Naufrages de migrants en Méditerranée : La prophétie de Jean Raspail se réalise

Naufrages de migrants en Méditerranée : La prophétie de Jean Raspail se réalise

En 1973, Jean Raspail publiait Le Camp des Saints. J’ai retenu de ce livre que je recommande, plusieurs passages dont celui-ci : « Le monde riche a condamné le tiers monde. Il a édifié des barrières en tous genres, morales, économiques, politiques, derrière lesquelles il a emprisonné, non pas à vie, mais pour des nombreuses vies successives, les trois quarts de la population du globe (…) On ne m’enlèvera pas de l’idée que lorsque sur une même terre, la nôtre, infiniment rétrécie par cent ans de progrès fulgurants, on trouve, simplement séparés par cinq heures d’avion, un type d’homme dont le revenu moyen annuel ne dépasse pas cinquante dollars et un autre dont ce même revenu atteint deux mille cinq cents dollars, il y a, ne vous en déplaise, un exploiteur et un exploité… »

Sur une autre page, il précise : « Le tiers monde irrigue de sa sueur et de sa chair un certain bonheur de vivre en Occident ».

Définissant le sujet de son livre, Jean Raspail écrit : « Nous sommes en 1990 ou 1995 : demain. Le tiers monde s’est mis en marche vers le paradis de l’homme blanc. Il n’a pour arme que sa multitude et la pitié qu’il inspire : arme absolue. Venue du Gange, une flotte pacifique s’est échouée dans la nuit de Pâques sur les côtes du Midi de la France, chargée d’un million d’immigrants. D’autres flottes sont en route. L’Occident retient son souffle et attend. Au matin de la résurrection, la marée du tiers monde commence à envahir nos rivages. Faut-il céder à la pitié et s’y noyer soi-même et définitivement, ou employer la force et la férocité contre la seule faiblesse? »

Commentaire de Bernard Clavel, concitoyen et confrère écrivain de Jean Raspail : « À la fois bouleversant et révoltant, ce livre redoutable dont nous pouvons craindre qu’il ne soit prophétique… ».

Bernard Clavel ne croyait pas si bien dire ! De 1973 à 2010, cela fait bien trente-sept ans. Je devrais même dire qu’avant la décennie 2010, la prophétie s’est malheureusement réalisée. Elle vire à la tragédie, avec son bilan macabre. En effet, depuis plusieurs années, il n’est pas rare que les médias nous annoncent la mort en mer, d’Africains en route pour l’Occident, sur des embarcations de fortune qui font inéluctablement naufrage. Ils meurent dans les îles Canaries, partant des côtes de l’Afrique occidentale ; ils meurent dans le détroit de Gibraltar. Ils meurent aussi du côté de Ceuta et de Melilla, villes espagnoles du Maroc et portes d’entrée pour l’Europe. Enfin, ils périssent nombreux dans la Méditerranée, en tentant d’atteindre l’île de Lampedusa ou la Sicile, leurs chemins de prédilection pour aborder l’Italie.

Ils sont encore morts ces jours-ci. Dans sa livraison du 20 avril 2015, Le Monde écrivait dans ses colonnes : « Le décompte macabre des morts dans le canal de Sicile se poursuit. Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril, le naufrage à 120 kilomètres des côtes libyennes d’un bateau de pêche chargé de migrants a provoqué la plus grande catastrophe qu’ait connue la Méditerranée. Plus de 700 personnes seraient mortes, peut-être 900, selon le témoignage de l’un des 24 rescapés. Le chavirage a eu lieu lorsque les passagers de ce chalutier long d’une trentaine de mètres se sont précipités sur le même bord pour signaler leur présence à un porte-conteneurs portugais qui venait leur porter secours ».

Sur le même sujet, le célèbre quotidien français révèle : « Chaque jour, entre 500 et 1 000 personnes sont récupérées par les gardes-côtes italiens ou des navires marchands. Plus de 11 000 l’ont été en une semaine. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 35 000 migrants sont arrivés par bateau dans le sud de l’Europe depuis le début de l’année, et 1 600 sont portés disparus ».

Tous ces Africains s’offrent en holocauste pour une raison unique : la quête d’un mieux-disant économique et social que l’Afrique est incapable de leur proposer.

Source : jacquesmianblogdotcom

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