L’opposition en Côte-d’Ivoire annonce une grande marche jeudi contre la commission électorale

L’opposition en Côte-d’Ivoire annonce une grande marche jeudi contre la commission électorale

L’opposition ivoirienne a annoncé samedi à Abidjan “une grande marche’’ pour exiger la reforme de la Commission électorale indépendante (CEI), chargé d’organiser les sénatoriales du 24 mars.

“Nous vous invitons à une grande marche jeudi pour dire Non à la CEI actuelle’’, a déclaré Georges Armand Ouégnin, président d’Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS, coalition de quelques partis politiques de l’opposition), lors d’un meeting politique à Yopougon, commune favorable à l’opposition à l’ouest d’Abidjan.

“Aujourd’hui, la CEI est illégale et illégitime. Elle ne peut en aucun cas organiser des élections en Côte d’Ivoire’’, a-t-il expliqué, sans autres précisions sur la marche prévue jeudi.

Organisé à l’initiative de cette coalition, à laquelle appartient la faction du Front populaire ivoirien (FPI, principal parti de l’opposition) menée par Aboudramane Sangaré, ce meeting populaire a rassemblé près de 300 personnes à la place CP1 de Yopougon.

Si la manifestation s’est déroulée sans accrocs majeurs, elle a failli ne pas avoir lieu. Plus tôt, le matin, une quarantaine de policiers ont dispersé à l’aide de lacrymogène, les premiers militants qui arrivaient à la place CP1.

Après quelques échauffourées avec les jeunes militants, les policiers se sont retirés et le meeting a pu se dérouler tranquillement jusqu’à sa fin.

Se relayant à la tribune, les responsables des partis de EDS, ont dénoncé une CEI “illégale et illégitime’’ et exigé sa reforme avant les sénatoriales et les prochaines élections municipales et régionales.

“La CEI est une commission aux ordres, partiale et déséquilibrée. Nous ne la voulons pas et nous ne la reconnaissons pas’’, a déclaré, Danielle Boni Claverie, présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD), assurant que son parti ne participerait “à aucune élection tant que la CEI n’est pas reformée’’.

Le fondateur du Mouvement des forces d’avenir (MFA), Anaky Kobenan, transfuge de la coalition au pouvoir, avec laquelle il est en rupture de ban, a quant à lui invité le chef de l’Etat Alassane Ouattara au dialogue et à la discussion.

“Ouattara doit comprendre que la CEI actuelle est illégale et n’a pas le droit d’organiser des élections’’, a-t-il martelé, avant de conclure, plus menaçant : “Si Ouattara ne nous écoute pas, nous rendrons la Côte d’Ivoire invivable’’.

Serge Alain Koffi

Source: Alerte info

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