Manger pimenté permettrait de vivre plus longtemps

Manger pimenté permettrait de vivre plus longtemps

La nourriture pimentée permettrait de vivre plus longtemps, mais seulement si vous en consommez presque tous les jours, selon une nouvelle étude.

Aïe caramba, les épices sont là. On les utilise pour assaisonner ou relever un plat, pour lui donner un parfum d’ailleurs. Mais la magie des épices ne s’arrête pas là. À en croire les conclusions d’une étude menée par des chercheurs chinois, parue dans la revue britannique BMJ, la consommation quotidienne de nourriture pimentée permettrait de vivre plus longtemps en réduisant le risque de développer un cancer ou bien encore des maladies coronariennes et respiratoires.

► Méthodologie : près de 500.000 chinois âgés de 30 à 79 ans suivis pendant 7 ans

Pour arriver à ces résultats, des scientifiques ont suivi 199.293 hommes et 288.082 femmes âgées de 30 à 79 ans, entre 2004 et 2013. Aucun des participants n’avait développé de cancer ou de problèmes cardiovasculaires avant le début de l’étude.

► Ce que l’étude a montré : en cause, la capsaïne, le principal composant du piment

“Notre analyse a montré une corrélation inverse entre la consommation de nourriture épicée et la mortalité globale ainsi qu’avec certaines cause de décès (cancers, maladies coronariennes et maladies respiratoires), affirment les chercheurs, interrogé par BMJ. Ceux qui consomment une nourriture épicée presque tous les jours ont 14% de chance en moins de décéder comparé à ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine”.

Les bienfaits de la nourriture pimentée ont été observés aussi bien chez les hommes que chez les femmes, mais ils s’avèrent toutefois beaucoup plus importants chez ceux qui mangent épicés et qui ne boivent pas d’alcool. L’ingrédient magique ? La capsaïcine, le principal composant du piment, qui, d’après les chercheurs, pourrait avoir des effets anti-obésité, anti-inflammatoire, antioxydant et anti-cancer. Cependant, “il n’est pas possible de tirer une conclusion d’ordre causale” sur ce lien, admettent les chercheurs.

► Ce que l’étude va changer : aucun lien de causalité n’a pu être démontré

“On ne sait pas si les corrélations observées sont le résultat direct de la consommation de piment ou bien découlent simplement d’autres éléments positifs dans l’alimentation qui n’ont pas été mesurés”, commente Dr Nita Forouhi, experte en nutrition et épidémiologie à l’Université de Cambridge. Malgré la taille importante de l’échantillon étudié, ce travail présente des points faibles, en particulier le manque d’information détaillée sur la composition des repas ingérés par les participants.

D’après la spécialiste, les résultats pourraient s’expliquer en revanche par une possible corrélation avec les boissons tel que l’eau et le thé, consommés en plus grande quantité par ceux qui mangent plus de piment. “De nouvelles études sont nécessaires pour établir si la consommation d’aliments épicés peut améliorer la santé et réduire directement la mortalité ou bien si c’est la marque d’autres habitudes alimentaires et styles de vie” positifs pour la santé, explique-t-elle.

Matthieu Delacharlery

Source: metronews

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