Membre d’un pannel de discussion, le ministre Don Mello donne les raisons de la déportation du président Laurent Gbagbo et averti contre la recolonisation de l’Afrique

Membre d’un pannel de discussion, le ministre Don Mello donne les raisons de la déportation du président Laurent Gbagbo et averti contre la recolonisation de l’Afrique

Séjournant en Afrique du Sud depuis un plus de deux semaines, le Ministre Ahoua Don-Mello a été invité à participer à une causerie-débat initiée par la fondation Thabo Mbeki en partenariat avec Webber Wentzel, un cabinet juridique Sud-Africain de renommée internationale.

Cette causerie qui a eu pour thème THE ICC AND AFRICA’S QUEST FOR JUSTICE AND PEACE (La CPI et la quête de l’Afrique pourla Justice et la paix), fait partie de différentes tables rondes, séminaires et conférences sous l’initiative de la FondationThabo Mbeki dans le cadre de la célébration de AFRICA DAY (La Journée de l’Afrique).

Parmi les éminents Hommes et Femme de droit avec qui le Ministre Don-mello a partagé le podium, on a eu le Russ, Professeur Alexander MEZYEAV, Chef du département de Droit International de l’Université de TISBI, Kaza en Russie et ancien membre de l’équipe de défense pour la Yougoslavie contre la CPI. On avait également l’avocat Sud-africain Moray HATHORN, membre fondateur de webber Wentzel et Directeur de ProBono.org, l’avocat qui dirige l’équipe de défense contre le gouvernement sud-africain sur le cas du Président Al BASHIR.

Le Ministre Don-Mello a centré son intervention sur les raisons de l’attaque de la Côte d’Ivoire et de la déportation du Président Laurent GBAGBO par la France.

En entame de son intervention, le Ministre a d’abord rappelé les accords qui ont été signés entre la France et la Côte d’Ivoire de Felix H. Boigny au lendemain de l’indépendance de notre pays. Pour donner une idée de ces accords à l’audience qui était en partie composée d’étudiants de l’Institut Thabo Mbeki pour la Renaissance Africaine et de plusieurs Femmes et Hommes de la société civile, Dr Don-Mello a cité l’article suivant de l’accord de défense entre la Côte d’Ivoire et la France : L’annexe 8, article 5 des ACCORDS DE DEFENSE FRANCO-IVOIRIENS DU 24 AVRIL 1961, dispose : « La République Française est tenue informée des programmes et projets concernant l’exportation hors du territoire de la République de Côte d’Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger des matières premières et des produits stratégiques de deuxième catégorie énumérés à l’article premier. En ce qui concerne ces mêmes matières et produits, la République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger, pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à la République Française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle.»

Il a poursuivi pour informer l’audience que dès son accession au pouvoir, le président Laurent GBAGBO s’est donné mission de faire rupture avec ces accords coloniaux qui maintiennent la Côte d’Ivoire à l’état de colonie et faisant du pays dit indépendant un département ou une province de la France.

Don Mello explique les accords de défense aux Sud africains 2 1024x576 Membre dun pannel de discussion, le ministre Don Mello donne les raisons de la déportation du président Laurent Gbagbo et averti contre la recolonisation de lAfrique

Voici l’acte du Président élu par les Ivoiriens en 2010, a dit le Ministre, qui a provoqué le courroux de la mère patrie, la France et qui amené ce pays dit ami, à attaquer le régime du Président Laurent GBAGBO et la Côte d’Ivoire et qui a vu la déportation de l’élu des ivoiriens à la Hay.

Disant son mot sur la CPI, le Ministre Don-Mello n’a pas hésité d’avertir que la CPI est une arme aux mains des impérialistes pour donner une justification légale et juridique aux tueries des Africains par les puissances occidentales, aux voles des ressources agricoles et minérales de l’Afrique. Il a poursuivi cet avertissement pour dire la CPI est aussi un outil utilisé par les mêmes puissances pour défendre et protéger les vrais criminels et que si l’on n’y prend garde l’Afrique ira tout droit vers sa recolonisation.

Il a conclu son intervention en proposant que l’Afrique a besoin d’une Cour fédérale non seulement pour juger ses fils et filles qui commettent des crimes contre l’humanité, mais pour aussi juger tous ces impérialistes qui ont commis des crimes atroces sur le continent africain et contre l’Afrique.

Fait à Johannesburg le 3 Juin 2016

Par Ohoupa SESSEGNON

Secrétaire Général et Porte-parole de la Représentation FPI-Afrique
du Sud

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