L’opposition exige la dissolution de la Commission électorale

L’opposition exige la dissolution de la Commission électorale

La Coalition nationale pour le changement (CNC, opposition) a exigé dimanche la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) qu’elle accuse de ” partialité”. “La CEI, dans sa forme actuelle, est inacceptable car entachée d’une partialité criarde, qui porte en elle les germes d’élections truquées à l’avance. Cette commission ne nous inspire aucune confiance”, a martelé le porte-parole du CNC Laurent Akoun, lors d’un entretien avec des journalistes.

L’opposition a proposé une commission électorale composée de membres permanents choisis parmi les personnalités crédibles, libres de toute appartenance politique. La CNC a par ailleurs annoncé l’organisation dans les prochains jours des manifestations publiques à Abidjan en vue d’ amener le gouvernement à discuter des conditions d’une élection présidentielle crédible en Côte d’Ivoire. “La CNC a décidé de tenir des meetings afin d’amener le pouvoir à discuter des conditions d’élections justes pour éviter une autre crise à la Côte d’Ivoire”, a déclaré Laurent Akoun. Des violences liées à une manifestation de l’opposition avaient fait un mort mardi à Guiglo (ouest), selon les autorités sécuritaires ivoiriennes.

Pour la CNC, les manifestations qui ont subi une répression ont fait plutôt quatre morts et une dizaine de blessés. La Côte d’Ivoire s’apprête à affronter les élections générales avec en prime le scrutin présidentiel prévu fin octobre.

Source: Xinhua

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Présidentielle ivoirienne : l’opposition accuse le pouvoir de « préparer des fraudes »

L’opposition ivoirienne a critiqué, samedi à Abidjan, l’organisation de la présidentielle d’octobre en Côte d’Ivoire, accusant le pouvoir de préparer des “fraudes massives” sur les listes électorales.

L’opposition réunie au sein de la Coalition nationale pour le changement (CNC), avec plusieurs cadres frondeurs de partis de la majorité et de l’opposition, dont l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny (majorité) et l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly (opposition), a déploré « un mode opératoire conçu et mis en oeuvre de façon unilatérale par le pouvoir en place ».

Présidentielle ivoirienne l’opposition accuse le pouvoir de « préparer des fraudes » L’opposition exige la dissolution de la Commission électorale

« Nous dénonçons une volonté manifeste du pouvoir d’organiser des fraudes sur le recensement électoral » démarré le 1er juin, a déclaré à l’AFP Bertin Konan Kouadio, dit « KKB », un cadre de la CNC.

« Une élection se gagne à partir des listes électorales », a poursuivi M. Kouadio, accusant le pouvoir de se « tailler des listes électorales sur mesure (…) sur lesquelles seront inscrits ses partisans ».

Graves menaces sur la paix sociale

« Les conditions de préparation et d’organisation de l’élection présidentielle d’octobre font peser de graves menaces sur la paix sociale en Côte d’Ivoire », a prévenu de son côté Laurent Akoun, un cadre de la CNC, lors d’une conférence de presse.

La Commission électorale indépendante (CEI) est le maître d’oeuvre de l’opération de révision des listes électorales qui doit s?achever le 30 juin et devrait concerner trois millions de nouveaux électeurs.

La CNC estime que la CEI, dans sa forme actuelle, est « entachée d’une partialité criarde, qui porte en elle les germes d’élections truquées à l’avance », exigeant sa « dissolution ».

La CEI a joué un rôle fondamental lors des scrutins d’octobre-novembre 2010 en annonçant la défaite de l’ancien chef de l?État Laurent Gbagbo qui, en refusant la victoire de son adversaire, l’actuel président Alassane Ouattara, a précipité le pays dans le chaos.

Plus de 3.000 personnes ont péri en cinq mois de violences post-électorales, épilogue sanglant d’une décennie de crise politico-militaire en Côte d’Ivoire.

Dans ce contexte, la présidentielle de 2015 est cruciale, puisqu’elle est censée parachever la stabilisation du pays.

Alassane Ouattara a été investi fin avril candidat de la coalition au pouvoir pour la présidentielle d’octobre, dont il est le grand favori.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti d’opposition de Laurent Gbagbo, en proie à une forte crise interne, a désigné le 22 mai Pascal Affi N?Guessan comme candidat pour affronter le président sortant.

La CNC, qui constitue une « troisième voie », pourrait également présenter un candidat.

Source: AFP

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