“Minable”, “honte”, “sans honneur” : Valls jugé très durement par ses “camarades” socialistes (Vidéo)

Le soutien annoncé à l’ancien ministre de l’Économie par son ex-patron Manuel Valls passe particulièrement mal auprès des soutiens de Benoît Hamon. Qui n’ont pas de mots assez forts pour juger le perdant de la primaire.

Manuel Valls votera Emmanuel Macron. Ce n’est pas comme si c’était une surprise, tant Manuel Valls avait suffisamment donné de grands et larges signaux concernant le bénéficiaire de son vote au premier tour. Il n’avait fallu que quelques semaines après sa défaite à la primaire pour qu’il se lâche devant ses troupes, dans des propos rapportés au Canard enchaîné. Un peu plus pour que, le jour du grand meeting de Benoît Hamon à Bercy, il publie une tribune dans le JDD pour annoncer qu’il ne parrainerait pas son vainqueur. Jusqu’à arriver à cette interview donnée à Jean-Jacques Bourdin mercredi matin au cours de laquelle il annone la couleur de son bulletin, le jour du premier tour, “le choix de la raison”, précise-t-il.

Mais ce n’est pas parce que le chemin de la rupture avait été balisé qu’elle est pour autant digérée. Depuis l’annonce, les réactions acerbes se multiplient dans le camp Hamon, sur un ton particulièrement violent. Ainsi l’ancien candidat de la primaire Arnaud Montebourg a-t-il sorti la mitrailleuse contre celui qu’il avait durement critiqué, avant de sortir du gouvernement, fustigeant “un homme sans honneur”.

On notera également la réaction sans équivoque du député de Marseille Patrick Mennucci, qui a sanctionné la sortie de Manuel Valls d’un cinglant : “Tu nous fais honte”.

Ainsi que cette sortie de la députée Karine Berger, trouvant “minable” l’atttitude du Premier ministre :

Contemptrice de Manuel Valls devant l’éternel, Martine Aubry a fait revivre le souvenir de sa défaite, en 2011, à la primaire socialiste, contre François Hollande. La maire de Lille fait un rappel historique à l’ex-Premier ministre en lui rappelant que, elle, malgré “le flou” qui entourait le programme de François Hollande, avait mis “toute [son] énergie” au service de “la victoire de la gauche en 2012”.

Sur LCI, l’ancien directeur de campagne d’Arnaud Montebourg François Khalfon a quant à lui évoqué “une jubilation à la destruction” de la part de l’ancien Premier ministre. Sur LCI, l’ex-patronne du MJS Laura Slimani, historiquement proche de Benoît Hamon, a jugé la déclaration “indécente”, tandis que le directeur de campagne hamoniste Mathieu Hanotin a qualifié Manuel Valls de “saboteur en chef”. D’autres hamonistes, Pascal Cherki en tête, ont fini par voir le verre à moitié plein : “Bon débarras, ça permet de faire une campagne plus claire”.

Manière de dire que le schisme du PS entrevu par un grand nombre d’observateurs depuis la victoire d’un représentant de l’aile gauche du Parti à la primaire semble aujourd’hui plus que probable, au vu des ralliements de l’aile droite du parti auprès d’Emmanuel Macron.

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Source: lci.fr

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