Mobilisation des femmes patriotes à Paris: La colère du Kodjo rouge contre les emprisonnements

Mobilisation des femmes patriotes à Paris: La colère du Kodjo rouge contre les emprisonnements

Elles vont encore parader dans les rues de Paris, ce samedi 25 juillet 2015. Elles vont mettre la énième fois les forces de l’ordre à rude épreuve, les femmes patriotes, avec leur insigne de feu : le Kodjo rouge. L’Opération Kodjo rouge ou le déferlement de la colère maternelle fera encore parler d’elle.

La revendication de la diaspora au féminin, à travers cette manifestation, c’est la libération de tous les prisonniers politiques par le régime Ouattara. Ceux détenus en Côte d’Ivoire et ceux embastillés loin de leur pays, comme Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, à La Haye. L’Opération Kodjo rouge, dans nos traditions africaines, est le modèle parfait de l’expression de la démocratie. C’est par là que les femmes manifestent leur désaccord pacifique, leur colère maternelle, leurs revendications sociales, économiques et politiques.

L’exhibition du Kodjo rouge n’intervient pas couramment. Les femmes ne recourent à cette voie extrême que face à une aberration ou lorsqu’elles estiment que l’heure est grave. Et que tout autre procédé de négociation a montré ses limites. L’Opération Kodjo rouge est du lobbying. Un moyen de pression. Le « Kodjo » ou le rideau du sanctuaire, couvre le sacré : l’entrée de la naissance, de la vie. A moins qu’elle ne soit par césarienne, toute naissance connait le rituel de son accueil. Mobilisation autour du sanctuaire. Négociations douloureuses. Eclats de voix. Contorsions. Poussées pelviennes. Pressions diverses. Libation de sang, etc., et enfin vie !

Mais lorsque ce Kodjo, gardien du temple, qui a le regard dedans et l’œil dehors se met en colère, il devient rouge. Rappelant et se rappelant la libation sanguinolente liée à l’exercice de donner vie. Quel homme politique entêté, quel dictateur, peut-il jurer n’avoir jamais bénéficié des tractations du sanctuaire à la faveur de sa naissance ? S’il a connu une naissance extra-sanctuaire, il sait que le sanctuaire donne accès à la matrice qui, elle, l’a façonné neuf mois durant. Mais la matrice ne peut s’auto-feconder ou s’autosaisir. Il faut une commande qui part du sanctuaire.

La colère du Kodjo rouge contre les emprisonnements Mobilisation des femmes patriotes à Paris: La colère du Kodjo rouge contre les emprisonnements

Le sanctuaire étant donc au centre de la vie, quand son porte-canne, rouge de colère et d’indignation, envahit les rues de Paris, c’est que l’heure est grave. Les consciences pertinentes doivent se mobiliser et sensibiliser les consciences enlisées pour que la vie redevienne normale. La résistance du politique contre la dynamique du Kodjo rouge doit durer combien de temps ? Il faut écouter les femmes ! Dans l’Opération Kodjo rouge à Paris, en Europe, ce sont des milliers de femmes, partisanes des libertés universelles qui se mobilisent et revendiquent. Elles sont efficaces, parce qu’elles se permettent là-bas, des actions que leurs compatriotes restés au pays ne peuvent pas réaliser à cause de la répression qui y sévit.

Le dialogue du Kodjo et des décideurs du monde doit rester constant, tant que la virilité institutionnelle vire au priapisme politique, célébrant l’emprisonnement fantaisiste des opposants. Samedi 25 juillet 2015. Rendez-vous : les rues de Paris. Chacun, avec son Kodjo rouge sur du blanc. Le Kodjo ? Les femmes, à l’endroit. Les hommes, au coup. Cette combinaison – rouge sur le blanc – manifeste la colère sainte. On veut voir tous les prisonniers politiques libérés.

Sacré Kodjo, rouge de colère ! Que ta rage de vaincre nous libère des griffes de l’imposture !

Germain Séhoué

gs05895444@yahoo.fr

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