Menacée de perdre son investiture aux régionales, Morano attaque frontalement Sarkozy

Nadine Morano ne semble pas décidée à baisser les bras, ni à courber l’échine. La députée européenne qui, selon toute vraisemblance, va perdre l’investiture des Républicains (LR) pour les élections régionales en Meurthe-et-Moselle après ses propos sur la France pays « de race blanche », passe même à l’offensive.

Après que le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a saisi mercredi 30 septembre la commission nationale d’investiture du parti pour évincer Mme Morano de la tête de liste, cette dernière assure faire l’objet d’un « procès en sorcellerie ».

« Ils ont peur »

Interrogée par Le Point, l’ancienne ministre dégaine.  « J’ai été très bonne chez Ruquier, samedi soir », en référence à l’émission télévisée « On n’est pas couché », où elle a tenu les propos qui lui valent aujourd’hui une mise à l’écart. « Ils ont peur », ajoute-t-elle, évoquant ses concurrents de la primaire à droite pour la présidentielle de 2017 — élection à laquelle elle s’est elle-même portée candidate. Quant à Nicolas Sarkozy, « ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai ! », menace-t-elle.

Mme Morano n’a pas non plus manqué de s’interroger dans un tweet sur la « démocratie » au sein des Républicains, après son éviction programmée « sans que la Commission Nationale d’investiture ne se soit réunie » :

« Souci de publicité personnelle »

L’ex-chef de l’Etat, dont Mme Morano a longtemps été un fidèle soutien, a pris ses distances avec l’ancienne ministre depuis son retour à la tête du parti, il y a un an. Leur brouille avait explosé au grand jour en décembre 2014, lors d’une dispute au siège du parti, et l’eurodéputée s’était indignée de ne pas avoir été suffisamment récompensée pour son soutien.

A l’issue d’une réunion de travail du parti, mercredi, Nicolas Sarkozy s’en est pris, sans jamais nommer l’élue, aux auteurs de « dérapages plus liés à un souci de publicité personnelle qu’à une réflexion approfondie ».

« Tout ce qui vient nourrir et enrichir le débat est bienvenu. Il n’y a pas de pensée unique ici. Mais que l’originalité de chacun dans la famille soit mis au service d’un projet collectif et non pas au service de soi-même. (…) Chacun doit avoir conscience de ses responsabilités, spécialement à deux mois des régionales. Je dois dire à tous ceux qui cherchent la provocation : provoquez-vous tout seul, mais laissez-nous conduire et préparer les élections régionales. »

Source: Le Monde.fr

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