Nazisme : révélations sur le sacrifice des enfants “inutiles”

Nazisme : révélations sur le sacrifice des enfants “inutiles”

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le programme d’élimination des handicapés voulu par Hitler a permis au neurologue Julius Hallervorden de se constituer une sinistre “collection” de cerveaux d’enfants. Il ne fut pas inquiété après la guerre.

28 octobre 1940. Nikolaiplatz, Brandebourg, à 80 kilomètres de Berlin. Ils sont arrivés par un convoi spécial : 58 enfants, envoyés par l’hôpital psychiatrique de Görden, à quelques encablures de là. On est tout près du centre-ville, sur le site de l’ancienne prison. Tous les habitants ont remarqué les bus gris aux vitres aveugles, portant l’inscription “Société charitable de transport de malades”, qui sillonnent la ville depuis plusieurs mois et s’arrêtent devant l’endroit, rebaptisé “hôpital public de Brandebourg”, pour ne pas éveiller les soupçons.

Que se passe-t-il dans l’enceinte ? Elle est gardée par des SS, habillés en simples policiers. La seule chose que les habitants voient, depuis janvier, ce sont ces bus gris qui arrivent pleins, et repartent vides. Parfois, les bus sont remplis d’enfants. Et les enfants, comme les autres, disparaissent. Comme s’ils avaient été dévorés par un ogre obscur, tapi derrière les murs.

Dans le jargon administratif du IIIe Reich, les enfants ont été “désinfectés”. Les usines de mort de Treblinka ou de Sobibor n’existent pas encore, et c’est ici, à Brandebourg, que l’Allemagne met en route sa première chambre à gaz. Ce 28 octobre, les enfants se pressent les uns contre les autres. Ils se connaissent tous, jouent ensemble dans l’unité pédiatrique de l’hôpital de Görden, où ils vivent parce qu’ils souffrent d’un handicap, d’épilepsie ou de problèmes d’apprentissage à l’école. On les a désignés comm

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