Nord Mali: La madame Afrique d’Hollande bientôt à Alger

Nord Mali: La madame Afrique d’Hollande bientôt à Alger

Lundi 25 aout, Hélène Le Gal, la “madame Afrique” de François Hollande, devrait se rendre à Alger pour tenter de trouver une solution à la crise que continue à traverser le Nord Mali. Ce qui est cocasse lorsque l’on se souvient qu’il y a vingt mois, la France en lançant l’opération Serval était persuadée de ramener seule la paix dans son ancienne colonie. Et cela sans l’aide des militaires algériens, qui étaient furieux à l’époque de voir l’armée française pénétrer ainsi dans leur zone d’influence traditionnelle.

Le voyage express à Alger d’Hélène Le Gal, la “madame Afrique” de François Hollande, où des pourparlers de paix ont eu lieu en juillet entre les pincipaux mouvements touaregs et arabes du Nord du Mali, est un signe supplémentaire de la détérioration de la situation au Sahel et de l’incapacité de la France à rétablir la sécurité dans la région vingt mois après l’intervention Serval.

La situation est de plus en plus confuse au Nord du Mali, où l’armée malienne ne pénètre plus depuis les pertes qu’elle a subies au mois de mai dernier. Les mouvement autonomistes se déchirent entre eux, des milices d’auto défense ont été créées récemment, notamment par le général dissident Elhaj Ag Gamou, comme nous l’indique notre correspondant, Mohamed Ag Ahmedou, et l’insécurité eet totale. Le tout sur fond d’une sécheresse sans précédent qui ravage le bétail à l’ouest de Tombouctou et a réduit une partie de la population à un dénuement extrème,  source de toutes les violences possibles. “La population est à cran”, estime un élu de la région. Naturellement, la situation est propice au retour des jihadistes qui en fait n’ont jamais vraiment quitté la région.

Alger, le retour

Face à la montée des périls, le président malien Ibrahim Boubeicar Keita,dit IBK, apparait bien isolé et impuissant (voir l’édito, IBK, l’erreur de casting”). Un an après son élection à la tête de l’Etat avec l’aide de la France, IBK n’a guère fait avancé les pourparlers avec les principles forces du Nord du Mali. Résultat, les principales puissances régionales, notamment le Maroc et l’Algérie, se sont engouffré dans la brèche et ont poposé leurs services pour trouver un compromis honorables pour toutes les parties.

Les négociations qui ont eu lieu cet été à Alger entre le force sen présence n’ont hélas abouti qu’à quelques voeux pieux, ratifiés séparément d’une part par le MNLA, la principale force armée de la zone, et d’autre part par des mouvements dissidents, qui, eux, refusent toute violence face au pouvoir de Bamako. Autant dire que le compromis général qui était espéré n’a guère été trouvé.

La visite à Alger, lundi, de l’émissaire de François Hollande apparait en tout cas comme un signe supplémentaire du désarroi de la France, obligée de maintenir une forte présence militaire au Mali pour assurer un semblant de calme et de sécurité. Encore faut-il espérer que François Hollande et ses conseillers aient une vue claire de ce qu’est la politique des militaires algériens dans la région du Sahel. A savoir que ces derniers veulent redevenir les maitres du jeu dans une région qu’ils ont toujours considéré comme la zonne d’influence de l’Algérie. Cette réalité, la France l’avait un peu oubliée en intervenant seule en janvier 2013, après une consultation rapide de “l’allié” algérien, qui avait vaguement prèté son concours à une opération qu’au fond il n’appouvait pas.

Par Nicolas Beau

Source: Mondafrique

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