Mandats d’arrêt contre Damana Pickas et Stéphane Kipré : Les autorités ghanénnes refusent de céder à la panique version Ouattara

Mandats d’arrêt contre Damana Pickas et Stéphane Kipré : Les autorités ghanénnes refusent de céder à la panique version Ouattara

«Les autorités semblent avoir pris acte d’une demande rogatoire d’arrêt et d’extradition de Stéphane Kipré et Damana Adia Pickas. Et elles se réservent le droit et le temps d’examiner la pertinence de cette requête au moment opportun. Après qu’une commission judiciaire aura pleinement statué sur la demande des autorités ivoiriennes ». Cette révélation émane d’une source crédible des milieux des Affaires étrangères ghanéennes qui cite une source proche du ministère de la Justice du Ghana.

Selon cette information relayée par un exilé ivoirien très introduit auprès de la justice locale, c’est dans la journée du vendredi 15 septembre 2017 que les autorités judiciaires du Ghana ont accusé réception desdits mandats d’arrêt, dans leurs locaux ministériels situés à la Starlets road 91, Independance avenue à Accra. Mais avant le point de chute final desdits documents juridiques, notre source explique que la première étape, pour respect de procédures en la matière, a été de les convoyer à l’ambassade de Côte d’Ivoire. Située à Oxford street, Ring road E, Independance avenue à Accra . Ce sont de ces locaux de la représentation ivoirienne que les mandats ont été acheminés et réceptionnés au ministère de la justice.

Enfin notre source ajoute que la plupart des exilés font confiance en la justice ghaneéenne qui est loin d’être assujettie à l’exécutif, et pourra à ce titre se prononcer en toute indépendance et sans interférence. Contrairement selon notre source, aux réalités ivoiriennes où le judiciaire reste inféodé au pouvoir politique. Se fixant un pari dans la même veine, selon lequel il se dit persuadé que le Ghana va débouter les requérants ivoiriens. Dans cette affaire pour laquelle, en guise de rappel, le ministre de l’intérieur du régime Sidiki Diakité s’était rendu au Ghana le jeudi 14 septembre 2017. Avec pour mission de remettre des mandats d’arrêt et d’extradition aux autorités de ce pays. En vue de ramener mains et pieds liés Stéphane Kipré et Damana Pickas. Un acte matérialisé par Ouattara.

« Des preuves concrètes seront transmises dans les pays où résident les commanditaires des attaques, avec émission de mandat d’arrêt », avait annoncé Ouattara le dimanche 10 septembre 2017 contre Damana Pickas et Stéphane Kipré. Ces Deux personnalités politiques proches de Gbagbo qui vivent en exil au Ghana depuis 2011. Elles sont accusées, depuis le jeudi 7 septembre 2017 par le pouvoir d’être les instigateurs des attaques du commando invisible que le régime Ouattara essuie presque sans répit depuis le mois de juin 2017.

Marcel Dezogno

Source: letempsinfos.com

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