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Mt Péko: Sommés de déguerpir, les clandestins Burkinabè demandent un sursis

Mt Péko: Sommés de déguerpir, les clandestins Burkinabè demandent un sursis

Les populations établies dans le parc du Mont Peko ne savent plus à quel saint se vouer depuis l’annonce de leur déguerpissement par le gouvernement. Devant l’imminence de la mesure, ils ont mis en place le Conseil représentatif des populations du Mont Peko qui a organisé une conférence de presse le samedi aux II Plateaux.

Son président, Souleymane Zebret, a plaidé pour le sort de ces sursitaires. «Il s’agit de près de 30.000 personnes. Nous pensons qu’on ne peut pas demander à autant de monde de quitter le parc sans un minimum de conditions préalables», a-t-il indiqué. Selon lui, aucune disposition d’accueil n’a été mise en place pour accueillir ces populations. «Les villages qui ont été trouvés par les autorités pour recaser ce monde, n’existent que sur du papier. L’emplacement physique de ces sites n’est pas encore connu. Nous pensons que si c’est pour sortir les gens pour les cantonner sous des tentes comme des réfugiés, ce n’est pas la peine», a-t-il prévenu.

A en croire le conférencier, la Côte d’Ivoire doit éviter de présenter le cliché d’un pays toujours en difficulté trois ans après la crise. «L’ouest a déjà connu les affres de la guerre. Il faut éviter d’en rajouter. Nous proposons que le gouvernement suspende la mesure de déguerpissement de telle sorte que nous nous donnions le temps de préparer le départ progressif des populations», a plaidé Souleymane Zebret.

Il est revenu sur les causes qui ont poussé les Burkinabé et les allogènes baoulé à investir ce parc. «La guerre a été la principale raison de l’infiltration de cette forêt par ces communautés. Elles on essayé de viabiliser la forêt pour survivre. Autant, il est vrai qu’elles n’avaient pas le droit d’y être, autant on ne saurait leur en tenir rigueur dans la mesure où il ne s’est trouvé personne pour les en empêcher. La solution aujourd’hui doit être négociée et nous avons des propositions à faire aux gouvernements ivoirien et burkinabé», a conclu le conférencier.

Nomel Essis

Source : L’Expression

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