Lutte contre la pauvreté au Gabon: Ali Bongo annonce la prise en charge totale des frais médicaux aux urgences

Lutte contre la pauvreté au Gabon: Ali Bongo annonce la prise en charge totale des frais médicaux aux urgences

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a ouvert, le vendredi 25 avril 2014 à Libreville, les premières Assises sociales du Gabon sur le thème «Pour un Gabon solidaire, changeons de mentalité». Il y est question de rechercher les voies et moyens pouvant amener à l’amélioration des conditions de vie des Gabonais, en luttant contre la pauvreté et la précarité qui atteint 75.000 foyers dans le pays.

Si l’on a annoncé 700 participants au départ, le constat sur le terrain est que plus de 1200 personnes ont tenu à prendre part à l’impulsion de cette nouvelle aventure qui envisage d’accélérer les mécanismes de lutte contre les fléaux de la pauvreté et de la précarité dans le pays. Tout ce beau monde ne s’est pas trompé puisque, en convoquant ces Assises, le président de la République a voulu impliquer toutes les couches sociales dans la lutte contre les inégalités, mais surtout dans le processus d’aboutissement de la solidarité nationale. Une donne qui, à terme, permettra à chaque Gabonais, si les déclarations et les résolutions en venaient à être appliquées, de vivre dans de meilleures conditions.

C’est à ce titre que des experts, des économistes, des chefs d’entreprises et des leaders politiques de notoriété internationale, à l’instar de l’ancien président de Mozambique, Joaquim Chissano, ou encore du Prix Nobel de la paix, Mohamed Yunus, sont venus contribuer au déblayer de la voie menant au résultat souhaité. Ces Assises sociales veulent en effet entamer un vrai et réel changement de mentalité et accélèrent l’aboutissement de la solidarité nationale à travers la mise en œuvre du Pacte national.

Dans ce contexte de volonté de changement, toutes les couches de la société ont été invitées à participer à cet événement interactif. Les participants ayant échangé avec les intervenants, les interrogeant sur des points ou zones d’ombre, ou les interpellant pour plus de précisions sur tel ou tel autre mécanisme, projet, acte et moyen à mettre en œuvre pour aboutir aux résultats escomptés pour le bien-être des Gabonais.

«Le 29 janvier 2014, j’ai proposé à l’ensemble des forces vives de la nation gabonaise, un Pacte social. Ce pacte social se résume à livrer un combat acharné et de tous les instants, contre la précarité, les inégalités et l’exclusion sociale dans notre pays. Il constitue un engagement fort et ferme, ainsi que l’expression de toute ma détermination pour cette cause sociale qui vise à réduire considérablement la proportion des Gabonais économiquement faibles», a déclaré le président Ali Bongo qui, revisitant le tableau de la situation sociale dans le pays présenté par le cabinet McKinsey, a demandé d’«insister désormais sur la nécessité de rompre avec les anciennes pratiques, pour fixer de nouvelles orientations et opérer les meilleurs choix pour notre avenir».

«Il nous faut désormais insister, sur la nécessité d’une volonté commune et partagée d’accélérer l’agenda des réformes sociales et des actions visant à offrir aux Gabonaises et aux Gabonais, le mieux-être auquel ils aspirent et pour lequel nous devons nous dévouer entièrement», a dit le chef de l’Etat qui reconnaît que «l’ampleur du fossé social obligeait à un sursaut […] Le décalage est en effet important entre les textes, pourtant pertinents, et les réalités administratives et sociales gabonaises, entre les ressources et l’efficacité des dépense sociales».

Pour cette première journée, des tables ondes ont été organisées portant tour à tour sur «Pacte social : les priorités pour aller de la vision à l’action», «le Gabon émergent : catalyseur d’emplois», «le rôle levier de la femme et des jeunes dans la réduction de la pauvreté», «Parole des anciens pour un Gabon solidaire et responsable». Le tout a été accompagné de «témoignage» d’un leader africain et du Prix Nobel de la paix, avant les travaux en atelier pour réfléchir sur les thèmes «Aides sociales et responsabilité citoyenne» «Présentation des réalisations sociales du PSGE (Plan stratégique Gabon émergent)», «De la couverture maladie à la santé pour tous» ou «Le courage d’entreprendre», entre autres.

 Source: gabonreview.com

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Placées sous le thème «Pour un Gabon solidaire, changeons de mentalité», les Assises sociales qui se déroulent ces 25 et 26 avril 2014 au stade de l’Amitié de Libreville, se présentent comme une plateforme d’aide à la décision. Elles visent à booster la mise en œuvre de la Stratégie d’investissement humain du Gabon pour lutter efficacement contre la pauvreté et la précarité qui touchent 30% de la population gabonaise.

Si un proverbe Malawite dit «celui qui désire la pluie doit aussi accepter la boue», l’on peut aisément comprendre la présence de Sages qui ont volontiers accepté de partager leur expérience avec la jeunesse. Sans langue de bois et devant le Chef de l’Etat qui a participé à tous les travaux de la journée, les Sages ont tout dit. Car, pour eux, comme le relève un autre proverbe africain, «l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli». C’est pour cette raison que chacun d’entre eux s’est prononcé en vue d’engager une dynamique collective avec l’ensemble des Gabonais.

«Nous sommes venus pour apporter notre expérience à la jeunesse. Nous avons servi notre pays en son temps. Nous avons une expérience familiale, politique, économique et sociale. Nous sommes les témoins de deux époques de notre pays», a dit madame Apolline Doumba, première femme préfet au Gabon, ancien cadre du privé, qui ne demande qu’à aider à la construction du Gabon. Comme elle, Daniel Afome Nzé, ancien maire de Makokou, a pris la parole et a notamment déclaré : «nous ne pouvons pas avancer sans modèles». D’où cette phrase adressée directement au président de la République : «la jeunesse qui vous accompagne doit être soutenue par les personnes qui ont une expérience», faisant ainsi allusion aux anciens cadres de l’administration qui peuvent encore apporter des idées et des conseils à l’Etat. Pour lui, les jeunes auraient pu dire au président de la République de réfectionner et non de casser les hôpitaux, à l’instar de Jeanne Ebori, car, il aurait souhaité que ces structures vieillissantes soient réfectionnées et qu’à leur côté, de nouvelles soient construites.

«Nos enfants ont besoin d’une bonne éducation, d’une bonne formation et de changement de mentalité. Avec tout cela, les choses ne peuvent que changer», a dit, pour sa part, Maurice Tchikaya, ancien directeur des programmes de la Radiodiffusion et télévision gabonaise (RTG1), devenue Gabon Télévision. A sa suite, un autre ancien, Pierre Obame, ancien directeur général des Impôts, a expliqué, s’adressant aux jeunes actuellement aux affaires, que le Gabon «fait des efforts et des sacrifices énormes». «Lorsqu’on vous donne de l’argent pour un projet, réalisez-le», a-t-il dit fustigeant la propension de la jeunesse à vouloir «tout avoir à la fois et sans travailler». Corroborant ce propos Apoline Doumba a insisté sur la nécessité de la sanction par l’application de la loi. Car l’impunité, selon elle, accentue le fléau de la corruption. «Corruption doit être égale punition», a-t-elle lancé.

«Jeunes, soyez sages, fidèles et référez-vous aux anciens pour la construction du pays», a lancé l’ancien préfet, première femme à ce poste au Gabon. Et l’on peut suspendre avec cet autre proverbe gabonais qui indique que «le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin».

 Source: gabonreview.com

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