Mangou révèle les généraux qui ont trahi Gbagbo et comment il a été contraint à suivre Ouattara

Mangou révèle les généraux qui ont trahi Gbagbo et comment il a été contraint à suivre Ouattara

Date tenue et rendez-vous crucial honoré à la Cour pénale internationale internationale (Cpi).

A l’audience du lundi 25 septembre 2017 qui a vu comparaître le cheval principal attendu dans le ballet des témoins à charge qui se succèdent devant la barre de cette Cour. Il s’agit du Général Philippe Mangou, premier responsable des armées, en sa qualité de Chef d’Etat major (Cema) au moment des faits, qui se présente pour son premier jour d’audience devant les parties au procès pour dire sa part de vérités. Sur le présumé ‘’plan commun’’, contre les partisans de Ouattara, allégué par la Chambre du Procureur de la Cpi qui accuse et poursuit conjointement Gbagbo-Blé Goudé dans le cadre d’un procès commun, depuis le 28 janvier 2016.

Pour l’audience tant attendue de ce lundi qui défraie la chronique, il est revenu au Bureau du Procureur d’ouvrir le bal de l’interrogatoire à charge. Après naturellement les formalités d’usage à observer rappelées en la matière par le juge Cuno Tarfusser, le président de la Cour. Y compris le serment prêté par le témoin Mangou qui décline sont identité et qui « jure de dire toute la vérité », la main levée, comme le consacre la formule. C’est ainsi que par la voix du Substitut du Procureur Mac Donald, l’Accusation soumet le témoin Mangou à l’interrogatoire à charge.

« Avez-vous suivi quelques témoignages », interroge d’entrée Mac Donald. Le témoin déclare avoir suivi ceux des généraux Guiai Bi Poin, Kassaraté Tiapé et Brédou M’bia. « Mais pas entièrement », précise Mangou.

« Avez-vous rencontré des juges d’instructions de la Chambre du Procureur ? », interroge encore le Procureur. En réponse, le témoin indique avoir rencontré en instruction des juges les 9 et 23 août 2011. Sur cette réponse, Mac Donald lui brandit à la barre une pièce à conviction versée au dossier d’instruction. Il s’agit d’un rapport rédigé par Mangou à Ouattara le 19 décembre 2010, avant de lui faire allégeance à l’hôtel du Golf, le 12 avril 2011. « J’ai été reçu par le président Ouattara qui m’a promis que j’allais être reconduit à la tête de la Défense. J’ai remis mon rapport au ministre Paul Koffi Koffi ». Suite à cette réponse, le témoin est interrogé sur son CV produit. Réagissant à ce CV, le témoin relate son cursus scolaire et sa carrière militaire. Parlant notamment du 13 novembre 2004, date à laquelle il est nommé Chef d’Etat major des armées. Poste occupé, précise-t-il, jusqu’en juillet 2011. Avant d’être nommé Ambassadeur au Sénégal et Sao Tomé Principe depuis mai 2011, par Ouattara.

Sur la mission de sécurisation du pays

Après ces informations données, Mac Donald axe son interrogatoire autour de la crise postélectorale. « Quelle était votre rôle lors de la crise postélectorale ? », interroge le Substitut du Procureur.

« Nous avions deux grandes unités pour la sécurisation du pays. Une première unité placée sous le commandement de Konan Boniface et la deuxième sous le commandement de Detho Letho. Ma guerre à moi, je la faisais sur la carte en fonction de ce que je recevais comme informations. Les deux généraux me donnaient des renseignements précis. En fonction de celles-ci, je plaçais des papillons verts et rouges selon les zones de risque. En fonction de leur compte rendu je leur donnais des instructions », explique Mangou.

Une réponse qui entraîne la question subsidiaire qui est de savoir à qui Mangou rendait compte. Le témoin répond pour dire que la mission de sécurisation du pays fait suite à une réquisition du Président de la République. « Nous rendions compte au ministère de la Défense et au Président de la République à la fois. Pour être sûr que les deux étaient au même niveau d’informations », explique le témoin. Avant d’égrener les différentes unités de l’armée sous son commandement. Il parle de la Garde républicaine, du Cecos, de la Police nationale, de la Marine nationale autres.

Sur les mobiles de la création du Cecos, à travers la question du Substitut du Procureur, Mangou s’explique.

« Le pays était en crise et les armes circulaient partout. Le président m’a demandé de lui proposer une unité qui était à même de lutter contre le grand banditisme. Nous avons donc constitué une unité dotée de fusils d’assaut et de Pa. Nous avons proposé que le commandement soit confié à la gendarmerie et mis sous la responsabilité du Commandant supérieur de la Gendarmerie. Et sous la responsabilité directe du ministre de la Défense. Le Cecos a été donc doté de mitrailleuse de calibre 12/7, de Roquette Rpg7 et de grenades offensives et défensives », explique Mangou. Non sans ajouter que le Cecos s’est vu engagé, outre la lutte contre le grand banditisme, dans des opérations militaires compte tenu de sa dotation et de la situation.

Dans cette dynamique, le Général Mangou félicite ses hommes de commandement pour le travail abattu sur le terrain. Notamment la Division mobile d’intervention rapide (DMIR), une unité placée sous le commandement de Konan Boniface. « Je félicite au passage le commandant Konan Boniface pour le travail réalisé le terrain de sécurisation », déclare le témoin qui rappelle suite à une question du Procureur que le général Touvoly Bi Zogbo, en tant que chef d’Etat major particulier du président, avait le rôle de rendre compte au Président de la République.

Quant au Groupement de la sécurité présidentielle (Gspr), le témoin soutient que cette unité n’était pas sous sa responsabilité directe. « Pendant la crise postélectorale, j’avais sous mes ordres Detho Letho et Konan Boniface. Ceux qui n’ont pas été désignés étaient sous la responsabilité de leur chef », relève-t-il. Revenant sur le décret de sécurisation du processus électoral signé par Gbagbo le 5 janvier 2011, Mangou rappelle qu’après la signature de l’accord de Ouagadouhou le 4 mars 2007, le président lui a donné instruction de réquisitionner les armées en présence des officieux supérieurs Kassaraté Tiapé, Detho Letho, Aka Kodjo, Vagba Faussignaux, Dogbo Blé, Ahouman Nathanaël et Guiai Bi Poin. Mangou indique que le décret a été signé sur place et lui a été remis en mains propres et ‘’divulgué par voie de presse’’, rappelle-t-il.

Le témoin ajoute que cette rencontre a eu lieu à 21 heures 30, ce jour. « Qui vous donnait des instructions », interroge Mac Donald. Le témoin répond pour dire que c’est le Président Gbagbo et comme le prévoit la Constitution ivoirienne. Il ajoute qu’il était convoqué ou soit par la rencontre directe et les rendus étaient faits au téléphone fixe. Ajoutant qu’il n’a jamais joint Gbagbo sur son téléphone portable. Tout comme le témoin explique que les rencontres avec Gbagbo se situent au 11 mars 2011, au petit palais de la Présidence de la République, au 10 décembre 2010 au grand palais de la République, au 24 décembre 2011. Rencontres au cours desquelles, le témoin révèle avoir fait un point sur la situation sécuritaire à Abobo.

Sur ces précisions, l’interrogatoire se poursuit après une pause de 30 minutes. A la reprise de l’audience, la Défense de Blé Goudé soulève une exception. L’Avocate de nationalité camerounaise, Josette Kadiji proteste contre le fait que la Chambre du Procureur fasse appeler Mangou « Monsieur » au lieu du titre du « Général ». Cette requête n’a pas été retenue par le président Cuno Tarfusser, ce qui permet à la Chambre du Procureur de poursuivre son interrogatoire.

Les relations du témoin avec Gbagbo

Le témoin est ensuite interrogé sur ses relations avec le Présisznt Laurent Gbagbo Gbagbo. « Avez vous eu des rencontres avec Mr Gbagbo en présence des généraux ? », interroge l’Accusation. Mangou répond par l’affirmative. Tout en précisant avoir eues ces rencontres en présence des généraux Kassaraté, Guiai Bi Point et Brédou M’bia, le 19 novembre 2010.

« Oui j’ai été à la résidence du chef de l’Etat », confirme le témoin Mangou. Tout comme il précise aussi qu’il a suivi chez lui et non à la résidence du l’Etat, le débat électoral télévisé entre Gbagbo et Ouattara dans le cadre de la campagne présidentielle de 2010. « Quelles étaient vos relations avec Mr Gbagbo », questionne Mac Donald. Mangou répond qu’il n’avait pas de relations particulières avec Gbagbo. « La première fois de voir le Président Gbagbo, c’était au lycée classique, quand il était professeur d’Histoire-Géographie ». Il dit aussi s’être rappelé avoir fait une grève quand une fille d’ambassadeur a mal apprécié un cours donné par Gbagbo. « Ce sont des relations de Président à Chef d’Etat major », renchérit le témoin.

Revenant sur les circonstances de sa nomination au poste de chef d’état-major (Cema), Mangou rappelle qu’en 2002, il était sur le terrain, en qualité de commandant du théâtre des opérations. « Le Président m’a convoqué pour avoir apprécié mon travail. Après les événements d’Allangbassou, le président est venu à Allougoussou et à son retour à Abidjan, il m’a nommé le 13 novembre 2014 Colonel major et Chef d’Etat-major des armées. Je suis fils de pasteur, donc tout ce qui arrive dans ma vie, c’est Dieu. J’ai rendu grâce au seigneur et j’ai invité le Président Gbagbo à venir me soutenir dans la messe de grâce au seigneur pour ma nomination. J’ai aussi invité tous les chefs de coordination », témoigne Mangou.

Des vérités qui disculpent Simone Gbagbo et Blé Goudé

Le témoin est interrogé sur ses relations avec Simone Gbagbo. « Étiez-vous en contact avec Simon Gbagbo », questionne l’Accusation.

« Oui, une seul fois à la résidence présidentielle à Cocody, lorsqu’il a y eu les événements du village d’Anoukoua Kouté à Abobo (ndlr : dans la nuit du 7 au 8 mars 2011). La première dame m’a demandé ce qu’il avait lieu de faire face à l’attaque du village. Je lui ai dit ce que nous allions faire », explique encore le témoin qui précise n’avoir jamais eu de contact avec Simone Gbagbo en dehors de celle évoquée et qu’il n’avait jamais reçu d’ordre de la première dame.

Concernant Charles Blé Goudé, l’autre accusé, Philippe Mangou dit l’avoir rencontré 5 fois. A savoir le 20 janvier 2011 à l’Etat major des Armées au Plateau, 23 janvier 2011 au stade Champroux de Marcory, le 20 mars 2011, le 21 mars 2011 au stade de l’état major et le 11 mars à l’Etat major dans son bureau. Il relève n’avoir jamais eu de rencontre avec Blé Goudé à la résidence de Gbagbo. Il ajoute avoir rencontré au palais présidentiel Blé Goudé le 11 mars 2011, « Quelles étaient les relations de Mr Blé Goudé avec Mr Gbagbo », interroge Mac Donald. « Il est très proche du Président Gbagbo. Il a créé le Cojep et il rencontrait très souvent le Président Gbagbo », réplique Mangou. Ajoutant qu’entre Simone Gbagbo et Blé Goudé, il y avait de très bonnes relations. Ensuite, le Procureur revient sur les questions militaires. « Qui a nommé Detho Letho Firmin commandant des forces terrestres », interroge Mac Donald. « C’est moi qui ai fait la désignation par message radio en FM », relate Mangou qui précise que le décret de nomination ne concerne que les chefs des grands commandements.

Hommage à ses hommes loyaux de terrain

Le témoin Philippe Mangou fait aussi savoir ses bonnes relations avec ses généraux des différents corps. Désignés sous les noms de Foxtrot, Roméo, Oscar, Mike, Novembre one. « Qui était Dogbo Blé », interroge Mac Donald. Mangou répond d’entrée par des éloges à Dogbo. « C’était un officier très intelligent, bien instruit et très courageux. Il était mon fils à moi », dépeint-il en ces termes Dogbo Blé.

Non sans lui reprocher un mauvais comportement. Ne manquant pas de critiquer Dogbo Blé qui dit-il, « a poussé des ailes » après sa nomination à la tête de la Garde républicaine. « Dogbo Blé ne respectait plus personne quand il a été nommé commandant militaire du palais, par le Président de la République. Il a fait arrêter des anciens (ndlr le commandant Adama Saganogo) et se mettait sur son piédestal. Je le lui ai dit et je crois qu’il a compris. Sinon, il était très effacé et il rasait même les murs pratiquement » révèle le témoin. Qui ajoute que les relations entre Gbagbo et les généraux étaient au beau fixe. Parlant notamment de Guiaii Bi Poin, du commandant Abehi et de Konan Boniface. « Vraiment, ils étaient de très grande valeur, des personnes qui aiment leur patrie et qui font preuves de très grande discipline. En tant que commandants du théâtre des opérations », rend-il un hommage à ses collaborateurs notamment Konan Boniface. « Ils se sont battus avec beaucoup de détermination. Nous étions en de très bons termes », déclare Mangou.

Son procès des généraux qui ont trahi Gbagbo en pleine guerre

Brédou M’bia, Directeur général de la police, Kassaraté Tiapé Édouard, Commandant supérieur de la Gendarmerie au moment des faits sont tous deux mis au banc des accusés pour avoir ‘’trahi’’ Gbagbo, selon Philippe Mangou, au plus fort de la crise postélectorale.

« Le général Kassaraté et Brédou M’bia n’ont pas joué franc jeu. Les éléments étaient disponibles pour le travail mais le problème se trouvait au niveau des chefs. Le général Brédou me donnait de faux effectifs. Brédou sur 20 000 policiers, il me déclarait 1250. Kassaraté, sur 15 000 gendarmes, me déclarait que 500 éléments. Le président sentant cette supercherie, me posait des questions si je faisais confiance en mes hommes. J’étais un peu exaspéré par cette question. Au point que j’ai demandé de les remplacer. Mais le président m’a dit qu’il ne pouvait pas le faire parce qu’on était en guerre » révèle Mangou sur les actes déloyaux des deux généraux.

Et Mangou de tirer les conclusions sur les motivations suspectes de Brédou et de Kassaraté. « Kassarate et Brédou surfaient sur un fil pour chercher une terre ferme où poser les pieds », conclut-il sur les intentions cachées des deux généraux traîtres. Tout comme sur la vision de Gbagbo quant aux combattants recrutés en 2002, aussi bien par la rébellion que le pouvoir, Mangou relate que Gbagbo avait institué le service civique pour aider les jeunes combattants sur la base du Centre de commandement intégré (Cici). Lequel Cici est issu des accords de Ouagadougou. « J’ai trouvé cette idée très bonne mais elle n’a jamais vu le jour », déplore le témoin.

Le témoin Philippe Mangou fait alors une grande révélation sur les pressions dont il fut l’objet. En ce qui concerne notamment les résultats électoraux. Sur cette question, Mangou explique qu’il a deux résultats. Celui donné par la Commission électorale dirigée par Youssouf Bakayoko, le 3 décembre 2010, déclarant Ouattara vainqueur. Opposés à ceux donnés le 4 décembre 2010 par Yao N’dré, président du Conseil constitutionnel qui a déclaré Gbagbo vainqueur. Face à ceux deux résultats, le témoin révèle qu’il a été convoqué par le Général Soumaïla Bakayoko, Cema des Forces Nouvelles, suite aux résultats donnés par Yao N’dré. « Le 4 décembre 2010, j’ai été contraint de faire une déclaration pour dire que c’est le candidat Ouattara, qui a été Président qui a gagné les élections, par le Général Soumaïla Bakayoko », révèle le témoin Mangou avant de signifier sa réaction au Substitut du Procureur. « Mais, j’ai réagi pour dire qu’il n’appartenait pas à l’armée de proclamer et reconnaître, la victoire d’un candidat. Les mécanismes de la reconnaissance d’une victoire d’un candidat sont prévus par le Panel des chefs d’Etat mieux placés pour trancher », relate Mangou qui réfute sur un autre registre de l’interrogatoire, les mesures qualifiées à tort de ‘’blocus de l’hôtel du Golf ‘’.

« Je n’ai jamais reçu d’instruction d’une agence gouvernementale, nous avons souvent travaillé avec des forces de l’Onuci. Je réfute le terme de blocus contre le Golf. C’est un poste de contrôle qui est un réajustement des dispositifs de sécurité pour contenir la présence d’hommes armés au Golf Hôtel. Pour éviter que des hommes en armes n’aillent pas en ville ou au golf hôtel pour commettre des forfaits et porter les responsabilités à l’armée. Nous n’avions pas pour mission de priver de nourriture les autorités au Golf Hôtel. J’ai même dit au président Gbagbo, que ceux qui sont au golf peuvent rentrer chez eux et l’armée va assurer leur sécurité », explique le témoin des dispositifs de l’armée sur la voie menant à l’hôtel du Golf. Des relations des faits tels que vus par le Général Mangou Philippe, sur lesquels la transmission du procès s’est interrompu avant le terme de l’audience du jour. Rendez-vous est donc pris pour l’interrogatoire du mardi 26 septembre 2017.

Marcel Dezogno

Source: letempsinfos.com

One comment

  1. Après l’audience du 26 septembre 2017,avec pour témoin “monsieur Mangou” et non pas “monsieur le témoin”,le débat est clos:en vain le piètre magistrat canadien McDonald (qui se confond avec la chaîne de distribution de fast food),la prostituée Gamibienne Fatou Ben-Souda (je pèse mes mots et les assume:Allassane l’a reçue par deux fois,pour une Procureure sensée être neutre dans cette affaire,en personne,elle est allée voir Allassane!Pour traiter de quoi?) et la clique des voyous internationaux ne pourront dire qu’il y a eu un “plan commun” pour tuer des populations djoulas.En effet,le Gl Mangou que d’autres ont vilipendé (en vain)pour son poste d’ambassadeur au Gabon a réfuté toutes les esquives malingres et mesquines du Canadien McDo.L’homme blanc a vite perdu au procès son français pour parler subitement en anglais.Par la suite,troublé et en trouble,le magistrat canadien en quête de poste permanent à la Confrérie des Prédateurs Impérialistes s’est égaré dans les références de textes; les recherches de pages sans fin,des embrouilles sans fin qui ont forcé (par honte)la greffière à surseoir la séance. “Le Président (Gbagbo) n’était pas présent”,a martelé Gl Mangou.McDo venait d’être ainsi déstabilisé et déshabillé car la pièce maîtresse qu’ils tenaient tous était fake,du fake!La honte,rien que honte dans la salle:ce n’est plus le quiné Cuno Tartuffe qui clôt la séance mais une greffière qui donne sursis au géant distributeur canadien de fast food, McDo.

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