Nina Wallet Intalou: La “femme fatale” du MNLA serait membre par alliance de la famille Houphouët Boigny

Nina Wallet Intalou: La “femme fatale” du MNLA serait membre par alliance de la famille Houphouët Boigny

Nina, à ne pas confondre avec la carte NINA, est une femme d’affaires et une politicienne malienne d’origine touarègue appartenant à la tribu des Idnane. Celle dont le père, un gendarme, a été tué par des militaires maliens (fruit d’un malencontreux amalgame), elle ne jure que par la vengeance. Elle utilise, pour ce faire, tous les moyens, même ses charmes.

Nina Wallet Intalou, née en 1963 à Kidal, est une femme d’affaires et une politicienne malienne d’origine touareg appartenant à la tribu des Idnane. Licenciée de droit public, militante politique dès 1984, elle crée une entreprise à Abidjan (Côte d’Ivoire) en 1989 qui obtient le monopole de nettoyage des cabines téléphoniques.

Au Mali, elle est élue maire de Kidal en 1997, mais les pressions du vieil Intalla l’obligent à renoncer à son poste. En exil en Mauritanie, elle prend part en 2012 à l’insurrection armée et devient membre du bureau exécutif du Mouvement national pour la libération de l’Azawad.

Depuis 2012, elle s’installe en Mauritanie en créant le Salon Nina Wallet Intalou, dans le quartier Las Palmas Extension de Nouakchott. C’est à partir de la Mauritanie qu’elle joue son rôle de présidente des femmes du Mnla ; elle se rend à Ouagadougou s’il le faut et même sur le terrain à Kidal, comme cela a été le cas après les événements du 21 mai 2014, où elle était venue encourager les femmes et mettre la pression sur d’autres en leur demandant de ne pas suivre le Mali. Pour savoir qui est cette dame dangereuse, animée de vengeance, nous avons mené une enquête. 

Déstabiliser le Mali à partir de la Mauritanie

Plus intelligente que Nina, on meurt ! Fréquentant le milieu des présidents, connaissant leur faiblesse, Nina profite de la brouille entre ATT et le président mauritanien pour s’installer à Nouakchott avec comme seule ambition : déstabiliser le Mali. C’est avec la bénédiction des autorités mauritaniennes, mais aussi l’influence de Nina et son charme que les portes lui ont été ouvertes. À l’époque, elle faisait et continue de faire le jeu de la communauté internationale. 

Ce qui fait qu’elle accueille toutes sortes de visiteurs : des combattants du Mnla blessés ou en convalescence, un colonel du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) qui passe tout son temps avec Nina, des partisans, des journalistes, une chercheuse française et des diplomates avides d’informations. Tout ce monde tourne autour d’elle. Certains confrères occidentaux n’hésitent pas à dire que Nina est généreuse, «très large». Avec le drapeau de l’Azawad (un triangle jaune et trois bandes : vert, rouge et noir), elle même ne cesse de dire aux visiteurs : «Nous voulons notre indépendance, ou une fédération avec un référendum dans cinq ou dix ans, pas l’autonomie. Ce serait revenir en arrière, et nous sommes fatigués». Chez elle, il y a trois catégories de visiteurs : ceux qui viennent pour son argent ; ceux qui viennent pour sa beauté ; et les partisans. Selon nos sources, il est souvent difficile de faire la différence entre les deux derniers. 

Sacrée Nina ! 

Son père était un ancien gendarme qui fut tué tout juste après la rébellion des années 1990 par des éléments incontrôlés de l’armée, sur la base d’un dramatique amalgame. Ce que la petite Nina ne veut pas oublier ; elle décide de se venger. Mais revient souvent à de meilleurs sentiments. La présidente des femmes de l’Azawad, est un ex-membre du Haut conseil des collectivités du Mali. Elle est demi-sœur de même mère de la maire Oumou Sall Seck de Goundam. Mais les deux sœurs sont diamétralement opposées. Oumou Sall combat la rébellion, alors que sa sœur est une rebelle qui veut se venger de la République. Il y a une grande différence d’âge entre elle et Oumou Sall Seck. 

Petite amie (bien aimée) de plusieurs hommes politiques, des diplomates et même de certains chefs maliens et africains, elle a un carnet d’adresses bien fourni. Nina, à ne pas confondre avec la carte NINA, a été une belle-sœur, pour ne pas dire «belle nièce» de Houphouët Boigny. Son mari l’a répudiée pour adultère avec un responsable touareg qui gère une grande structure en charge de la décentralisation au Mali, aussi connu pour son rôle dans la médiation entre Bamako et les rebelles. Elle a deux enfants avec le neveu d’Houphouët. 

Nina Wallet Intalou a juré de venger son père. Elle est basée à Nouakchott ; elle est cinquantenaire mais elle garde sa jeunesse comme Tina Turner. Elle vit avec des jeunes du Mnla. Elle est riche. Le chef d’état-major du Mnla se repose très souvent à Nouakchott auprès d’elle, quand il prend le repos du guerrier. Et il passe de très bons repos avec elle, si vous voyez mon regard. L’homonyme de la carte Nina est une femme dangereuse et animée de vengeance. 

Le président d’une institution nationale chargée du développement de nos localités est son esclave sexuel. C’est Intalla, le vieux, qui a refusé que Nina fasse office de maire à Kidal. C’est ainsi qu’elle a été envoyée à Bamako pour siéger au Haut conseil des collectivités. Elle n’est pas de la même tribu que les Intalla. Comme rappelé plus loin, son père était un ancien gendarme tué après sa retraite par des militaires. D’où sa colère, d’autant qu’elle aimait beaucoup son père. 

Moulaye GALLA

Source: Le Reporter Heddomadaire

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