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Malmené par le couple Ouattara et Hamed Bakayoko: jusqu’à quand Soro va-t-il subir ?

Malmené par le couple Ouattara et Hamed Bakayoko: jusqu’à quand Soro va-t-il subir ?

Le président de l’assemblée nationale n’a toujours pas posté le moindre commentaire sur le double limogeage du colonel Wattao qu’on sait pourtant très proche de lui. On sait aussi que sur bien des sujets, il fait désormais profile bas. Alors jusqu’à quand Soro va-t-il continuer subir ses adversaires internes ?

Le budget rectificatif voulu par le gouvernement est passé mercredi dernier comme une lettre à la poste à l’assemblée nationale. Malgré de nombreuses incohérences et de multiples zones d’ombre pointées par les députés, le projet a été adopté en commission et devrait être voté, selon toute vraisemblance, dans les prochains jours. Il y a longtemps que le parlement ivoirien est devenu une simple caisse de résonnance.

Signe sans doute de son instrumentalisation par le régime, Daniel Kablan Duncan s’est rendu en personne, quelques heures avant le vote en commission, au siège du parlement où il s’est entretenu avec Guillaume Soro pour «des réglages », selon le compte-rendu fait par la presse nationale. De fait, le président de l’assemblée nationale est devenu l’un des nombreux spectateurs du jeu politique ivoirien. Lui qui aime la chaleur des meetings, y compris communiquer sur les réseaux sociaux, a été obligé, depuis quelques années, de revoir ses plans. D’ailleurs, depuis sa tournée dans la région de l’Agnéby, le président de l’assemblée nationale a cessé de faire la concurrence au chef de l’Etat sur le terrain et a même assisté au double limogeage du colonel Wattao, l’un de ses plus proches collaborateurs de sa hiérarchie militaire, sans broncher.

Ce qui est plutôt inhabituel chez lui. A la vérité, Soro a décidé de subir et de faire le mort comme on le dit en politique face à la dureté des rivalités internes. Pris en tenaille par l’attelage Ouattara-Dominique-Hambak, le jeune président de l’assemblée nationale, à l’ambition débordante, a décidé de calmer le jeu et oppose au trio un lourd silence. D’autant que les crédits budgétaires en destination du parlement sont plutôt rares et qu’une politique d’étouffement apparemment bien organisée semble clairement être mise en place contre lui.

Selon des sources généralement bien informées, le rouleau compresseur daterait de la période d’incertitudes qui succéda aux ennuis de santé du chef de l’Etat, victime d’une sciatique qu’il a dû opérer en urgence à Paris. En tant que président de l’assemblée nationale et dauphin constitutionnel, Guillaume Soro a cherché à être dans la confidence.

En vain. Il n’a revu le chef de l’Etat que vingt quatre heures avant que ce dernier ne quitte l’hôpital. La douce caresse dont il fait ensuite l’objet le lendemain à l’ambassade ivoirienne de Paris le confirme amplement. Elle montre que Ouattara n’avait plus revu Guillaume Soro pendant quelque temps, bloqué en vérité par Dominique Ouattara et Hamed Bakayoko, les deux personnages-clés de la ouattarandie, dont le blocus a parfois irrité juqu’aux députés ivoiriens. Mais le président de l’assemblée nationale sait jouer avec le temps. On l’a encore, vu durant des années, avec le président Laurent Gbagbo dont il fut le premier ministre, sans jamais donner le sentiment d’être en désaccord avec lui. Alassane Ouattara, lui, semble avoir clairement choisi son héritier.

Proche de Ouattara depuis les années Houphouët,Hamed Bakayoko fait désormais partie de la famille.Coaché par l’influente épouse, il est désormais l’homme-clé du régime, celui qui n’hésite jamais à couper tous les relais sur lesquels Soro aurait pu compter. D’ailleurs, le double limogeage du colonel Wattao participe de cette stratégie.

Le ministre de l’intérieur manie aussi à la perfection la carotte et le bâton, n’hésitant pas à payer cher le soutien des principaux chefs de guerre et à débaucher directement dans l’entourage immédiat de Bogota, le surnom de Guillaume Soro, acquit pendant les années de lutte à la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI).

Soro n’a d’ailleurs jamais cessé de compter sur celle-ci. Il y a quelque temps, il a fait le rappel de tous ses anciens camarades de lutte disséminés dans les différentes administrations du pays. Mais le président de l’assemblée nationale voyage également beaucoup, même si celui effectué au Cameroun a été plutôt agité.

Soro a été en effet reçu par Claude Bartologne son homologue français en pleine campagne américaine pour qu’il soit traduit devant la cour pénale internationale et n’hésite généralement pas à aller audelà des frontières européennes. C’est ainsi qu’on l’a vu au Cambodge au moment où le chef de l’Etat était en délicatesse avec sa sciatique. Berceau de violentes rébellions, le Cambodge fait forcément revivre le massacre des Kmers rouges de Pol Pote. Mais en dehors des liens qu’il tisse à l’international, le président de l’assemblée nationale peut toujours compter sur des milliers de jeunes combattants,abandonnés sur le carreau par le régime.

Comme eux, Guillaume Soro se retrouve freiné dans son ambition. La guerre Soro semble donc irréversible, même si nul ne sait encore quand elle aura lieu.

Source : Aujourd’hui

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