de l’ex-ministre d’État, ministre de la Défense, Lida Kouassi Moise et ses trois coaccusés poursuivis pour des faits de complot contre l’autorité de l’État a été donné dans la nuit de jeudi à vendredi.

Les quatre accusés ont été condamnés à 15 ans d’emprisonnement parce qu’ils ont été retenus coupables des faits comme annoncé par la cour lors de l’énoncée de son verdict.

Avant que cette sentence ne tombe, la parole a été donnée pour la dernière fois aux quatre accusés, Lida Kouassi Moise a indiqué à la Cour qu’il n’accepterai jamais d’être libéré par grâce présidentielle s’il était condamné même à 20 ans de prison.

“Monsieur le Président je voudrais vous dire ici officiellement si par extraordinaire, je devais être condamné par cette cour. Que cette condamnation soit prononcée en âme et conscience. Telle qu’elle soit je l’accepterais quand je l’aurais acceptée, je déclare ici solennellement que je n’accepterai jamais de sortir de prison par grâce présidentielle. Jamais. Je refuserai toute grâce présidentielle en ce qui me concerne,” a déclaré, l’ex-ministre d’État sur un ton ferme.

L’accusé a par ailleurs précisé qu’il accepterait une libération sous forme de loi d’amnestie si la représentation du peuple le souhaitait.

“Qu’il vous plaise de décider. Je voudrais préciser ici, et j’accepte votre décision parce que vous décidez au nom du peuple de Côte d’Ivoire. C’est pourquoi toute décision de mise en liberté, qui sera prise par le peuple de Côte d’Ivoire à travers sa représentation nationale, sous la forme d’une loi d’amnistie, c’est cette seule décision que j’accepterai pour être mis en liberté. Même si je suis condamné 20 ans.

Je n’accepterai jamais de sortir de prison sur une grâce présidentielle,” a-t-il poursuivi.

Bien avant cette mise au point, l’accusé avait fait des observations.

Lida Kouassi Moise a soutenu avoir observé que le Président de la Cour, Coulibaly Aboubacari a fait preuve de sens de l’équilibre et d’équité dans ce débat contradictoire. “J’ai observé également votre patience. Monsieur le Président je vous merci,” a-t-il ajouté.

L’accusé a néanmoins ajouté qu’il était étonné, surpris et perplexe devant un certain nombre de choses qu’il a entendues.

“On voudrait absolument impliquer Lida Kouassi dans un Complot. Et la pièce maîtresse qui était la trouvaille de mes accusateurs était le bloc note.

Il a mis dans son bloc note, un plan de transition militaro-civil et mes accusateurs étaient tellement sûrs d’eux, ils ont oublié la pièce maîtresse, elle n’est trouvable nul part,” a expliqué Lida Kouassi.

Il a déploré le fait qu’on lui présente des polycopes et on prétend que qu’il aurait reconnus que ces polycopes ont été rédigés sous sa dictée.

“Monsieur le Président, tout de même, devant une cour d’assises où on veut requérir 20 ans de vie à quelqu’un, dites leur que c’est un peu trop facile.

“Lorsqu’on a plus d’arguments de poids, il s’est exprimé un jour devant trois de ses amis ministres en disant, pour prendre la probité et la moralité, il fait plus confiance à Abéhi qu’à son oncle (Gnatoa Katé).

Voilà mon crime. J’ai préféré Abéhi à quelqu’un d’autre donc j’ai commis un crime,” a dénoncé l’ex-ministre d’État. “Monsieur le Président, je croyais pouvoir être confondu ici par des preuves matériels irréfutables.

Lorsque monsieur l’avocat général, lorsque, monsieur le conseil d’État subodore de requérir 20 ans d’emprisonnement dans la vie de quelqu’un.

Les européens qui ont inventé, la démocratie et l’État de droit, de manière privative nous considéraient comme des république bananières.

Aujourd’hui, il y en a qui ont franchi un pas. Ils nous appellent maintenant des pays de “merde”,” a poursuivi Lida Kouassi Moise.

Il a enfin déclaré qu’il fait confiance au Président de la cour pour que l’appellation abjecte, “merde” ne soit pas justifiée.

Source : Koaci.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.