Meeting de la Coalition à Koumassi/Inéligibilité: Akoun crucifie Ouattara par des citations

Meeting de la Coalition à Koumassi/Inéligibilité: Akoun crucifie Ouattara par des citations

Comme annoncé, le deuxième meeting de la Coalition nationale pour le changement (CNC) a eu lieu à Koumassi place In’challé à Abidjan Côte d’Ivoire. Pour sûr il y a eu une foule compacte, tapie sur un soleil accablant. Un soleil qui semblait même faire du bien à ce public nombreux, enthousiaste, plus nombreux que celui venu à Ficgayo à Yopougon, le 20 juin 2015 au 1er appel de la CNC. Onze (11) personnalités de la CNC ont tenu des discours forts dont l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny (PDCI), candidat déclaré à la présidentielle de 2015, le député Pdci Kouadio Konan Bertin dit Kkb, candidat déclaré à la présidentielle, Kablan Brou Jérôme, Pdci, candidat déclaré à la présidentielle de 2015 et le Révérend Soko Waza Théophile (Cpdl). Le meeting a commencé aux environs de 12h pour prendre fin après 14h. Il a été bien encadré par les forces de l’ordre et n’a enregistré aucun incident. Nous présentons comment Laurent Akoun, membre fondateur de la CNC et 4e vice-président du Fpi, a démontré l’inéligibilité d’Alassane Ouattara, sous forme de tableaux ou huit (8) morceaux choisis.

Morceau choisi 1 :

« M. Gbaï Tagro, président du Parti républicain de Côte d’Ivoire disait ceci à propos de M. Alassane Ouattara. Je cite : M. Alassane Ouattara a été invité par M. Djéni Kobina, Secrétaire général du Rassemblement des Républicains (Rdr) pour être le candidat de ce parti à l’élection présidentielle de 1995. Ecoutez bien la réponse de M. Alassane Ouattara : les lois iniques ne me permettent pas d’être candidat. Je serai candidat dès que les lois me le permettront ». Ça, c’est des propos que tenait M. Alassane Ouattara en 1995. »

Morceau choisi 2:

« En 2000, voici ce que la Cour suprême, parce qu’à l’époque, nous n’avions pas la Cour constitutionnelle, donc c’était la plus grande juridiction qui existait. Et c’est l’Arrêt du magistrat hors hiérarchie Tia Koné. Je cite : Déclaration sur l’honneur que le candidat ne s’est jamais prévalu d’une autre nationalité. Considérant que, cette pièce constitue le point de polarisation de l’ensemble des crises, que l’examen du dossier de cette candidature provoque, puisqu’elle est le siège de toutes les interrogations née (…), de la Cour qui s’impose de l’analyse, c’est de savoir quelle identité et avec quelle pièce l’intéressé né en 1942 en Côte d’Ivoire, a vécu jusqu’à sa réapparition dans le fichier juridique ivoirien, en 1982 avec une pièce d’identité datant de cette époque. »

Morceau choisi 3 :

« Cela se passe le 28 avril 2005. C’est la déclaration de Laurent Gbagbo. Je cite : J’ai décidé de mettre en œuvre l’article 48 de notre Constitution. A partir de maintenant, je prendrai les mesures exceptionnelles exigées par la situation. Dès cet instant, je décide, uniquement, pour l’élection présidentielle d’octobre 2005, conformément à la lettre du Médiateur, les candidats présentés par les partis politiques signataires de Linas Marcoussis, sont éligibles. En conséquence, M. Alassane Dramane Ouattara peut, s’il le désire, présenter sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2005.Fin de citation. Mais l’élection n’a eu lieu qu’en 2010. »

Morceau choisi 4:

« Le 7 janvier 2014, lors de la cérémonie de présentation des vœux à ses militants, Affi N’Guessan Pascal, ancien président du Fpi, a dit, je cite : Il faut que Alassane se détermine. Parce qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Il parle de bavardages, mais il était chaud pour faire ces bavardages quand il voulait être candidat. Alassane n’est pas éligible. Il y a bavardages et bavardages. Et il a bavardé pendant longtemps devant Laurent Gbagbo pour que, exceptionnellement, il fasse de lui un candidat.»

Morceau choisi 5:

« N’Guessan Amani Michel, ancien ministre, un des collaborateurs de l’autre. Il dit : On parle de jurisprudence quand il y a une décision de justice. En 2010, y a-t-il eu de décision de justice pour que Alassane Ouattara soit candidat à titre exceptionnel ? »

Morceau choisi 6 :

« Récemment, Mme Danielle Bony Claverie, encore présente d’un parti politique, dit ceci de l’inéligibilité de M. Ouattara : Je regrette que le Président Ouattara n’ait pas procédé dès le début de son mandat, le toilettage de notre loi fondamentale, en amendant particulièrement l’article 35. Ce qui le contraint aujourd’hui à respecter cette même loi. Cette cause n’aura pas les Ivoiriens égaux devant la loi. Ce qui est inadmissible selon elle. Mais en tant que citoyenne, moi, Danielle Bony, je me soumets à contre cœur certes à cette disposition. Et elle poursuit : Il nous requiert en tant que leaders politiques, de montrer l’exemple en respectant notre loi fondamentale. A ceux qui défendent la thèse que le Président est rééligible, et cette foi, parce qu’ayant exercé les fonctions présidentielles, nous répondons que la Constitution impose les mêmes conditions à tous les candidats. Je cite Danielle Bony Claverie»

Morceau choisi 7:

« Anaky dit ceci : A Ouattara et à Bédié, nous disons clairement qu’il faut stopper cette campagne et leur machine. Et en bons nationaux ivoiriens et démocrates, je soumets à la Constitution l’alternative pour eux-là seuls. Si le Rhdp a un autre candidat à présenter, qu’on nous le présente vite et qu’on l’investisse et que la roue continue donc de tourner. Le candidat unique du Rhdp a un problème sérieux depuis 2000. Il est en situation d’exception qui a justifié le recours à l’article 48 et qui a permis à tous les signataires de l’Accord de Marcoussis d’être admis à l’éligibilité… Fin de citation. Anaky Kobéna ».

Morceau choisi 8:

« Je vais dans leur propre camp. C’est sur les pages tweeter, que M. Alain Michel Lobognon, écrit ceci, je cite : Quand on est inéligible, on ne se mêle pas des affaires politiques d’un pays dont on n’est pas citoyen. Fin de citation. » Et de conclure : « M. Ouattara n’est pas concerné par nos élections ».

Suzanne Gahé, pour eburnienews.net

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NB: Il est permis de reprendre nos articles sous condition d’en préciser la source

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One comment

  1. Il faut dire la vérité à Ouatara Dramane.

    Il est inéligible. Nous tous on sait lire la Constitution.

    On doit pouvoir le lui répéter chaque jour que Dieu fait. Et il faut qu’il comprenne qu’il se trouve dans une vraie impasse par sa faute et sa conquête du pouvoir par la violence militaire

    Depuis 5 putains d’années depuis 2011,on a demandé à Ouatara Dramane, soit:

    1. D’organiser un référendum de révision de l’article 35
    ou
    2. De à mettre en place une vraie réconciliation, la libération de tous les prisonniers politiques y compris Gbagbo. et de discuter sérieusement avec l’opposition…y compros pour trouver un compromis pour les élections.

    Mais non Monsieur le Chef de l’Etat sûr de sa victoire militaire avec Sarkozy a fait le dos rond, mieux il a été d’une arrogance odieuse et d’une violence contre le FPI pourtant opposition majoritaire qui ne demandait qu’à discuter.

    Maintenant Ouatara pense sérieusement qu’il peut s’appuyer sur QUOI pour valider sa candidature? Appel de Daoukro? Ou verrouiller le Conseil Constitutionnel et la CEI, et organiser une fraude massive pour un passage en force?

    Mais….C’est ce qu’on va voir!

    Ouatara Dramane est inéligible point barre. Il faut reporter cette élection et l’organiser autrement avec des compromis possibles.
    et Ouatara a intérêt à faire moins le malin avec l’opposition et les forces politiques de ce pays attachés au respect de la Constitution.

    Tout est possible en politique. C’est pas la force brute qui gagne toujours. Mais c’est la politique en finesse comme une mission noble.

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