MALI : Comment le président IBK est devenu illégitime aux yeux de l’ancienne métropole.

MALI : Comment le président IBK est devenu illégitime aux yeux de l’ancienne métropole.

Finalement à quoi servent les missions de paix de la France en Afrique.

En côte d’ivoire il y avait la force licorne, mais sa présence n’a pas empêché que le pays reste coupe en 2 pendant près de 10 ans avec le nord occupé par une rébellion baptisé force nouvelle et au sud, le peuple ivoirien.

En 2012, le régime Amadou Toumani Touré est renversé par les hommes d’un certain capitaine Amadou haya Sanogo, devenue aujourd’hui une histoire ancienne. Le premier janvier 2013, le quai d’Orsay organise une expédition militaire baptisée SERVAL, avec pour mission de chasser des terroristes et aider le Mali à préserver l’intégrité de son territoire. 2 ans plus tard, le nord reste séparé du sud et une fois de plus, c’est la rébellion qui jouit d’une position privilégiée au détriment du gouvernement légitimement arrivé au pouvoir.

En Rca, où les soldats français ont débarqué le 5 décembre dernier dans le cadre de l’opération Sangaris, l’actualité reste dominée par des affrontements meurtriers quasi quotidiens.
Pour trouver une solution à la situation sécuritaire les Maliens ont choisi IBK avec plus de 77% des suffrages le 11 Août 2013 face à son adversaire et jeune frère Soumaila Cissé. Toujours étiqueté comme le candidat de Paris, le divorce entre l’Elysée et Koulouba, va être consommé dès les premières heures de la gouvernance d’Ibrahim Boubacar Keita et depuis son retour d’Europe après le sommet Elyséen sur la paix et la sécurité en Afrique où il avait dénoncé dénoncer l’attitude ténébreuse dans la gestion de Kidal par la France.

Notons que si l’élection du nouveau Président de la République du Mali, son excellence Ibrahim Boubacar Keita a suscité beaucoup d’espoir chez les Maliens en ce qui concerne la gestion du pays, aujourd’hui, au regard de ce qui se passe dans les régions nord avec l’insécurité qui perdure, la présence des groupes rebelles, l’impunité, le cantonnement de nos forces de l’ordre, la libération des prisonniers rebelles, l’acceptation des ex rebelles sur la liste de la majorité RPM pour la députation entre autres, force est de constater que cet espoir est loin d’être comblé. Cela semble du à l’influence de la France qui s’exerce sur la prise de décision des autorités maliennes.

Le Mali était présentée comme un modèle démocratique en Afrique, mais ce mythe s’est effondré il y a deux ans. La déstabilisation du nord-Mali s’est en effet amorcée avec la guerre libyenne de 2011.
En janvier 2012, deux groupes touaregs le MNLA et Ansar Ed-Dine implanté dans le nord du Mali depuis les années 1990, ont attaqué l’armée malienne au nord du pays, mettant, de ce fait, fin à l’accord signé entre l’État et les rebelles en 2009.

Nadege Ngouegni

Source: Afrique Media

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