Litige au sujet d’une résidence : “Asalfo” (artiste de Mme Ouattara) fait mordre la poussière à des ayants-droit

Litige au sujet d’une résidence : “Asalfo” (artiste de Mme Ouattara) fait mordre la poussière à des ayants-droit

Point n’est besoin de présenter l’ancienne Case blanche qui est devenue le ‘’Live 7 et Cuisine’’, restaurant-bar et boîte de nuit appartenant à la star Traoré Salif alias Asalfo, artiste chanteur. Beau cadre situé dans le quartier val doyen à Cocody, dans le dos de l’Hôtel communal. Hélas, tout ce qui brille n’est pas forcement de l’or! Malgré le calme apparent, cette belle maison est au centre d’un litige entre la famille Yapo, propriétaire dudit duplexe, et ‘’Gaou Production’’ qui la loue.

Au départ tout va pour le mieux, avec le contrat

Au décès de leur père Yapo Gabriel, la maison de 9 pièces revient aux onze ayants-droit. Ces derniers décident de la mettre en location afin de subvenir à leurs besoins. C’est ce qu’ils font, d’abord avec un Marocain qui louait la maison. Avec ce dernier, tout se passe comme sur des roulettes. Traversant des périodes difficiles, le Marocain d’abord s’associe avec Asalfo avant de se retirer et lui laisser la gestion de la maison. C’est ainsi qu’en 2012, les ayants-droit signent un contrat de bail à usage commercial avec ‘’Gaou Production Multivision’’, par-devant le notaire Landou Konan Alexandre.

Il faut aussi signaler qu’ils exploitent les locaux depuis 2010. Les clauses du contrat stipulent que le terme est d’une durée de trois ans. Le loyer mensuel s’élève à quatre cent mille francs. Le contrat avait prévu une révision des loyers pour l’ajuster selon sa valeur et les loyers perçus aux alentours. Malgré que le contrat ait précisé le montant à verser chaque trois mois, le leader du groupe Magic-Système n’arrive toujours pas à s’y conformer.

Les héritiers, à bout de force!

Fatigués des incessants courriers pour rappeler la star à l’ordre et lui demander de s’acquitter de ses obligations, les enfants Yapo décident de passer à la vitesse supérieure. Le 28 mars 2014 alors, après plusieurs années de cache-cache, une mise en demeure est adressée à ‘’Gaou Production’’ pour le non respect de certaines clauses du contrat de bail. En effet, plusieurs modifications ont été faites dans la maison alors que l’une des clauses indique que «le bailleur et le preneur conviennent expressément que toute transformation supplémentaire, pendant la durée du bail, sera exclusivement effectuée par le preneur, avec l’accord écrit préalable du bailleur» ; ce qui n’a jamais été le cas, selon les plaignants.

La pose de nouvelles fenêtres, transformation d’une chambre en toilettes, les carreaux cassés par endroits sont entre autres ce que l’huissier a pu constater comme modifications, sans l’accord des héritiers. En plus, il a été mentionné que le loyer sera révisable dans les conditions fixées par les parties ou à défaut, à l’expiration de chaque période triennale.  Malgré la signature du contrat, il s’avère que jusqu’à ce que la mise en demeure arrive, ’’Gaou Production’’ devait la somme de 2.800.000 FCFA d’arriérés de loyer. En juin de la même année, les Yapo ont dû saisir le tribunal d’une action en résiliation de bail et en expulsion, à cause de l’accumulation de plusieurs mois d’arriérés.

Bizarrement, chaque fois que les ayants-droit décident de passer devant le tribunal du Commerce habilité à régler ce problème, ‘’Gaou Production’’ se met à jour de ses loyers. Une fois l’affaire réglée, le scénario recommence. Après la première procédure, plus de paiement, jusqu’à une nouvelle mise en demeure en novembre, pour 8 mois de loyers impayés ; ce qui équivaut à 3.200.000 francs. Une assignation en référé aux fins de résiliation de bail et d’expulsion a été adressée encore en février dernier pour une comparution, le 13 du mois. Les différentes assignations se soldent en la faveur de la star qui après, interrompt toutes communications avec ses bailleurs.

Asalfo 6 Litige au sujet d’une résidence : Asalfo (artiste de Mme Ouattara) fait mordre la poussière à des ayants droit

En réponse à un mail envoyé le 21 juin 2013 par Stanislas Yapo, celui qui est chargé de la gestion du bien immobilier, faisant le point des sommes perçues et de ce qui reste, suivons la réponse de Salif Traoré alias Asalfo, datant du 10 juillet : «J’accuse réception de votre mail et vous remercie pour votre disponibilité. Me référant à vos points, je voudrais intervenir en vous confirmant que le paiement des loyers se fera comme convenu. Consigne a été donnée à M. Effoué pour que cela soit fait dans les prochaines 24h. Par contre, vous conviendrai avec moi que parler d’augmentation de loyer en ce moment précis n’est pas opportun, vu la situation sociale qui prévaut en ce moment au pays. Nous sommes tous propriétaires et savons à quelles difficultés sont confrontés les uns, les autres. D’où ce besoin de vous demander de reporter cette opération à un moment propice. Nous pourrions convenir peut être d’une date commune pour cette opération. Concernant la gestion du bien, comme vous l’avez-vous-même dit, vous nous indiquerez au moment venu la personne morale ou physique qui s’en chargera …» Faisant-fi des clauses du contrat qui prévoyait cette augmentation, le locataire demande à son bailleur d’attendre un moment propice pour parler d’augmentation.

Pendant ce temps, les ayants-droit perçoivent leur loyer en retard après plusieurs mois d’absence, ou la veille des assignations en comparution. Les enfants Yapo veulent être situés une bonne fois pour toutes. Soit le contrat est résilié (ce qu’ils souhaitent pour éviter le jeu de cache-cache), ou ‘’Gaou Production’’ se met en règle vis-à-vis du contrat de bail qui les lie. Mais pas sûr qu’on ait raison quand notre adversaire est un Salif Traoré alias Aalfo !

Asalfo sort grandi par la  justice

Deux décisions rendues par le tribunal de Commerce d’Abidjan dans l’affaire opposant ‘’Gaou Production’’ aux Yapo, leur donneraient certainement d’avoir l’envie à leur tour de devenir célèbres eux-aussi ! Les enfants  entendent exercer aussi un recours (cette fois devant la Cour  d’Appel) contre cette décision surprenante du tribunal de commerce dont l’attitude n’a pas changé alors que tous les arguments de droit militeraient en faveur d’une décision contraire. En effet, l’affaire a été appelée en référé au Tribunal de Commerce d’Abidjan le 6/3/15. Il a déclaré les héritiers recevables, mais mal fondés dans leur action. Pour simplement dire qu’il les a déboutés dans leur action en résiliation de bail, et en expulsion.

Avant cela, le 6/8/14, un verdict similaire avait été rendu ; c’est-à-dire que l’action en expulsion avait été jugée recevable mais mal fondée. Pour en savoir davantage, le pachyderme a daigné appeler le responsable de communication du groupe ʺGaou Productionʺ, lui aussi communicateur, pour en savoir davantage. Depuis un mois que l’infernal quadrupède lui a signifié sa soif inextinguible d’informations relatives à ce dossier, et jusque là, il n’a pas encore eu le temps de le recevoir, malgré les relances intempestives.

Peut-être que le FEMUA venant de s’achever et avec cette parution, l’on daignera, entre festivals et sorties d’albums, accorder une oreille attentive à ce pataud quadrupède, surtout que le responsable de communication approché moult fois par le pachyderme et ayant promis lui revenir, reste toujours coi! Tout simplement, on ne s’attaque pas à une star quand on est un parfait anonyme.

Source: L’Eléphant déchaîné N°363

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