Mauritanie: Libération de Sidi Mohamed Ould Mohamed Ould Bouamama, un islamiste recherché par Interpol

Mauritanie: Libération de Sidi Mohamed Ould Mohamed Ould Bouamama, un islamiste recherché par Interpol

Indignation des défenseurs des droits de l’homme après la libération du chef des opérations de lapidation et de destruction des mausolées de Tombouctou.

L’islamiste Sidi Mohamed Ould Mohamed Ould Bouamama, alias Sanda Ould Bouamama, a été libéré le 3 août en Mauritanie. Il s’agit de l’ancien porte-parole d’Ansar Dine, le mouvement islamiste malien, dirigé par Iyad Ag Galy, un groupe armé lié à Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui a participé en 2012 à la prise de contrôle du nord du Mali, notamment à la destruction de mausolées de saints musulmans dans la ville de Tombouctou (nord-ouest du Mali), classée patrimoine mondial en péril, en juin-juillet 2012.

Les autorités mauritaniennes ont libéré Sanda Ould Bouamama alors qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bamako le 23 juillet 2013. Le mandat d’arrêt avait été transmis à Interpol. Florent Geel, directeur du bureau Afrique de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), a confirmé la libération lundi de l’islamiste malien.

Ce binational malien et mauritanien est poursuivi par la justice malienne pour plusieurs crimes : crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crimes de génocide, meurtres et assassinats, crimes d’atteinte contre la sûreté intérieure de l’Etat, association de malfaiteurs, extorsion de fonds, actes de terrorisme et trafic international de drogues.

Indignation

Sanda Ould Bouamama qui a été longtemps pourchassé au nord du Mali par les forces armées françaises et maliennes, s’était rendu aux autorités mauritaniennes en mai 2013 pour échapper à la justice malienne. L’ancien dirigeant d’Ansar Dine a été transféré à Nouakchott où il a été maintenu en détention pendant deux ans sans être jugé.

La libération du terroriste a provoqué un tollé chez les organisations de défense de droits humains. Les ONG ont appelé les autorités mauritaniennes à se conformer à leurs obligations internationales en arrêtant Sanda Ould Boumama dans les plus brefs délais et à l’extrader vers le Mali conformément à la Convention de coopération judiciaire établie entre les deux pays. Les responsables mauritaniens, qui n’ont jamais officiellement reconnu sa détention, ont également refusé d’admettre sa libération.

Source: Afriqueactualite

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