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Ministère de l’Enseignement Supérieur: Trahis, les agents exigent la démission de Bakayoko Ly Ramata

Ministère de l’Enseignement Supérieur: Trahis, les agents exigent la démission de Bakayoko Ly Ramata

« Cette femme est méchante, égoïste, foncièrement mauvaise, cruelle, sadique. Vous ne la connaissez pas encore, sous ses apparences de sainte nitouche, c’est une véritable tortionnaire, insensible au bien-être des autres ». Ne vous y méprenez pas, ces propos ne sont pas de Kirikou décrivant Karaba la sorcière, mais des enseignants et agents de l’université Félix Houphouët Boigny de Cocody, parlant de Bakayoko Ly Ramata, au moment où elle présidait aux destinées de cette institution.

Depuis son parachutage à la tête du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Bakayoko Ly Ramata fait pire que ce qu’on savait déjà d’elle. En effet, le personnel administratif et technique vit un calvaire, un cauchemar diurne au quotidien par la faute de son ministre de tutelle qui, apparemment tire son plaisir de la souffrance des pères et mères de famille. Sinon, comment comprendre que malgré la grogne de ses braves collaborateurs qui dénoncent depuis plusieurs mois, des conditions de vie et de travail précaires, elle s’obstine avec délectation, à les voir dans la misère et le dénuement le plus absolu ? En dépit des émouvants gémissements des agents, Ly Ramata s’évertue à jouir seule de toutes les richesses du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Quel égocentrisme !

C’est désormais un secret de Polichinelle, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique brasse plusieurs milliards de francs CFA : l’argent des 70 mille candidats aux examens du BTS au titre des frais d’inscription (10 mille francs par candidat), l’argent des 70,51% des admis au BTS au titre des frais de soutenance (5 mille francs par candidat), l’argent de préinscription des 100 mille bacheliers (10 mille francs par candidat), sans compter les frais qu’ils doivent encore débourser pour leur inscription sur le site, l’argent des 10% de frais d’inscription des étudiants de toutes les grandes écoles de Côte d’Ivoire par rapport à la convention de concession du service public. On le voit bien, au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’argent est trop ! C’est pourquoi, un atelier de mutualisation des ressources financières a eu lieu en 2016 à Bingerville, sous l’égide de Bakayoko Ly Ramata qui avait juré la main sur le cœur, que le personnel administratif et technique bénéficierait de primes trimestrielles, censées améliorer ses conditions de vie et de travail, comme c’est le cas aux ministères de l’économie et des finances, du budget, du plan et du développement, de l’industrie et des mines, du commerce, des transports, des affaires étrangères, de la fonction publique etc.

Depuis lors, possédée par l’esprit de gloutonnerie, la première responsable de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a choisi contre toute attente, de faire main basse sur tous les milliards de francs CFA, sans daigner un seul instant, offrir le moindre centime à ses collaborateurs qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Pour toute réponse à leur détresse, elle n’hésite pas à lâcher une boutade cynique dont elle seule a le secret : « Il y a eu plusieurs ministres à l’enseignement supérieur. Pourquoi est-ce à mon tour que vous réclamez des primes trimestrielles » ? Drôle de réflexion pour un professeur d’université ! Diantre, un ministère n’est la plantation de personne, chère madame ! Comme les autres, vous êtes de passage. Mais, quand DIEU vous a fait la grâce d’être à ce niveau de responsabilité, vous avez le devoir de penser aux autres par de nobles actions qui marqueront l’histoire. Au ministère de la fonction publique, les agents se souviendront toujours positivement d’Hubert Oulaye qui leur a permis de bénéficier des primes trimestrielles. Au ministère du plan et du développement, le personnel bénira chaque fois Mabri Toikeusse d’avoir initié aussi les primes trimestrielles. Est-ce si difficile à comprendre ? A-t-on besoin d’avoir une agrégation pour assimiler ce principe de vie ?

Face au braquage des fonds colossaux du ministère par Ly Ramata et son obsession maladive à ne pas partager, les agents ont décidé de prendre en mains leur destin en créant le syndicat des agents de l’administration centrale (SYAAC). Afin de briser la dynamique de contestation de ce mouvement, la ministre a opté pour la fuite en avant, à travers des promesses farfelues dignes de politiciens de seconde zone. Pour l’exécution de ce plan machiavélique, elle n’a eu qu’à s’attacher les services de 2 ou 3 énergumènes avec pour feuille de route, la distillation de rumeurs fantaisistes au sein du ministère de l’enseignement supérieur et de la rumeur (c’est le cas de le dire) scientifique. La locomotive de ces 2 ou 3 fanfarons qui se sont discrédités à jamais auprès de leurs collègues n’est autre qu’un certain Serge Zébié (décidément encore un autre Zébié pour faire le sale boulot). Au menu, mensonges à gogo, entretien de faux espoirs, vente d’illusions, servis avec la plus grande cruauté aux pères et mères de famille de l’administration centrale, à la veille des fêtes de la fin de l’année 2017. «En attendant les primes trimestrielles bientôt, Mme la Ministre a décidé de vous offrir des prix de poulets », a annoncé de manière sarcastique le fameux DAAF, un certain Doumbia, alias ‘’Monsieur surfacturation’’. Déclaration tapageuse qui est restée lettre morte jusqu’aujourd’hui. Où sont passés les poulets de Ly Ramata ? Les agents s’interrogent, après que leurs relevés d’identité bancaire (RIB) aient été réquisitionnés de manière spectaculaire. Tantôt, les poulets ‘’Ly ramatiques’’ sont au frais au trésor public ivoirien, tantôt ils sont localisés dans les banques, selon les ‘’micros et haut-parleurs’’ de la ministre ‘’V.I’’ aux penchants bizarres…

En réalité, tout ça n’est qu’un grossier tissu de mensonges, une mise en scène orchestrée aussi sordide que grotesque destinée à berner les pères et mères de famille pour qui Bakayoko Ly Ramata a du mépris. De qui se fout-on ? La ministre croit-elle avoir affaire à des analphabètes, au point de tenter de les distraire avec des poulets avariés, en complicité avec son transparent directeur de cabinet, le moindre de tous les Thiam ? C’est tout simplement méchant. A quoi ça sert d’appliquer la politique de l’autruche en refusant lâchement de discuter avec le syndicat des agents de l’administration centrale (SYAAC) et en vous contentant du menu fretin, à savoir 2 ou 3 guignols qui ont été vomis par leurs camarades ? Un peu d’humilité, tout de même ! Le 1er ministre Amadou Gon Coulibaly n’a pas fui devant Zadi Gnagna et ses camarades, mais a discuté avec eux en toute responsabilité pour le bien des fonctionnaires et de la République. Pourquoi ne pas imiter l’exemple du chef du Gouvernement ? Un ministère ne se gère pas avec des émotions. Un cabinet ministériel n’a rien à voir avec un cabinet dentaire ! Toute cette pagaille au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique où on ment comme un arracheur de dents (on a tout compris…) est totalement inacceptable. Il n’est pas normal qu’un simple directeur central du nom de Maïga concentre entre ses mains tous les pouvoirs (pour convoyer les fonds au Canada où une école aurait été construite…). C’est évident qu’un réel problème de gouvernance se pose dans ce ministère déserté plus en plus par le personnel. Refusant d’être comptable de la forfaiture, la chef de cabinet, cette femme digne, a jeté l’éponge. Quant au conseiller technique, professeur Guinan, il ne s’est pas fait prier pour s’évanouir dans la nature. On ne serait donc pas étonnés que d’ici peu, le très respectable conseiller spécial, professeur Biaka Zassely prenne ses distances vis-à-vis du cabinet ministériel où il a l’air d’être comme un cheveu sur la soupe. Autant le dire, la saignée continue dans ce ministère où il ne fait absolument pas bon vivre à cause de l’égoïsme de Ly Ramata. De nombreux départs d’agents ont été déjà enregistrés ; la liste de ceux qui envisagent partir dans d’autres ministères plus humains ne cesse de se rallonger, au grand dam du directeur des ressources humaines, monsieur Diakité Djimbala, qui tente maladroitement de bloquer des dossiers afin de freiner le déficit en personnels. Peine perdue, cher monsieur, personne ne désire rester où il n’est pas à l’aise. Vos agents sont devenus comme des migrants voulant coûte que coûte échapper à la misère entretenue au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Si rien n’est fait pour améliorer les conditions de vie et de travail des agents qui sont visiblement démotivés, vous n’aurez bientôt qu’à gérer 4 personnes, à savoir Bakayoko Ly Ramata, Thiam Assane, Maïga et Doumbia, le quatuor infernal, la dream team cauchemardesque du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS).

Devant le refus de Bakayoko Ly Ramata de créer les conditions propices à l’épanouissement dans ce ministère, et se sentant trahis, les agents exigent sa démission pure et simple d’autant plus qu’ils n’attendent plus rien d’elle. Ils estiment qu’elle a suffisamment démontré son incompétence à diriger ce ministère naguère paisible. De tous les Gouvernements qui se sont succédés depuis l’indépendance jusqu’à ce jour, c’est la première fois qu’un ministre se montre aussi nul dans l’exercice de ses fonctions. Même Tuo Fozié au ministère de la jeunesse et du service civique a été plus brillant.

Avec l’audit annoncé des ministères ces jours-ci, l’inspecteur d’Etat Théophile Ahoua N’doli n’aura aucun mal à épingler ce pourri ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique où surfacturation, gabegie, clientélisme et avarice font bon ménage ; un ministère qui n’a rien compris aux valeurs de l’émergence et qui ne cesse de tirer le dynamique Gouvernement vers le bas. Les agents en colère sont décidés à contraindre Bakayoko Ly Ramata à la démission, pour le bien de la République. A moins qu’un remaniement ministériel imminent salvateur ne vienne faire le grand ménage…                                                                                             Djénéba Silué

4 comments

  1. Dans le texte il est écrit qu’un directeur central, un certain Maïga aurait convoyé des sommes au Canada pour y construire une école. Heureusement que cela est dit au conditionnel. Le Canada n’est pas la Côte d’Ivoire où on delivre au premier venu, de surcroît un Africain, un permis de construire pour bâtir un établissement d’enseignement. Chez les Blancs, les secteurs de la médecine, de l’enseignement sont très réglementés. On y construit pas des écoles ou des cliniques à deux jetons pour y compromettre la vie des gens. Même que les terres à cultiver ne sont pas données comme en Côte d’Ivoire. Demandez aux Africains qui vivent en Europe ou en Amérique, si parmi eux il existe un seul propriétaire de parcelle agricole dans ces pays.

  2. Faux et faux,sir Hue Raphael. Je vis au Canada voici 20 ans. Pour y investir,toutes les portes sont ouvertes,tu peux avoir un titre foncier et exploiter un projet quelconque pourvu que tu aies de l’argent.C’est ce qu’on appelle l’investissement économique.Si tu es avalisé par une banque,tu ne fais pas demande de permis de construire,la banque fait le “procurement” et c’est tout.Alors ne dites pas ce que vous ne savez pas.Peut-être en Europe,je n’y suis pas, et je n’en sais rien!Pur exemple tangible:un ami Camerounais,défunt,a misé sur le comptoir d’une banque de la place.Il a eu non seulement du terrain,il y a bâti sa maison et un centre éducatif non loin de son habitation. Viens donc me dire que c’est au conditionnel.Autre exemple:un jeune Sénégalais vient de créer à Montréal (Verdun) une grande école de langue internationale. Comment a t-il eu la terre?Il l’a envoyée du Sénégal?

  3. Sur cet article:Tous les noms cités sont ceux des véreux djoula qui aiment manger à deux mains par le vol et la cupidité. Vous vous étonnez de cette Ly Ramata Kramoko:elle ne fera pas l’exception. Si au moins en se sucrant le bec elle fait le travail,pas de problème. Tous,ils s’illustrent par la médiocrité. Alassane Dramane en premier!C’est une bande de fainéants aimant la facilite et l’enrichissement facile.Pauvre Côte d’Ivoire,elle sera dépouillée de fond en comble.Ceux qui attendent la fin du règne du Mossi avant de se montrer auront la belle surprise de voir une coquille vide…Dormez!Abidjan ici,dormez seulement!

  4. La méchanceté gratuite sans un début de preuve. Hélas, pour 1000 FCFA, on trouvera toujours des individus pour vous salir, dans la presse.

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