L’otage Kayla Mueller était l’esclave sexuelle du leader de Daech

L’otage Kayla Mueller était l’esclave sexuelle du leader de Daech

Kayla Mueller, la travailleuse humanitaire américaine morte en février dernier dans un camp de Daech en Syrie, était régulièrement violée par le calife du groupe EI. Une information révélée par ABC News, vendredi 14 août, et confirmée par ses parents.

Kayla Mueller, la dernière otage américaine à être morte entre les mains des djihadistes du groupe Etat islamique, a été violée et torturée à de multiples reprises avant son décès, en février 2015, ont annoncé des experts de l’antiterrorisme américain. Chose encore plus marquante : la jeune femme a été l’objet des pires attentions de la part de l’autoproclamé calife de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, qui n’a cessé de la violer pendant sa détention.

“La propriété d’Al-Baghdadi”

Une information que la chaîne ABC a pu se faire confirmer par les parents de la jeune fille, qui aurait eu 27 ans aujourd’hui, et qui travaillait dans l’humanitaire en Syrie avant d’être enlevée du côté d’Alep, à la fin de l’année 2013. “Au mois de juin, le gouvernement [américain, ndlr] nous a dit que Kayla avait été torturée, qu’elle était la propriété d’Al-Baghdadi”, ont-ils annoncé à la chaîne nationale.

Cette annonce vient contrebalancer l’étonnante teneur de la lettre écrite par la jeune femme à ses parents, au printemps 2014, et qu’ils avaient rendue publique quelques jours après sa mort. Elle y écrivait notamment être traitée “avec la plus grande gentillesse et le plus grand respect par ses geôliers”. Au contraire, donc, Kayla Mueller subissait le même sort que les femmes capturées par Daech, qui a pour habitude d’asservir les femmes pour le bon plaisir de ses combattants. Et gare à celles qui refusent : le Financial Times révélait fin 2014 l’exécution de 150 femmes qui s’étaient refusées à eux.

La thèse de “l’épouse de djihadiste” perd du souffle

La nouvelle des abus sexuels que Kayla Mueller a subis de la part du “calife” a été obtenue suite aux témoignages de deux adolescentes yézidies, anciennes esclaves sexuelles, interrogées par les mêmes services. Autre témoignage clé, celui d’Umm Sayyaf, femme d’Abou Sayyaf, le cadre de Daech chez qui Al-Baghdadi avait installé Kayla Mueller pour abuser d’elle régulièrement. Elle avait été capturée au cours du raid qui, d’après le groupe terroriste, avait coûté la vie à la jeune femme en février dernier.

Des déclarations de ces trois personnes, les services de l’antiterrorisme américain retirent que Kayla Mueller n’était donc en rien “l’épouse du djihadiste” qu’avaient pu décrire certains services américains, au grand dam des parents de la jeune femme.

Source: metronews

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