Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les agents affamés menacent de tout bloquer après le 20 Novembre 2017

Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les agents affamés menacent de tout bloquer après le 20 Novembre 2017

S’il existe un ministère qui traîne de nombreuses casseroles, c’est bien celui de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dirigé par Bakayoko Ly Ramata. En effet, les situations scandaleuses qui s’y déroulent ne se comptent même plus. Au nombre de celles-ci, on peut citer le bicéphalisme existant à la tête du ministère dont le cabinet est logé au 20e étage de la tour C, à la cité administrative du Plateau. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a la ministre officielle Bakayoko Ly Ramata et le ministre officieux, un certain Maïga, qui est le directeur des systèmes informatiques dudit ministère. Cette situation pour le moins inédite est une invention du ministère des intellectuels (?), vivant au rythme des frasques du fameux Maïga. Voilà un individu qui, à lui seul, fait la pluie et le beau temps dans tout un ministère sans que personne ne puisse le rappeler à l’ordre. Même la ministre Bakayoko Ly Ramata peine à calmer les ardeurs de son très proche collaborateur.

Cette collusion fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les langues se délient et on se perd en conjectures. Qui dirige réellement le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ? Pourquoi un simple directeur central a autant de pouvoirs ? Quel est le pacte qui le lie à la ministre ? N’est-il pas en fin de compte le bras armé…financier de Ly Ramata ? Une chose est certaine ; c’est que Maïga est l’enfant gâté du ministère. Quand il ‘’défèque’’, ce sont les autres qui sont sommés de ramasser ses ‘’excréments’’. En témoigne le séminaire bilan du BTS 2016 à Bingerville où le sieur Maïga a brillé par son absence après avoir organisé des examens au « niveau de fraude jamais égalé », selon le journal ‘’l’éléphant déchaîné’’. Pendant que des personnes respectables s’évertuaient à réfléchir sur un examen qu’elles n’avaient pas organisé, le principal concerné se la coulait douce au Canada, pays dans lequel il se rend très régulièrement.

Alors qu’il existe une direction de l’orientation, des examens et concours (DEXCO) au sein du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les orientations des nouveaux bacheliers ont été confiées encore au même Maïga et sa société écran aux logiciels douteux. Maïga par-ci, Maïga par-là ; au grand bonheur de Bakayoko Ly Ramata qui vide ainsi plusieurs postes de direction de leur substance au profit de son ‘’bon petit’’ à qui elle a certainement confié une feuille de route claire : charcuter les budgets liés aux activités arrachées de force aux autres directions. Maïga, lui, ne se fait pas prier pour accomplir à la perfection les directives souterraines de son mentor avec  une condescendance révoltante. Sûr des pleins pouvoirs à lui donnés par Bakayoko Ly Ramata, il agit de manière désinvolte, au point de manquer de respect à tout le monde, collaborateurs comme supérieurs hiérarchiques ! Au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, personne ne le porte dans son cœur. Car, son comportement exaspère, et fait penser à celui d’un ‘’gnambro’’ de la pire espèce. On est où là ? Même une tontine au marché d’Abobo est mieux gérée que le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique où il règne une pagaille digne d’une cour commune au quartier ‘’Bori bana’’.

Nulle part au monde, les réclamations des examens crédibles ne vont au-delà de trois jours. Mais, au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de Côte d’Ivoire, plus d’un mois après les résultats officiels du BTS 2017, le verdict des réclamations se fait toujours attendre. Aucun doute, ça sent le tripatouillage !   Relativement à toutes ces récriminations, l’artificier de service de Ly Ramata n’en a cure ; préoccupé qu’il est à amasser une fortune immense pour le compte de son mandant afin de pouvoir financer de bonnes affaires censées leur garantir des jours heureux en compagnie de leurs descendants. Après avoir encaissé des chèques à l’ordre de…, on peut maintenant modifier à souhait le château ministériel de la Riviera, non loin du 18e arrondissement de police. Normal, on n’en a rien à cirer avec les bicoques de la Sicogi ! Suivez mon regard… Quelques biens immeubles acquis en France, au Canada, et le tour est joué. Qui est fou ?

On ne peut que briller à la tête de ce ministère si riche des frais d’inscription des 70.000 candidats au BTS, des frais de préinscription des 100.000 bacheliers, des 10% des frais d’inscription des étudiants de toutes les grandes écoles de Côte d’Ivoire, sans oublier les grosses enveloppes des ‘’généreux’’ fondateurs d’établissements, en échange de milliers d’étudiants affectés ; et ce, chaque année ! Faites le calcul et vous comprendrez comment la combinaison Ly Ramata-Maïga marche au super, en pesant plusieurs milliards de francs CFA.

Pendant ce temps, les Agents vivent dans la misère ; ils ne sont plus que des loques humaines incapables de s’offrir ne serait-ce qu’un lopin de terre. Pourquoi tant de cruauté à l’égard des collaborateurs, des pères et mères de familles, qui ne demandent qu’une petite part du gâteau pour être heureux comme leurs collègues des ministères de l’économie et des finances, du budget, du plan, des transports, de la fonction publique etc. Tout compte fait, les primes trimestrielles ne représentent qu’une infime partie des recettes colossales du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. D’ailleurs, la vie nous enseigne chaque jour ses principes : quand on mange, il faut penser à ceux qui sont autour de soi afin que la bénédiction descende véritablement. Raoul Follereau l’a si bien compris qu’il n’a cessé de marteler aux âmes égoïstes, voire égocentriques : « Nul n’a le droit d’être heureux seul ». Mme la Ministre, vous n’avez pas le droit d’être heureuse seule, ou du moins avec le sieur Maïga et votre pingre de DAAF, réfractaire à vos instructions. Ce dernier a l’art de ressasser la même litanie : « Les caisses sont vides ». Personne n’est dupe d’autant plus que c’est une stratégie pour faire diversion et réhabiliter peinard par exemple ses bureaux personnels surfacturés à environ 100 millions de francs CFA ! ‘’Koutoubou’’ !!!

Qu’on se le tienne pour dit ! Plus rien ne sera comme avant au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Car, toutes les petites combines et magouilles seront désormais dévoilées au grand jour, avec preuves à l’appui. Visiblement, la tension est palpable dans tous les services dudit ministère où les Agents sont sur le pied de guerre. La mobilisation est totale, car la question du paiement des primes trimestrielles cristallise toutes les attentions en ce moment. En effet, ils sont plus que jamais déterminés au point de lancer un ultimatum à leur ministre de tutelle : « Mme la ministre Bakayoko Ly Ramata, vous avez jusqu’au 20 novembre 2017 pour signer l’arrêté instituant les primes trimestrielles en faveur de votre personnel administratif et technique. En tant que mère de famille, pouvez-vous reprocher à vos enfants de pleurer alors qu’ils ont faim ? Mettez donc de côté votre orgueil et signez ce fameux arrêté pendant qu’il est encore temps afin de désamorcer la ‘’bombe’’ qui risque d’ exploser à tout moment. Ce ne serait nullement faire preuve de faiblesse, mais de grandeur d’esprit dans le but de garantir l’apaisement et le vivre ensemble qui ont toujours caractérisé le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ».

Cet émouvant plaidoyer réussira-t-il à faire entendre raison à Bakayoko Ly Ramata ou fera-t-elle preuve d’entêtement au point de préparer les conditions de sa sortie du Gouvernement par la petite porte, après le 20 novembre 2017 ? A elle maintenant de méditer ce principe de vie pragmatique avant la date fatidique : « PARTAGEZ ou DEGAGEZ ».

Rokiatou Cissé

One comment

  1. Pourquoi les autorites ivoiriennes donnent un si important poste a ce minable malien qui s’enrichi sur le dos du contribuabe ivoirien? N’y a t-il pas un intellectual national pour diriger ce poste ou alors le systeme HOUPHOUET continue de hanter nos administrations avec le pletor d’etrangers non qualifies occupant les postes de hautes responsabilites?OUATTARA et sa FRANCE ont un seul objectif,detruire l’economie ,le systeme social et l’education pour que la COTE D’IVOIRE continue de dependre d’eux.OUATTARA n’aime pas la CI et ne l’aimera jamais,sauf la richesse du pays qu’il exploite avec son equipe mafio aux profits de ses maitres occidentaux et sa famille personnelle.

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