Une bombe a explosé lundi à la sortie d’un meeting électoral que venait de tenir le président Goodluck Jonathan dans un stade de Gombe, dans le nord-est du Nigeria, quelques minutes après son départ, selon des témoins. «L’explosion est survenue à 15h10 dans le parking devant le stade, juste trois minutes après le départ du convoi de M. Jonathan» a déclaré Mohammed Bolari, un témoin.

«Le président venait de sortir du parking et nous suivions son convoi quand l’explosion a retenti, à 100 m du bus dans lequel nous nous trouvions» a rapporté un journaliste qui couvrait l’événement. Selon le journaliste sur place, qui a requis l’anonymat, des centaines de jeunes ont provoqué des émeutes dans la ville, suite à l’explosion. Les jeunes «criaient et ils dénonçaient la venue du président, car, selon eux, c’est à cause de lui qu’il y a eu une attaque», a-t-il ajouté.

Une bombe explose à la sortie dun meeting du président au Nigeria Nigéria: Une bombe explose à la sortie dun meeting de Goodluck Jonathan

Deux femmes kamikazes sont soupçonnées d’être responsables de cet attentat, selon les secours et une source hospitalière qui ont fait état d’une vingtaine de blessés. «Nous avons évacué deux corps de femmes, nous pensons qu’il s’agit des kamikazes responsables de l’explosion» qui a secoué le parking d’un stade de Gombe, a déclaré un employé des secours, confirmant les informations d’une source hospitalière dans la ville. Au total, 18 personnes ont été blessées et sont soignées à l’hôpital général de Gombe, selon ces sources.

«Nous avons eu du mal à traverser la foule. A un moment, la foule a jeté des cailloux sur notre véhicule et des journalistes ont été coupés par les débris des vitres des fenêtres», a poursuivi le journaliste. Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection le 14 février, était à Gombe, la capitale de l’Etat du même nom, pour y rencontrer les militants du parti démocratique populaire (PDP), au pouvoir.

Gombe a déjà été ciblée dimanche par un double attentat à la bombe contre un poste de contrôle militaire qui a fait au moins cinq morts.

L’attentat de dimanche n’a pas été revendiqué mais le groupe islamiste Boko Haram, qui multiplie les attaques en plusieurs endroits du nord-est ces derniers jours, a souvent pris pour cible les symboles des forces de l’ordre.

 Source: AFP