Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnelle pour « corruption » et « trafic d’influence » à la Cour de cassation
FILE PHOTO: Nicolas Sarkozy, former head of the Les Republicains political party, attends a Les Republicains (LR) public meeting in Les Sables d'Olonne, France, October 1, 2016. REUTERS/Stephane Mahe/File Photo

Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnelle pour « corruption » et « trafic d’influence » à la Cour de cassation

Les juges financiers ont signé l’ordonnance de renvoi ouvrant la voie au procès de cette affaire de trafic d’influence à la Cour de cassation, dans laquelle l’ex-président avait été placé sur écoute.

Les déboires judiciaires de Nicolas Sarkozy se multiplient : quelques jours après avoir été mis en examen dans l’affaire libyenne, l’ancien président de la République est rattrapé par l’affaire de corruption à la Cour de cassation.

Selon nos informations, les juges d’instruction ont en effet signé, jeudi 29 mars, le document dans lequel ils ordonnent le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de l’ex-chef de l’Etat, aux côtés de son avocat et ami Thierry Herzog, et d’un ancien haut magistrat, Gilbert Azibert, tous trois renvoyés pour des faits de corruption et de trafic d’influence. Ses avocats, Pierre Haïk et Jacqueline Laffont, ont fait savoir dans un communiqué cité par Reuters que Nicolas Sarkozy ferait « valoir ses droits » en saisissant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

M. Sarkozy est déjà sous le coup d’une ordonnance de renvoi, rendue cette fois dans le dossier Bygmalion, pour lequel le juge Serge Tournaire souhaite le voir comparaître pour « financement illégal de campagne électorale ». Si l’affaire dite Azibert peut paraître a priori plus anecdotique, la perspective de devoir affronter un procès pour « corruption active » et « trafic d’influence actif », des incriminations dégradantes pour un ancien chef de l’Etat, ne devrait pas réconcilier M. Sarkozy avec la justice en général, et les juges d’instruction en particulier.

Téléphones portables « secrets »

Dans son entourage, on ne se faisait plus guère d’illusions sur l’issue de cette procédure depuis que le Parquet national financier (PNF), en octobre 2017,

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